Anciens Programmes

Les populations martyres

Guatemala
Inde
Rwanda
Vietnam

Boat People, 1981. Chaque jour, des filles et des femmes sont violées, torturées, jetées à la mer. Création du Comité international contre la piraterie. Guatemala 1983. Filles violées, adultes massacrés, Indiens anéantis. Nourrir, soigner et habiller les orphelins, ainsi que les grandes filles qui n’ont plus à se prostituer pour survivre.

Les oubliés du monde

Colombie
Palestine
Pologne
Russie
Togo

Petits vieux complètement démunis, population oubliée depuis des siècles: aliments, soins, soutien scolaire. Petite vieille vivant seule chez elle: du charbon pour son poêle en hiver. Jeune femme paraplégique vivant avec sa mère malade: de quoi améliorer son quotidien. Alertés sur leur détresse, comment passer au large d’eux?

L’infanticide des filles

Inde

En Inde du Sud, de nombreux enfants sont sacrifiés à leur naissance, des filles surtout. Parce qu’elles «coûtent cher» en cérémonies traditionnelles, habits, bijoux, et puis la dot, d’un montant souvent insoutenable pour les pauvres. Sauver de la mort la petite fille bonne à tuer à sa naissance, puis donner à sa vie les moyens de la vie.

Les Princesses

Émirats arabes unis
Inde
Iran
Liban
Nigeria
Palestine

Coupables d’avoir entretenu ou subi des relations intimes que leur milieu réprouve, des jeunes filles ou des femmes sont persécutées ou tuées «en vengeance de l’honneur familial». Rejetées de leur famille et de la société, elles ont pour choix le suicide, l’infanticide ou la prostitution. Sauver ces martyres et les recueillir sur d’autres terres.

Les Aurores

Colombie
Inde
Madagascar
Portugal
Tunisie

Aurore, du nom de la première femme venue nous dire qu’elle aimerait changer de «métier». La plus terrifiante et la plus primitive prostitution de survie. Accompagnement fraternel, infiniment patient. Aides diverses, formation professionnelle. Crèche pour les petits, nourriture, soins, protection et tendresse.

Les filles et femmes esclaves de trokosi

Ghana

Trokosi: fille vierge offerte au dieu d’un sanctuaire en réparation d’une faute commise par un membre de sa famille. En réalité: elle est livrée au prêtre de ce sanctuaire qui en dispose sexuellement à son gré des années durant ou sa vie entière. Des négociations en vue de la libération définitive d’une quarantaine de petites ont pu être menées à bien.

Les enfants enlevés

Enfants enlevés par l’un de leurs parents. En dépit des lois qui confient la garde de l’enfant à l’une ou à l’autre. Tout tenter pour ramener l’enfant à celle ou celui qui le pleure pour la vie. L’impuissance, les lenteurs ou le manque de courage des pouvoirs responsables imposaient notre aide, souvent efficace, au parent et à l’enfant martyrs.

Les enfants victimes de pédophiles

Népal

Ce n’est pas une prostitution née au hasard du passage d’étrangers, mais l’envoi mercantile et organisé de touristes consommateurs d’enfants, par des centrales de pédophiles occidentaux. Mise en garde des touristes dès leur arrivée. Recherche et démantèlement d’organisations pédophiles.

Les enfants soldats

Iran
Iraq

En 1983, à l’assaut de l’Irak, des enfants soldats iraniens ont été jetés au massacre afin d’ouvrir la route au gros de ses armées. Des milliers d’entre eux en sont morts. Des centaines d’autres sont prisonniers des forces irakiennes. Sentinelles a négocié la libération d’une centaine de ces enfants, en conviant plusieurs pays islamiques à les accueillir temporairement.

Les petites bonnes

Colombie
Inde
Madagascar
Portugal

Elles ont six, sept ans, et plus. Elles viennent de la campagne, de parents pauvres qui «donnent sa chance» à leur petite en la plaçant en ville. Faire le ménage, la cuisine, se lever tôt et se coucher tard. Et, quand elles grandissent, subir les hommes de la maison. Enceintes, elles sont chassées. Soutien affectif, aide alimentaire, formation professionnelle.

Les enfants de la décharge

Brésil

Toute la journée, femmes, hommes et enfants ramassent et trient les déchets recyclables qu’ils revendent pour quelques sous. Sentinelles a travaillé à la libération de ces enfants, en leur donnant les moyens: nourriture, soins, crèche, scolarisation, formation professionnelle pour les plus grands.

Les enfants mineurs de charbon

Colombie

La libération de ces enfants esclaves, bêtes de charge souterraines exposées à chaque instant à ce que la mine leur tombe dessus, explose ou prenne feu, risquant leur vie pour un salaire de misère, a été négocié avec leurs parents. Des centaines d’entre eux ont été rendus à leur enfance, avec les moyens d’une vie respirable et due: nourriture, soins, école, un métier, et de quoi l’exercer.

Les mutilations sexuelles et mariages forcés

Kenya

Au couteau, à la pierre, lame de rasoir, morceau de verre, dans une atmosphère de fête ou de terreur, des millions de fillettes, adolescentes, sont sexuellement mutilées. Inconscientes, consentantes ou de force. Quelle que soit la mutilation pratiquée, il y a souffrance, supplice même, et atteinte à l’intégrité humaine, quand ce n’est pas la mort. Les survivantes, pas encore complètement formées, sont le plus souvent mariées de force.

Mise à l’abri des jeunes filles qui ne veulent pas s’y soumettre et accompagnement durable propre à préserver leur sécurité et leur intégrité. Soins médicaux et interventions chirurgicales, si nécessaire. Sensibilisation des parents et des communautés, ainsi que dans les écoles.

Les enfants martyrisés

Colombie
Madagascar
Sénégal

Pour vivre et grandir, l’enfant dépend totalement des adultes et, s’il en est la «propriété» toujours, il en est souvent la proie. Proie et propriété de tortionnaires actifs ou passifs, proches ou lointains, parents, famille, milieu, Etats et leurs institutions, pouvoirs religieux, coutumiers, etc.

Ecrasement de l’enfant dont la souffrance et la mort importent moins aux décideurs que de sauvegarder famille et idéologies.

Coups à mort immédiate ou différée. Inceste, viol. Tortures, manque de soins, négligence. Humiliation permanente, privations. Toutes les formes de brutalités ou de subtil sadisme. L’arracher à son malheur.

Action dans le milieu carcéral

Madagascar
République démocratique du Congo

Détresse : Au sein de la prison, soutien aux femmes, mineurs et enfants à travers des programmes de nutrition, d’un soutien dans les démarches administratives et dans la connaissance des lois, la création de jardins d’enfants, le suivi social et médical, la formation en vue de mener des activités génératrices de revenus (AGR) ainsi qu’une aide à la réinsertion en vue de leur libération.

Soutien social et économique aux familles des détenu.e.s


En savoir plus sur notre action à Madagascar

Madagascar

Depuis le début du programme « Adolescent·e·s, mères et femmes enceintes des prisons » en 1987, Sentinelles a pris en charge près de 5’000 personnes ayant été incarcérées; cette prise en charge s’est étendue à leurs familles. Au total, cela représente près de 25’000 personnes.

Détresse : A Madagascar, les conditions carcérales sont extrêmement difficiles sur les plans médical, alimentaire et social. Les établissements pénitentiaires sont surpeuplés, les infrastructures inadaptées et rien n’est mis en place en vue de la réinsertion des personnes incarcérées. La plupart des enfants, adolescents, jeunes filles et femmes se retrouvant dans cette situation n’ont pas de réelle perspective d’avenir. Malgré les efforts consentis par l’État et par des organisations à caractères privé, les conditions carcérales sont loin d’atteindre les standards internationaux. Des milliers de prisonniers s’entassent dans des établissements pénitentiaires inadaptés, où leurs droits les plus élémentaires n’y sont pas garantis.

Ce que l’on sait : Les enfants et les jeunes incarcérés soit au Centre de rééducation Mandrosoa d’Anjanamasina (adolescents) ou à la prison d’Antanimora (jeunes filles, enfants avec leurs mères, femmes enceintes) sont majoritairement issus de milieux défavorisés. Durant leur placement ils sont, pour la plupart, livrés à eux-mêmes, leurs proches ignorant leur détention ou ne disposant pas de moyens suffisants pour leur rendre visite.

Volet réinsertion sociale et familiale de jeunes garçons, de jeunes filles mineures, de mères incarcérées avec leur enfant et de femmes enceintes.

Pour permettre aux jeunes garçons placés au Centre de rééducation d’Anjanamasina et aux jeunes filles, mamans et femmes en- ceintes incarcérées à la prison d’Antanimora de retrouver leur place dans la société́, Sentinelles a mis en place un programme complet de réinsertion, avec la participation comme fil conducteur. Cet accompagnement se pratique aussi bien à l’intérieur des établissements pénitentiaires qu’à l’extérieur auprès des familles des détenus et il se poursuit après la libération, jusqu’à l’autonomie.

Une équipe d’assistants sociaux et des animatrices leur apportent écoute et soutien affectif pendant la détention. Des actions visant à̀ la création d’un lien de confiance permettent d’élaborer avec elles et eux un véritable projet de vie et de maintenir ou de recréer le lien avec leur famille. Les conditions socio-économiques des familles, à l’extérieur, sont renforcées par le biais de plusieurs moyens (microcrédits, aide scolaire, à la formation, recherche d’emploi, etc).
En parallèle, l’évolution favorable de la situation juridique des mineurs est surveillée.

Au quartier des femmes de la prison d’Antanimora, une aide alimentaire est octroyée au quotidien à celles le nécessitant. Au jardin d’enfants créé́ par Sentinelles, une trentaine d’enfants incarcérés avec leurs mamans bénéficient d’une alimentation équilibrée, d’activités d’éveil et de socialisation. Notre médecin procède à des consultations régulières des enfants et des femmes enceintes en particulier. Des formations en vue du développement d’activités génératrices de revenus à leur libération sont proposées aux détenues dans nos ateliers. Elles prennent part à des cours d’alphabétisation, de remise à niveau scolaire, de cuisine, de coupe et couture, d’artisanat. L’éducation civique, les droits et devoirs sont également abordés.


En savoir plus sur notre action en République démocratique du Congo

République démocratique du Congo

Date d’ouverture du programme, 2007

Détresse : La situation de pauvreté extrême du pays a détruit la solidarité et incité de nombreux hommes à abandonner leurs familles, laissant derrière eux femmes et enfants, parfois nés de viols. Les nourrir devient alors un défi quotidien et les seuls moyens de subsistance pour ces mères sont d’offrir leurs bras pour des revenus souvent misérables. Brisées physiquement et moralement, elles luttent pour leur survie et celle de leurs enfants. Certaines sont incarcérées avec leurs enfants, le plus souvent pour des délits en lien avec leurs conditions de vie.

Ce que l’on sait : Les femmes que Sentinelles accompagnent vivent dans le plus grand dénuement, en région rurale, dans un rayon d’une soixantaine de kilomètres autour de la ville de Bukavu dans le Sud-Kivu.

Volet social en milieu carcéral : La situation particulièrement désastreuse des détenus à la prison centrale de Bukavu nous a conduit à ouvrir, pour les femmes et leurs enfants, un programme de soutien nutritionnel, médical et social durant leur incarcération, ainsi qu’une aide à la réinsertion à leur libération. Dans cette optique, Sentinelles propose également divers ateliers tels que des séances individuelles avec des psychologues, des thérapies de groupe, l’apprentissage d’artisanat, la formation à la gestion d’activités génératrices de revenu (AGR), etc. Les enfants ont accès à la scolarisation ou bénéficient d’activités socio-éducatives par notre assistance sociale dans le jardin d’enfants que nous avons créé. Ce projet est soutenu par la Chaîne du bonheur.

Volet soins et réinsertion sociale : Toujours orientées vers l’autonomie des familles à moyen ou long terme, les prises en charges individuelles comprennent des soins médicaux et accompagnement psychologique, soutien alimentaire ponctuel, aide au logement (aménagement, réhabilitation et/ou reconstruction des huttes), activités génératrices de revenus (AGR) comme par exemple des petits commerces, élevage, octroi de semences), scolarisation des enfants et formation professionnelle pour les jeunes ayant terminé leurs cursus scolaires ou n’ayant jamais été scolarisés, afin qu’ils deviennent rapidement des soutiens pour leurs familles.

Brésil

Colombie

Localisée à l’extrême Nord-Ouest de l’Amérique du Sud, la Colombie connecte l’Amérique centrale (Panamá) à l’Amérique du Sud (Pérou, Brésil, Équateur et Venezuela) et a accès aux côtes Pacifique et Caraïbe. Le pays compte 50 millions d’habitants, sur un territoire d’un million de km2, se concentrant sur la côte Pacifique et dans les Andes, en particulier dans les cinq grandes villes : Bogotá, Medellín, Cali, Barranquilla et Cartagena.

Sur le plan économique, la Colombie est en croissance, même si les inégalités persistent. Le taux de chômage atteint 13%. Une grande partie du pays vit de l’économie informelle et, selon le Département des statistiques DANE, 40% de la population vit en situation de pauvreté.

L’histoire du pays est marquée par la violence : assassinats politiques, coups d’État, formation de groupes d’auto-défense, juntes militaires. En 1948, l’assassinat de Gaitán mène à 10 années de violences entre le parti libéral, plutôt à gauche, et le parti conservateur, plutôt à droite.

De cette époque naît le débat entre la répartition, le partage et l’usage de la terre. Problématique qui se poursuit encore aujourd’hui. Les violences se sont renforcées par le trafic de cocaïne et d’armes dans les années 80-90. Les différents cartels contrôlent des régions entières, tandis que les milices d’auto-défense de droite en contrôlent d’autres. Cette violence s’épanouit dans les zones les plus pauvres du pays, où la moitié de la population vit dans un grand dénuement. Les cartels ont le contrôle de toute la chaîne de production, de la culture de la plante (la coca) jusqu’à l’exportation aux pays consommateurs. Actuellement, environ 70% de la production de cocaïne vendue dans le monde provient de Colombie.

En 2016, suite à 50 ans de guerre civile, un accord de paix entre l’Etat et la guérilla communiste FARC est finalisé. 5 ans après la signature des accords, les points cruciaux restent toutefois en suspens (réforme rurale, réinsertion socio-économique des ex-guérilleros, substitution des cultures illicites, réconciliation et réparation aux victimes).

Contexte local d’intervention

Sentinelles est active dans la région andine du sud-ouest du département d’Antioquia, où les opportunités de travail sont rares. Sans accès à l’éducation, la possibilité de se consacrer à une activité autre que l’exploitation du charbon est très faible. Ce contexte de pauvreté et de violence pousse Sentinelles à secourir des enfants et des femmes à l’abandon et gravement maltraités en leur proposant une aide adaptée qui favorise l’échange, la confiance et l’engagement.

En savoir plus sur notre action

Faits et chiffres en 2021

Sentinelles a secouru 100 enfants, adolescents et adultes, dont :

Le volet secours et accompagnement : au Foyer d’Amagá – Minas

  • 22 enfants et leurs familles ont bénéficié d’un accueil et d’un suivi psycho-social
  • 189 visites à domicile
  • 12 partenariats culturels, sportifs et artistiques mis en place tout au long de l’année
  • 30 enfants ont participé au premier cycle de l’école de musique
  • 28 enfants ont bénéficié de cours d’informatique
  • 8 enfants ont bénéficié d’un suivi psychologique
  • 2 jeunes filles présentant de graves difficultés d’apprentissage ont participé à des séances d’ergothérapies et d’orthophonie
  • 5 enfants ont bénéficié d’un suivi psychiatrique

Le volet : Prise en charge des victimes d’abus sexuel

  • 9 enfants ont bénéficié d’une thérapie

Le volet : Aides individuelles

  • 19 familles ont reçu un accompagnement régulier dans leur milieu de vie (9 enfants, 11 jeunes adultes et 2 adultes)

Soutien aux enfants durant la crise du Covid-19

Notre centre a proposé un soutien scolaire aux jeunes de la région qui ne disposent pas d’un ordinateur et d’un réseau wifi ou de l’accompagnement d’un adulte pour suivre les cours à distance.

  • 6 jeunes y ont participé, minimisant ainsi le risque d’abandon scolaire

Renforcement de l’autonomie:

  • 12 femmes ont bénéficié d’une formation sur la souveraineté alimentaire organisé par le centre national d’apprentissage SENA
  • 9 femmes ont participé aux ateliers sur l’entreprenariat et la gestion d’un budget familial
  • 9 femmes ont bénéficié d’une aide économique pour développer une AGR
  • 100 familles ont été soutenues, soit environ 500 personnes

Équipes de travail

À Minas (Antioquia) :
  •  7 collaborateur·trice·s locaux, une stagiaire et une comptable professionnelle ponctuelle
À Lausanne :
  • 1 responsable des programmes à 60%

Dépenses en 2020: CHF 134’125


Nos partenaires
  • Fondation Lucerito
  • Fondation Pasión & Corazón
  • Servicio Nacional de Aprendizaje – SENA
  • Organización AIESEC
  • Federación de ONG de Antioquía
  • Hogar Juvenil Campesino y Minero de Amagá
  • Fondation Patronato
  • Nueva Era

Émirats arabes unis

Ghana

Guatemala

Inde

Iran

Iraq

Kenya

Liban

Madagascar

État insulaire d’Afrique australe situé dans l’océan Indien, séparé du continent par le canal du Mozambique et s’étendant sur plus de 587’000 km², Madagascar est la 5èmeplus grande île de la planète. Classé au 164ème rang sur 189 dans la dernière mise à jour de l’indice de développement humain (IDH) par le PNUD, le pays se trouve dans une situation de grande pauvreté structurelle. Sa population est estimée à 26,9 millions d’habitants dont 75% vit avec moins de 1.90 dollars PPA par jour (parité de pouvoir d’achat).

La grave crise politique qu’avait traversée le pays à partir de l’année 2009 avait provoqué une diminution des investissements étrangers et des apports de fonds de développement des bailleurs usuels, la fermeture de nombreuses entreprises et, par conséquent, accru l’appauvrissement d’une frange très importante de la population.

Le retour à l’ordre constitutionnel et celui des partenaires internationaux a eu lieu en 2014 avec l’élection de Hery Rajaonarimampianina. Controversé tout au long de son mandat, il n’a pas réussi à sortir le pays de sa situation. Il a été battu au premier tour de la présidentielle de 2018 par les deux anciens chefs d’État protagonistes de la crise de 2009. C’est Andry Rajoelina qui est à nouveau à la tête du pays, depuis janvier 2019. Ce dernier a, depuis, vu son pouvoir se renforcer considérablement avec l’élection de ses partisans aux niveaux communal et législatif, ainsi qu’au sein d’autres institutions.

Bien que l’économie nationale ait connu une reprise suite à ce retour à l’ordre et à une transition pacifique, les conditions de vie de la majorité des Malgaches restaient extrêmement précaires avant la pandémie de coronavirus. Avec cette dernière, elles ont nettement empiré.

Plus d’un quart des enfants en âge d’aller à l’école non scolarisés, des routes sans entretien, des systèmes de santé, de distribution d’eau et d’électricité déficients, une situation sécuritaire déplorable sont autant de freins au développement du pays. L’accès à une alimentation suffisante, à l’eau, aux soins, à l’éducation et au logement reste ainsi très difficile. La réalité de nombre d’enfants et adolescents est déterminée par l’analphabétisme, le faible niveau de scolarité, le travail précaire dans l’économie informelle, la rupture sociale et familiale et la délinquance. Les jeunes filles, les femmes et leurs enfants sont particulièrement vulnérables face à cette situation et en sont les premières victimes. Le pays compte un nombre extrêmement élevé de familles monoparentales. Bien souvent, des mères seules se retrouvent sans solution pour subvenir aux besoins de leur famille.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres des actions de suivi socio-médical en 2021

Sentinelles a secouru plus de 550 familles (plus de 2’700 personnes ont bénéficié de nos actions) dans le cadre de nos différents programmes

Équipe de travail

 À Madagascar : 43 collaborateur·trice·s locaux

2 coordinatrices, 4 assistants sociaux responsables de programme, 11 assistants sociaux, 3 éducateurs, 2médecins, 1 kinésithérapeute, 6 animateurs et formateurs, 1 enseignant, 1 avocate, 2 intendantes,secrétaire, 1 comptable, 1 agent de micro-crédits, 2 chauffeurs, 3 gardiens, 2 gardiens suppléants.

 À Lausanne : 4 collaborateur·trice·s

  • 1 responsable de programme à 80%
  • 1 collaboratrice administrative à temps partiel
  • 1 comptable bénévole à temps partiel.

Dépenses en 2021: CHF 441’628



Volet Soins aux enfants
  • 77 enfants ont bénéficié de soins
  • 19 enfants ont été opérés, 3 enfants présentaient des malformations qui ont été traitées par plâtre
  • 27 enfants ont été suivis en rééducation au cabinet de kinésithérapie de Sentinelles. La régularité des séances de kinésithérapie à notre cabinet a été perturbée plusieurs mois à cause de la situation sanitaire. Pour réduire les risques de régression, notre kinésithérapeute a transmis aux familles les exercices à pratiquer à domicile
  • 29 nouveaux appareillages ont été fournis dont 12 paires de chaussures renforcées ou orthopédiques
  • 68 enfants ont suivi la pesée et ont bénéficié du programme de récupération nutritionnelle , 19 parmi eux présentaient des signes plus ou moins sévères de malnutrition
  • 105 enfants et jeunes ont bénéficié d’une aide scolaire
  • 8 jeunes et mamans ont suivi une formation professionnelle
  • 9 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 65 membres des familles des jeunes patients ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé. Il y a eu 19 hospitalisations
  • 44 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire
  • 15 dossiers ont pu être fermés

Volet Droit d'être
  • 32 familles, pour la plupart nombreuses, vivant dans un grave dénuement, ont été suivies ; elles ont toutes bénéficié de soutiens alimentaire, médical et psychosocial.
  • 17 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé, dont 3 psychologique. Il y a eu 4 hospitalisations
  • 45 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 6 en internat
  • 12 personnes ont suivi une formation professionnelle
  • 6 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 21 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire
  • 5 dossier a pu être fermé.

Dispensaire d’Antohomadinika

  • 1’409 familles (6’616 personnes) étaient inscrites à la mutuelle du dispensaire
  • 1’862 personnes dont 919 enfants ont consulté au dispensaire et ont été suivies médicalement; 5 personnes ont été suivies à domicile
  • D’ordinaire plus de 1’000 femmes prennent part au programme de planification familiale ; malheureusement cette année une pénurie des produits contraceptifs a empêché cette activité
  • 8 femmes ont suivi des consultations prénatales et 21 nouveau-nés ont été examinés en consultations postnatales
  • 14 enfants ont été suivis au niveau pondéral. Le programme de récupération nutritionnelle pour ces derniers a, quant à lui, été assuré par Action contre la Faim
  • 3 sessions d’éducation sanitaire ont été réalisées
  • 2 sessions de vaccination (rougeole, poliomyélite, tuberculose) et déparasitage dans le cadre des campagnes de masse du Ministère de la Santé ont été réalisées.

La maison d’accueil

Plusieurs familles y ont fait étape pour une durée de plusieurs jours à plusieurs mois. 41 enfants, jeunes et femmes y ont séjourné pour des raisons de santé, de formation, par mesure de protection ou en attente d’une solution durable. Durant les périodes de vacances, les jeunes placés en internat, faute d’autres lieux d’accueil, sont venus s’y ressourcer et ont pris part aux diverses activités mises en place.

L’atelier de formation d’Ambohidahy

  • 11 personnes ont suivi les cours de couture, de tricotage et de cuisine
  • 14 familles ont suivi le cours de gestion individualisé en vue de lancer une activité génératrice de revenus

Petits Cours

Durant l’année scolaire 2020-2021, 15 enfants et jeunes ont suivi des cours d’appui ou de remise à niveau. Parmi eux, 5 ont pu être scolarisés, 1 placé en formation, 4 ont abandonné, 3 continuent le Petit cours et 2 n’étaient que de passage.
Le Petit Cours et l’Atelier de formation d’Ambohidahy n’ont pas pu fonctionner du 5 avril au 28 mai en raison de la pandémie.

Les permanences sociales et médicales, visites à domicile et généralités

  • 3’781 consultations médicales
  • La pénurie de produits contraceptifs a empêché la réalisation du programme de planification familiale
  • 61 enfants ont été placés sous surveillance pondérale, dont 21 enfants malnutris qui ont intégré notre programme de récupération nutritionnelle.
  • Plus de 50 tonnes de produits alimentaires, plus de 16’000 pièces de savon, 16 tonnes de charbon et 232 couvertures ont été octroyées aux enfants en récupération nutritionnelle, aux familles au bénéfice d’un soutien alimentaire, la maison d’accueil, la prison et les élèves des ateliers de formation et du Petit Cours de Sentinelles
  • 2 semaines de campagnes de sensibilisation et prévention santé ont été réalisées par nos médecin.
  • 189 journées de permanence sociale ont été effectuées dans nos locaux
  • 744 visites ont été faites auprès des familles pour leur suivi psychosocial ; plus de 31’718 km ont été parcourus

Aide alimentaire dans le Sud 

Sentinelles a fait un don financier à l’association Nouveau Relais des Jeunes. Cela a permis de financer 10 tonnes de riz et 1,8 tonne de manioc qui ont été distribués dans le district de Beloha, région d’andrey qui, a cause de la sécheresse, affronter une des pires crises alimentaires depuis des décennies


Volet Réinsertion sociale et familiale

Centre de rééducation d’Anjanamasina Mandrasoa (CRM) – (jeunes garçons)

Dans le Centre
  • 72 garçons pris en charge ; tous ont bénéficié des activités socio-éducatives et culturelles mises en place par Sentinelles
  • 51 journées de sociale au Centre
  • 2’798 déplacements au Tribunal pour enquête ou audience, tous pris en charge par Sentinelles
  • 75 examens somatiques ont été effectués hors du Centre.
En raison de la pandémie de Covid-19, nous n’avons pas pu intervenir au sein du Centre en avril, mai et décembre
Hors du centre
  • 189 jeunes libérés et leurs familles ont bénéficié d’un suivi psychosocial
  • 184 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 21 en internat
  • 52 jeunes ont suivi (ou suivent encore) une formation professionnelle, dont 19 en internat
  • 13 jeunes sont déjà entrés dans le monde du travail par le biais d’une formation professionnelle, d’une activité génératrice de revenus ou d’un kit de départ
  • 28 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 13 familles ont bénéficié d’aides au logement sous différentes formes (construction, réparation, Aid au loyer, équipement)
  • 115 familles en situation précaire ont bénéficié d’un soutien alimentaire temporaire, ainsi que 40 jeunes en internat
  • 13 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 7 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé, 3 personnes ont été hospitalisées et 2 sont sous suivi psychologique
  • 4 démarches de jugement supplétif en vue d’obtenir des actes de naissance ont été lancées et sont encore en cours.
  • 54 dossiers ont pu être fermés cette année.

Maison centrale d’Antanimora (Jeunes filles mineures, femmes enceintes et femmes incarcérées avec leur enfant)

Dans la prison
  • 26 jeunes filles mineures au moment de leur incarcération, dont 16 nouvelles entrantes, ont été suivies. Toutes ont participé à notre atelier de formation. 11 d’entre elle sont passées en audience au tribunal et 13 ont été libérées
  • 44 journées de permanence sociale pour les filles ont été réalisées au sein de la prison
  • 9 séances de sensibilisation portant sur différents thèmes ont eu lieu
  • 120 consultations médicales effectué par notre médecin, 3 par notre dentiste (les soins dentaires n’ont pu reprendre qu’en novembre 2021 après près d’un an d’arrêt). 1 enfant de mineure a été hospitalisé
  • 2 filles ont bénéficié d’un suivi de grossesse.
Hors de la prison
  • 19 jeunes filles et leurs familles ont été suivies à l’extérieur de la prison
  • 29 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire
  • 2 jeunes ont suivi une formation professionnelle
  • 14 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 9 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 2 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé
  • 7 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 9 dossiers ont pu être fermés

Enfants incarcérés avec leur maman et femmes enceintes

Dans la prison
  • 56 mamans avec leurs 60 enfants, 42 femmes enceintes et leurs 12 nouveau-nés ont été pris en charge
  • 73 enfants ont été accueillis au jardin d’enfants. Ceux de plus de 18 mois devant sortir conformément à la loi ont été accueillis par leur famille ou placés dans une structure adéquate. Parmi eux, 24 ont été accueillis par les Sœurs de Saint-Maurice dans leur centre situé près de la prison
  • 80 journées de permanence sociale pour les femmes ont été réalisées
  • 88 mamans ont participé à l’atelier de formation de Sentinelles
  • 9 séances de sensibilisation portant sur différents thèmes ont eu lieu
  • 922 consultations médicales pour les enfants et les femmes à la prison et 46 consultations en dentisterie. 72 enfants ont suivi la pesée, 1 parmi eux a été mis en récupération nutritionnelle. 2 enfants ont été placé en récupération nutritionnelle
  • 44 femmes enceintes incarcérées ont bénéficié d’un suivi prénatal (dont 2 étaient déjà accompagnées d’enfants) et 12 ont accouché à la maternité d’un hôpital de la capitale pendant leur détention ; elles ont ensuite été sous suivi postnatal à la prison
Hors de la prison
  • 78 mamans et leurs familles ont été suivies
  • 63 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 21 en internat
  • 4 jeunes membres des familles ou mamans ont suivi une formation professionnelle
  • 10 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 5 aides au logement ont été octroyées à autant de familles
  • 52 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 9 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 13 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé. Il y a eu 12 hospitalisations
  • 39 dossiers ont pu être fermés

Depuis le mois d’août 2021, Sentinelles a ouvert l’accès aux soins et à l’aide alimentaire dans la prison aux femmes âgées de 60 ans et plus. 8 femmes ont bénéficié d’un appui alimentaire

Le volet « Tovovavy Mendrika » : enfants et jeunes filles ayant subi une agression sexuelle

  • 4 filles victimes d’agression sexuelle ont bénéficié d’un solide suivi psychosocial
  • 6 jeunes filles et/ou membres de leur fratrie ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 3 en internat
  • 1 jeune a suivi une formation professionnelle
  • 1 famille en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 1 enfant a suivi le programme de récupération nutritionnelle.

Népal

Nigeria

Palestine

Pologne

Portugal

République démocratique du Congo

En Afrique Centrale et à cheval sur l’Équateur, deuxième plus grand pays d’Afrique, la République démocratique du Congo abrite une population estimée à 86 millions d’habitants pour une superficie de 2’345’000 km2.

Le pays est classé au 179e rang sur 189 nations à l’indice de développement humain par le PNUD. Selon les données de la Banque Mondiale, environ 64% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Depuis plus de 20 ans, l’Est de la République démocratique du Congo subit les assauts de bandes armées de tous bords, en particulier des interhamwes, groupe génocidaire du Rwanda qui s’est installé dans les forêts du Sud Kivu à la fin du génocide de 1994. Les villages sont pillés et incendiés, les hommes sont massacrés et les femmes subissent des viols et de nombreuses formes de torture. On parle alors du viol utilisé comme arme de guerre.

Bien que le conflit soit officiellement terminé, l’insécurité persiste, en particulier dans la région Nord-Est et au Sud Kivu, lieux de prédilection des bandes armées en raison du sous-sol riche en ressources précieuses et des enjeux miniers internationaux.

Fuyant la misère et en recherche de travail dans les mines, de nombreux hommes désertent leurs familles. Beaucoup décèdent sur place faute de soins médicaux ou sont tués par les bandes armées sévissant dans la région ; d’autres reviennent les poches vides, parfois malades, et incapables de subvenir aux besoins de leur famille. Dans ce contexte sécuritaire, économique et social fortement dégradé, les femmes se retrouvent alors abandonnées avec leurs enfants sans pouvoir subvenir à leurs besoins.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres 2021 du programme « Les filles et femmes en situation de vulnérabilité extrême »

Le volet social

  • 64 familles ont reçu un soutien direct, soit environ 392 personnes
  • 8 logements en construction/réhabilitation totale ou partielle
  • 174 enfants scolarisés
  • 4 jeunes ont reçu une formation professionnelle
  • 12 familles ont atteint l’indépendance après un accompagnement de quelques années
  • 26 familles de déplacés suite à l’éruption volcanique à Goma ont reçu un soutien nutritionnel et les coûts de transports pour leur retour chez eux

Femmes détenues à la prison centrale de Bukavu et leurs enfants

En avril 2020, début du programme d’aide aux femmes détenues à la prison centrale de Bukavu et à leurs enfants. Toutes et tous bénéficient d’un soutien nutritionnel, médical et social pendant leur incarcération, ainsi que d’une aide à la réinsertion lors de leur libération. Les enfants bénéficient en plus d’une scolarisation ou d’un suivi régulier au sein du jardin d’enfants de la prison, par notre assistante sociale spécialisée. Ce projet est soutenu par la Chaîne du Bonheur

Le volet social en milieu carcéral

  • 78 détenues et 11 enfants ont reçu un soutien direct
  • 24 enfants de familles de femmes incarcérées en soutien scolaire
  • 2 femmes ont suivi une formation professionnelle après libération
  • 4 femmes ont reçu un accompagnement à la réinsertion

Équipe de travail

Au Congo : 6 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 administrateur
  • 4 assistantes sociales
  • 1 chauffeur

À Lausanne : 1 collaboratrice

  • 1 responsable de programme à 50%.

Dépenses en 2020: CHF 178’816


Nos Partenaires

Russie

Rwanda

Sénégal

Pays d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal compte plus de 16 millions d’habitants, dont la moitié a moins de 20 ans. Classé au 168ème rang sur 189 en 2019 par le PNUD, avec un indice de développement humain de 0,512, il fait partie des pays avec un développement humain faible tout comme les autres pays de la zone subsaharienne.

Indépendante depuis 1960, la République du Sénégal, dirigée depuis 2012 par le président Macky Sall, a trouvé un certain équilibre et reste l’un des pays les plus stables d’Afrique. Pourtant, il fonctionne à deux vitesses, et des disparités sont encore fortement marquées entre les zones urbaines et rurales. Bien que l’accès aux services de santé soit un des meilleurs d’Afrique de l’Ouest, l’espérance de vie n’est encore que de 63 ans.

L’imprévisibilité des précipitations peut toujours contrarier la production agricole, tandis que les chocs dans les pays voisins (épidémie d’Ebola, recrudescence de l’insécurité au Mali et dans toute la région) pourraient avoir pour conséquence de freiner le tourisme, les échanges et les transports au Sénégal. Le taux de pauvreté atteint 46 % selon les dernières estimations.

Malgré des efforts considérables en termes de budget pour l’éducation, seuls 69 % des enfants sont scolarisés dans le primaire.

La place de l’enseignement coranique comme unique source d’enseignement est encore très prépondérante. En effet, l’école est obligatoire et payante, ce qui a pour conséquences que de nombreux parents des régions défavorisées confient leurs enfants, parfois dès l’âge de 4 ans, à un marabout. Dans le daara, il suivra une instruction religieuse, ainsi que l’apprentissage de l’humilité, du respect, de la persévérance et de la vie en communauté. Cependant avec l’aggravation du contexte économique et l’apparition de nombreux imposteurs et exploiteurs, les conditions de vie de ces enfants sont devenues excessivement difficiles, surtout en milieu urbain. Sans accès aux soins et à l’éducation, le plus souvent forcés de mendier pour se nourrir, ils risquent bastonnades et parfois maltraitances graves s’ils ne rapportent pas quotidiennement une certaine somme d’argent au marabout.

Bien que le Sénégal ait ratifié en 1991 la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) et que la loi du 29 avril 2005 contre la mendicité relative à « la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées et à la protection des victimes de la traite » ait été votée, ces lois et conventions ne sont toujours pas appliquées. Selon respectivement le Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue (PARRER) et Human Rights Watch, entre 50’000 et 76’000 enfants mendient sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Les soins aux enfants: 

Issus de familles démunies, beaucoup d’enfants restent sans soins, faute de moyens.

Enfants victimes de graves pathologies, blessés, brûlés, cardiaques, infirmes ou mutilés, ils seront pris en charge par Sentinelles après une enquêtes sociale approfondie ait été faite. Ils seront ensuite soignés, dans la mesure des moyens disponibles, au Sénégal. Afin de responsabiliser la famille, lorsque celle-ci est en mesure de l’apporter, une participation financière est demandée, aussi minime soit-elle.

Nous privilégions toujours les soins effectués sur place, par des chirurgiens compétents, ou lors de missions opératoires organisées par Sentinelles ou des partenaires.

Cependant, les enfants inopérables au Sénégal, en danger de mort parfois, seront transférés en Suisse lorsque c’est possible, en étroite collaboration  avec les spécialistes et hôpitaux concernés (relais avec le programme « Soins en Suisse »).

Lorsqu’un enfant est pris en charge, son suivi médical et social se poursuit sur son lieu de vie aussi longtemps que sa situation l’exige. Lorsque l’enfant est rétabli, nous veillons à ce qu’il puisse être scolarisé ou suive une formation professionnelle.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres des actions au Sénégal en 2021

Les enfants Talibés

  • 378 talibés ont bénéficié d’un suivi social, de consultations médicales et de soins dans 6 daaras de Mbour
  • 173 talibés ont suivi un cursus scolaire ou des cours d’alphabétisation
  • 17 animations sur les maltraitances ont été organisées auprès de 2 ONG, 8 associations et centres de formation en couture
  • 3 talibés hors daara ont bénéficié d’un suivi social et/ou médical et/ou d’un retour en famille

Soins aux enfants

  • 50 enfants suivis souffrant de pathologies diverses ou de séquelles d’accident
  • 1 jeune fille gambienne a été opérée pour cause de brûlures à l’Hôpital Le Dantec
  • 1 jeune femme atteinte d’une tumeur mandibulaire a bénéficié d’un transfert en Suisse et d’une intervention chirurgicale
  • 3 adultes ont reçu une aide ponctuelle pour des pathologies diverses

Enfants conducteurs d’aveugles

  • 25 familles et leurs 76 enfants ont été suivies à Mbour, Kaolack et Fatick
  • 59 enfants scolarisés
  • 11 jeunes en formation professionnelle
  • 9 jeunes filles ont reçu une machine à coudre en kit de réinsertion
  • 6 enfants en âge préscolaire suivis
  • 3 maisons et 2 toilettes  construites

Équipes de travail

Au Sénégal : 8 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 délégué expatrié
  • 4 assistants sociaux
  • 1 secrétaire comptable
  • 2 gardiens

À Lausanne :

  • 1 responsable des programmes à 40%

Dépenses en 2020 : CHF 294’887


Nos Partenaires
  • Avenir de l’enfant
  • Centre des handicapés de Mbour
  • Handisable
  • RADDHO (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme)
  • AEMO (Action éducative en milieu ouvert), Mbour
  • Marple Afrique Solidarité́, Saly
  • CPRS (Centre de promotion et de réinsertion sociale), Mbour
  • Centre des aveugles de Mbour

Togo

Tunisie

Vietnam