Anciens Programmes

Les populations martyres

Guatemala
Inde
Rwanda
Vietnam

Boat People, 1981. Chaque jour, des filles et des femmes sont violées, torturées, jetées à la mer. Création du Comité international contre la piraterie. Guatemala 1983. Filles violées, adultes massacrés, Indiens anéantis. Nourrir, soigner et habiller les orphelins, ainsi que les grandes filles qui n’ont plus à se prostituer pour survivre.

Les oubliés du monde

Colombie
Palestine
Pologne
Russie
Togo

Petits vieux complètement démunis, population oubliée depuis des siècles: aliments, soins, soutien scolaire. Petite vieille vivant seule chez elle: du charbon pour son poêle en hiver. Jeune femme paraplégique vivant avec sa mère malade: de quoi améliorer son quotidien. Alertés sur leur détresse, comment passer au large d’eux?

L’infanticide des filles

Inde

En Inde du Sud, de nombreux enfants sont sacrifiés à leur naissance, des filles surtout. Parce qu’elles «coûtent cher» en cérémonies traditionnelles, habits, bijoux, et puis la dot, d’un montant souvent insoutenable pour les pauvres. Sauver de la mort la petite fille bonne à tuer à sa naissance, puis donner à sa vie les moyens de la vie.

Les Princesses

Émirats arabes unis
Inde
Iran
Liban
Nigeria
Palestine

Coupables d’avoir entretenu ou subi des relations intimes que leur milieu réprouve, des jeunes filles ou des femmes sont persécutées ou tuées «en vengeance de l’honneur familial». Rejetées de leur famille et de la société, elles ont pour choix le suicide, l’infanticide ou la prostitution. Sauver ces martyres et les recueillir sur d’autres terres.

Les Aurores

Colombie
Inde
Madagascar
Portugal
Tunisie

Aurore, du nom de la première femme venue nous dire qu’elle aimerait changer de «métier». La plus terrifiante et la plus primitive prostitution de survie. Accompagnement fraternel, infiniment patient. Aides diverses, formation professionnelle. Crèche pour les petits, nourriture, soins, protection et tendresse.

Les filles et femmes esclaves de trokosi

Ghana

Trokosi: fille vierge offerte au dieu d’un sanctuaire en réparation d’une faute commise par un membre de sa famille. En réalité: elle est livrée au prêtre de ce sanctuaire qui en dispose sexuellement à son gré des années durant ou sa vie entière. Des négociations en vue de la libération définitive d’une quarantaine de petites ont pu être menées à bien.

Les enfants enlevés

Enfants enlevés par l’un de leurs parents. En dépit des lois qui confient la garde de l’enfant à l’une ou à l’autre. Tout tenter pour ramener l’enfant à celle ou celui qui le pleure pour la vie. L’impuissance, les lenteurs ou le manque de courage des pouvoirs responsables imposaient notre aide, souvent efficace, au parent et à l’enfant martyrs.

Les enfants victimes de pédophiles

Népal

Ce n’est pas une prostitution née au hasard du passage d’étrangers, mais l’envoi mercantile et organisé de touristes consommateurs d’enfants, par des centrales de pédophiles occidentaux. Mise en garde des touristes dès leur arrivée. Recherche et démantèlement d’organisations pédophiles.

Les enfants soldats

Iran
Iraq

En 1983, à l’assaut de l’Irak, des enfants soldats iraniens ont été jetés au massacre afin d’ouvrir la route au gros de ses armées. Des milliers d’entre eux en sont morts. Des centaines d’autres sont prisonniers des forces irakiennes. Sentinelles a négocié la libération d’une centaine de ces enfants, en conviant plusieurs pays islamiques à les accueillir temporairement.

Les petites bonnes

Colombie
Inde
Madagascar
Portugal

Elles ont six, sept ans, et plus. Elles viennent de la campagne, de parents pauvres qui «donnent sa chance» à leur petite en la plaçant en ville. Faire le ménage, la cuisine, se lever tôt et se coucher tard. Et, quand elles grandissent, subir les hommes de la maison. Enceintes, elles sont chassées. Soutien affectif, aide alimentaire, formation professionnelle.

Les enfants de la décharge

Brésil

Toute la journée, femmes, hommes et enfants ramassent et trient les déchets recyclables qu’ils revendent pour quelques sous. Sentinelles a travaillé à la libération de ces enfants, en leur donnant les moyens: nourriture, soins, crèche, scolarisation, formation professionnelle pour les plus grands.

Les enfants mineurs de charbon

Colombie

La libération de ces enfants esclaves, bêtes de charge souterraines exposées à chaque instant à ce que la mine leur tombe dessus, explose ou prenne feu, risquant leur vie pour un salaire de misère, a été négocié avec leurs parents. Des centaines d’entre eux ont été rendus à leur enfance, avec les moyens d’une vie respirable et due: nourriture, soins, école, un métier, et de quoi l’exercer.

Les mutilations sexuelles et mariages forcés

Kenya

Au couteau, à la pierre, lame de rasoir, morceau de verre, dans une atmosphère de fête ou de terreur, des millions de fillettes, adolescentes, sont sexuellement mutilées. Inconscientes, consentantes ou de force. Quelle que soit la mutilation pratiquée, il y a souffrance, supplice même, et atteinte à l’intégrité humaine, quand ce n’est pas la mort. Les survivantes, pas encore complètement formées, sont le plus souvent mariées de force.

Mise à l’abri des jeunes filles qui ne veulent pas s’y soumettre et accompagnement durable propre à préserver leur sécurité et leur intégrité. Soins médicaux et interventions chirurgicales, si nécessaire. Sensibilisation des parents et des communautés, ainsi que dans les écoles.

Les enfants martyrisés

Colombie
Madagascar
Sénégal

Pour vivre et grandir, l’enfant dépend totalement des adultes et, s’il en est la «propriété» toujours, il en est souvent la proie. Proie et propriété de tortionnaires actifs ou passifs, proches ou lointains, parents, famille, milieu, Etats et leurs institutions, pouvoirs religieux, coutumiers, etc.

Ecrasement de l’enfant dont la souffrance et la mort importent moins aux décideurs que de sauvegarder famille et idéologies.

Coups à mort immédiate ou différée. Inceste, viol. Tortures, manque de soins, négligence. Humiliation permanente, privations. Toutes les formes de brutalités ou de subtil sadisme. L’arracher à son malheur.

Action dans le milieu carcéral

Madagascar
République démocratique du Congo

Détresse : Au sein de la prison, soutien aux femmes, mineurs et enfants à travers des programmes de nutrition, d’un soutien dans les démarches administratives et dans la connaissance des lois, la création de jardins d’enfants, le suivi social et médical, la formation en vue de mener des activités génératrices de revenus (AGR) ainsi qu’une aide à la réinsertion en vue de leur libération.

Soutien social et économique aux familles des détenu.e.s


En savoir plus sur notre action à Madagascar

Madagascar

Depuis le début du programme « Adolescent·e·s, mères et femmes enceintes des prisons » en 1987, Sentinelles a pris en charge près de 5’000 personnes ayant été incarcérées; cette prise en charge s’est étendue à leurs familles. Au total, cela représente près de 25’000 personnes.

Détresse : A Madagascar, les conditions carcérales sont extrêmement difficiles sur les plans médical, alimentaire et social. Les établissements pénitentiaires sont surpeuplés, les infrastructures inadaptées et rien n’est mis en place en vue de la réinsertion des personnes incarcérées. La plupart des enfants, adolescents, jeunes filles et femmes se retrouvant dans cette situation n’ont pas de réelle perspective d’avenir. Malgré les efforts consentis par l’État et par des organisations à caractères privé, les conditions carcérales sont loin d’atteindre les standards internationaux. Des milliers de prisonniers s’entassent dans des établissements pénitentiaires inadaptés, où leurs droits les plus élémentaires n’y sont pas garantis.

Ce que l’on sait : Les enfants et les jeunes incarcérés soit au Centre de rééducation Mandrosoa d’Anjanamasina (adolescents) ou à la prison d’Antanimora (jeunes filles, enfants avec leurs mères, femmes enceintes) sont majoritairement issus de milieux défavorisés. Durant leur placement ils sont, pour la plupart, livrés à eux-mêmes, leurs proches ignorant leur détention ou ne disposant pas de moyens suffisants pour leur rendre visite.

Volet réinsertion sociale et familiale de jeunes garçons, de jeunes filles mineures, de mères incarcérées avec leur enfant et de femmes enceintes.

Pour permettre aux jeunes garçons placés au Centre de rééducation d’Anjanamasina et aux jeunes filles, mamans et femmes en- ceintes incarcérées à la prison d’Antanimora de retrouver leur place dans la société́, Sentinelles a mis en place un programme complet de réinsertion, avec la participation comme fil conducteur. Cet accompagnement se pratique aussi bien à l’intérieur des établissements pénitentiaires qu’à l’extérieur auprès des familles des détenus et il se poursuit après la libération, jusqu’à l’autonomie.

Une équipe d’assistants sociaux et des animatrices leur apportent écoute et soutien affectif pendant la détention. Des actions visant à̀ la création d’un lien de confiance permettent d’élaborer avec elles et eux un véritable projet de vie et de maintenir ou de recréer le lien avec leur famille. Les conditions socio-économiques des familles, à l’extérieur, sont renforcées par le biais de plusieurs moyens (microcrédits, aide scolaire, à la formation, recherche d’emploi, etc).
En parallèle, l’évolution favorable de la situation juridique des mineurs est surveillée.

Au quartier des femmes de la prison d’Antanimora, une aide alimentaire est octroyée au quotidien à celles le nécessitant. Au jardin d’enfants créé́ par Sentinelles, une trentaine d’enfants incarcérés avec leurs mamans bénéficient d’une alimentation équilibrée, d’activités d’éveil et de socialisation. Notre médecin procède à des consultations régulières des enfants et des femmes enceintes en particulier. Des formations en vue du développement d’activités génératrices de revenus à leur libération sont proposées aux détenues dans nos ateliers. Elles prennent part à des cours d’alphabétisation, de remise à niveau scolaire, de cuisine, de coupe et couture, d’artisanat. L’éducation civique, les droits et devoirs sont également abordés.


En savoir plus sur notre action en République démocratique du Congo

République démocratique du Congo

Date d’ouverture du programme, 2007

Détresse : La situation de pauvreté extrême du pays a détruit la solidarité et incité de nombreux hommes à abandonner leurs familles, laissant derrière eux femmes et enfants, parfois nés de viols. Les nourrir devient alors un défi quotidien et les seuls moyens de subsistance pour ces mères sont d’offrir leurs bras pour des revenus souvent misérables. Brisées physiquement et moralement, elles luttent pour leur survie et celle de leurs enfants. Certaines sont incarcérées avec leurs enfants, le plus souvent pour des délits en lien avec leurs conditions de vie.

Ce que l’on sait : Les femmes que Sentinelles accompagnent vivent dans le plus grand dénuement, en région rurale, dans un rayon d’une soixantaine de kilomètres autour de la ville de Bukavu dans le Sud-Kivu.

Volet social en milieu carcéral : La situation particulièrement désastreuse des détenus à la prison centrale de Bukavu nous a conduit à ouvrir, pour les femmes et leurs enfants, un programme de soutien nutritionnel, médical et social durant leur incarcération, ainsi qu’une aide à la réinsertion à leur libération. Dans cette optique, Sentinelles propose également divers ateliers tels que des séances individuelles avec des psychologues, des thérapies de groupe, l’apprentissage d’artisanat, la formation à la gestion d’activités génératrices de revenu (AGR), etc. Les enfants ont accès à la scolarisation ou bénéficient d’activités socio-éducatives par notre assistance sociale dans le jardin d’enfants que nous avons créé. Ce projet est soutenu par la Chaîne du bonheur.

Volet soins et réinsertion sociale : Toujours orientées vers l’autonomie des familles à moyen ou long terme, les prises en charges individuelles comprennent des soins médicaux et accompagnement psychologique, soutien alimentaire ponctuel, aide au logement (aménagement, réhabilitation et/ou reconstruction des huttes), activités génératrices de revenus (AGR) comme par exemple des petits commerces, élevage, octroi de semences), scolarisation des enfants et formation professionnelle pour les jeunes ayant terminé leurs cursus scolaires ou n’ayant jamais été scolarisés, afin qu’ils deviennent rapidement des soutiens pour leurs familles.

Brésil

Colombie

Localisée à l’extrême Nord-Ouest de l’Amérique du Sud, la Colombie connecte l’Amérique centrale (Panamá) à l’Amérique du Sud (Pérou, Brésil, Équateur et Venezuela) et a accès aux côtes Pacifique et Caraïbe. Le pays compte 50 millions d’habitants, sur un territoire d’un million de km2, se concentrant sur la côte Pacifique et dans les Andes, en particulier dans les cinq grandes villes : Bogotá, Medellín, Cali, Barranquilla et Cartagena.

Sur le plan économique, la Colombie est en croissance, même si les inégalités persistent. Le taux de chômage atteint 13%. Une grande partie du pays vit de l’économie informelle et, selon le Département des statistiques DANE, 40% de la population vit en situation de pauvreté.

L’histoire du pays est marquée par la violence : assassinats politiques, coups d’État, formation de groupes d’auto-défense, juntes militaires. En 1948, l’assassinat de Gaitán mène à 10 années de violences entre le parti libéral, plutôt à gauche, et le parti conservateur, plutôt à droite.

De cette époque naît le débat entre la répartition, le partage et l’usage de la terre. Problématique qui se poursuit encore aujourd’hui. Les violences se sont renforcées par le trafic de cocaïne et d’armes dans les années 80-90. Les différents cartels contrôlent des régions entières, tandis que les milices d’auto-défense de droite en contrôlent d’autres. Cette violence s’épanouit dans les zones les plus pauvres du pays, où la moitié de la population vit dans un grand dénuement. Les cartels ont le contrôle de toute la chaîne de production, de la culture de la plante (la coca) jusqu’à l’exportation aux pays consommateurs. Actuellement, environ 70% de la production de cocaïne vendue dans le monde provient de Colombie.

En 2016, suite à 50 ans de guerre civile, un accord de paix entre l’Etat et la guérilla communiste FARC est finalisé. 5 ans après la signature des accords, les points cruciaux restent toutefois en suspens (réforme rurale, réinsertion socio-économique des ex-guérilleros, substitution des cultures illicites, réconciliation et réparation aux victimes).

Contexte local d’intervention

Sentinelles est active dans la région andine du sud-ouest du département d’Antioquia, où les opportunités de travail sont rares. Sans accès à l’éducation, la possibilité de se consacrer à une activité autre que l’exploitation du charbon est très faible. Ce contexte de pauvreté et de violence pousse Sentinelles à secourir des enfants et des femmes à l’abandon et gravement maltraités en leur proposant une aide adaptée qui favorise l’échange, la confiance et l’engagement.

En savoir plus sur notre action

Sentinelles a secouru 76 enfants, adolescents et adultes, dont :

Le volet secours et accompagnement : au Foyer d’Amagá – Minas

  • 22 enfants et leurs familles ont bénéficié d’un accueil et d’un suivi psycho-social
  • 3 enfants accueillis en foyer de jour
  • 3 enfants présentant de graves difficultés d’apprentissage ont participé au programme étatique de renforcement scolaire
  • 2 jeunes filles ont bénéficié d’un suivi psychiatrique

Le volet : Prise en charge des victimes d’abus sexuel

  • 4 jeunes filles ont bénéficié d’une thérapie

Le volet : Aides individuelles

  • 20 familles ont reçu un accompagnement régulier dans leur milieu de vie (9 enfants, 8 jeunes adultes et 13 adultes)

Soutien aux familles durant la crise du Covid-19

  • 68 familles ont été soutenues, soit environ 400 personnes
  • 26 familles ont été soutenues hors programme en mars et avril

Équipes de travail

À Minas (Antioquia) :
  •  7 collaborateur·trice·s locaux et une comptable professionnelle ponctuelle
À Lausanne :
  • 1 responsable des programmes à 60%

Dépenses en 2020

CHF 136’183

Nos partenaires
  • Fondation Lucerito
  • Fondation Pasión & Corazón
  • Servicio Nacional de Aprendizaje – SENA
  • Organización AIESEC
  • Federación de ONG de Antioquía
  • Hogar Juvenil Campesino y Minero de Amagá
  • Fondation Patronato
  • Nueva Era

Émirats arabes unis

Ghana

Guatemala

Inde

Iran

Iraq

Kenya

Liban

Madagascar

État insulaire d’Afrique australe situé dans l’océan Indien, séparé du continent par le canal du Mozambique et s’étendant sur plus de 587’000 km², Madagascar est la 5èmeplus grande île de la planète. Classé au 164ème rang sur 189 dans la dernière mise à jour de l’indice de développement humain (IDH) par le PNUD, le pays se trouve dans une situation de grande pauvreté structurelle. Sa population est estimée à 26,9 millions d’habitants dont 75% vit avec moins de 1.90 dollars PPA par jour (parité de pouvoir d’achat).

La grave crise politique qu’avait traversée le pays à partir de l’année 2009 avait provoqué une diminution des investissements étrangers et des apports de fonds de développement des bailleurs usuels, la fermeture de nombreuses entreprises et, par conséquent, accru l’appauvrissement d’une frange très importante de la population.

Le retour à l’ordre constitutionnel et celui des partenaires internationaux a eu lieu en 2014 avec l’élection de Hery Rajaonarimampianina. Controversé tout au long de son mandat, il n’a pas réussi à sortir le pays de sa situation. Il a été battu au premier tour de la présidentielle de 2018 par les deux anciens chefs d’État protagonistes de la crise de 2009. C’est Andry Rajoelina qui est à nouveau à la tête du pays, depuis janvier 2019. Ce dernier a, depuis, vu son pouvoir se renforcer considérablement avec l’élection de ses partisans aux niveaux communal et législatif, ainsi qu’au sein d’autres institutions.

Bien que l’économie nationale ait connu une reprise suite à ce retour à l’ordre et à une transition pacifique, les conditions de vie de la majorité des Malgaches restaient extrêmement précaires avant la pandémie de coronavirus. Avec cette dernière, elles ont nettement empiré.

Plus d’un quart des enfants en âge d’aller à l’école non scolarisés, des routes sans entretien, des systèmes de santé, de distribution d’eau et d’électricité déficients, une situation sécuritaire déplorable sont autant de freins au développement du pays. L’accès à une alimentation suffisante, à l’eau, aux soins, à l’éducation et au logement reste ainsi très difficile. La réalité de nombre d’enfants et adolescents est déterminée par l’analphabétisme, le faible niveau de scolarité, le travail précaire dans l’économie informelle, la rupture sociale et familiale et la délinquance. Les jeunes filles, les femmes et leurs enfants sont particulièrement vulnérables face à cette situation et en sont les premières victimes. Le pays compte un nombre extrêmement élevé de familles monoparentales. Bien souvent, des mères seules se retrouvent sans solution pour subvenir aux besoins de leur famille.

En savoir plus sur notre action

Faits et chiffres des actions de suivi socio-médical

Sentinelles a secouru plus de 540 personnes (plus de 2’700 personnes ont bénéficié de nos actions) dans le cadre de nos différents programmes

Équipe de travail

 À Madagascar : 43 collaborateur·trice·s locaux

2 coordinatrices, 4 assistants sociaux responsables de programme, 11 assistants sociaux, 3 éducateurs, 2médecins, 1 kinésithérapeute, 6 animateurs et formateurs, 1 enseignant, 1 avocate, 2 intendantes, 1secrétaire, 1 comptable, 1 agent de micro-crédits, 2 chauffeurs, 3 gardiens, 2 gardiens suppléants.

 À Lausanne : 4 collaborateur·trice·s

  • 1 responsable de programme à 80%
  • 1 collaboratrice administrative à temps partiel
  • 1 comptable bénévole à temps partiel.

Dépenses en 2020

CHF 357’235



Volet Soins aux enfants
  • 72 enfants issus de 70 familles ont bénéficié du programme de soins
  • 8 enfants ont été opérés, 2 enfants présentaient des malformations qui ont été traitées par plâtre
  • 30 enfants ont été suivis en rééducation au cabinet de kinésithérapie de Sentinelles. La régularité des séances de kinésithérapie à notre cabinet a été perturbée plusieurs mois à cause de la situation sanitaire. Pour réduire les risques de régression, notre kinésithérapeute a transmis aux familles les exercices à pratiquer à domicile
  • 29 nouveaux appareillages ont été fournis dont 15 paires de chaussures renforcées ou orthopédiques
  • 61 enfants ont suivi la pesée, 64 ont bénéficié du programme de récupération nutritionnelle. Parmi ces derniers, 13 y ont été intégrés car en état de malnutrition plus ou moins sévère. Les autres devaient atteindre le poids idéal pour subir une intervention chirurgicale ou récupérer après celle-ci
  • 92 enfants et jeunes ont bénéficié d’une aide scolaire
  • 5 jeunes et mamans ont suivi une formation professionnelle
  • 4 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 57 personnes membres des familles ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé. Il y a eu 8 hospitalisations
  • 32 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire
  • 11 dossiers ont pu être fermés
Ce programme était financé par la Fondation Gertrude Hirzel depuis le 1er mai 2019 ; il s’est poursuivi jusqu’à la fin du mois d’avril 2020.

Volet Droit d'être
  • 24 familles, pour la plupart nombreuses, vivant dans un grave dénuement, ont été suivies ; elles ont toutes bénéficié de soutiens alimentaire, médical et psychosocial. 8 familles en voie d’autonomie ont encore bénéficié d’une aide scolaire uniquement
  • 17 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé, dont 1 psychologique. Il y a eu 7 hospitalisations
  • 46 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 7 en internat
  • 11 personnes ont suivi une formation professionnelle, dont 5 en internat
  • 2 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 1 aide au logement a été octroyée
  • 17 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire
  • 1 dossier a pu être fermé.

Dispensaire d’Antohomadinika

  • 1’409 familles (6’616 personnes) étaient inscrites à la mutuelle du dispensaire
  • 1’862 personnes dont 853 enfants ont consulté au dispensaire et ont été suivies médicalement
  • D’ordinaire plus de 1’000 femmes prennent part au programme de planification familiale ; malheureusement cette année une pénurie des produits contraceptifs a empêché cette activité
  • 34 femmes ont suivi des consultations prénatales et 38 nouveau-nés ont été examinés en consultations postnatales
  • 18 enfants ont été suivis au niveau pondéral. Le programme de récupération nutritionnelle pour ces derniers a, quant à lui, été assuré par Action contre la Faim
  • A cause de la situation sanitaire, les traditionnelles journées de consultations données dans une crèche voisine (Oasis) n’ont pu avoir lieu. Il n’y a pas eu de visites à domicile.
  • Réalisation de 4 sessions d’éducation sanitaire, dont 2 portaient sur la Covid 19. Les campagnes de vaccination contre la poliomyélite, en collaboration avec le Ministère de la Santé, n’ont pu être organisées à cause du contexte sanitaire lié au Covid 19.

La maison d’accueil

Plusieurs familles y ont fait étape pour une durée de plusieurs jours à plusieurs mois. 41 enfants, jeunes et femmes y ont séjourné pour des raisons de santé, de formation, par mesure de protection ou en attente d’une solution durable. Durant les périodes de vacances, les jeunes placés en internat, faute d’autres lieux d’accueil, sont venus s’y ressourcer et ont pris part aux diverses activités mises en place.

L’atelier de formation d’Ambohidahy

  • 15 personnes ont suivi les cours de couture, de tricotage et de cuisine
  • 16 familles ont suivi le cours de gestion individualisé en vue de lancer une activité génératrice de revenus

Petits Cours

Durant l’année scolaire 2019-2020, 20 enfants et jeunes ont suivi des cours d’appui ou de remise à niveau, 5 parmi eux étaient seulement de passage. Parmi les 15 élèves qui ont été réguliers, 4 ont pu être intégrés à l’école publique, 3 sont en formation ; 4 poursuivent le cours et 4 se sont désistés
Le Petit Cours n’a pas pu fonctionner pendant les quelques mois de fermeture des établissements scolaires décrétés par le Gouvernement. Malgré cela, les résultats ont été jugés globalement satisfaisants par notre enseignant.

Les permanences sociales et médicales, visites à domicile et généralités

  • 3’365 consultations médicales
  • La pénurie de produits contraceptifs a empêché la réalisation du programme de planification familiale
  • 88 enfants ont été placés sous surveillance pondérale, dont 20 enfants malnutris qui ont intégré notre programme de récupération nutritionnelle. Notre médecin a jugé bons mais néanmoins insuffisants les résultats de ce programme. Les conséquences de la situation provoquée par la pandémie sont évoquées comme raisons principales de ce constat (absentéisme)
  • Plus de 42 tonnes de produits alimentaires, plus de 18’000 pièces de savon, plus de 14 tonnes de charbon et 203 couvertures ont été écoulées pour les enfants en récupération nutritionnelle, les familles sous soutien alimentaire, la maison d’accueil, la prison et les élèves des ateliers de formation et du Petit Cours de Sentinelles
  • 3 semaines de campagnes de sensibilisation et prévention santé ont été réalisées par nos médecin. 5 autres sessions de sensibilisation dont 2 portants sur le covid 19 ont été réalisées.
  • 260 journées de permanence sociale ont été effectuées dans nos locaux
  • 752 visites ont été faites auprès des familles pour leur suivi psychosocial ; plus de 29’680 km ont été parcourus.

Volet Réinsertion sociale et familiale

Centre de rééducation d’Anjanamasina Mandrasoa (CRM) – (jeunes garçons)

Dans le Centre
  • 85 garçons pris en charge ; tous ont bénéficié des activités socio-éducatives et culturelles mises en place par Sentinelles
  • 36 journées de sociale au Centre
  • 2’107 déplacements au Tribunal pour enquête ou audience, tous pris en charge par Sentinelles ; 191 jeunes ont été libérés (certains ont été pris en charge par Sentinelles au moment de leur sortie seulement)
  • 103 examens somatiques ont été effectués hors du Centre.
Nous n’avons pas pu intervenir au sein du CRM durant 5 mois, d’avril à août, à cause des restrictions sanitaires liées au Covid 19.
Hors du centre
  • 150 jeunes libérés et leurs familles ont bénéficié d’un suivi psychosocial
  • 213 enfants ont bénéficié (ou bénéficient encore) d’une aide scolaire. (Parmi eux, 34 sont des jeunes qui sont passés par le centre de rééducation et 166 font partie de leur fratrie ; 23 d’entre eux étudient en internat)
  • 38 jeunes ont suivi (ou suivent encore) une formation professionnelle, dont 17 en internat
  • 16 jeunes sont déjà entrés dans le monde du travail par le biais d’une formation professionnelle, d’une activité génératrice de revenus ou d’un kit de départ
  • 8 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 20 familles ont bénéficié d’aides au logement. Parmi celles-ci, 7 constructions ou réparations de maisons, 3 aides au loyer et 10 dotations d’équipements et de matériel (mobilier, matelas, ustensiles, etc.)
  • 91 familles en situation précaire ont bénéficié d’un soutien alimentaire temporaire, ainsi que les 23 jeunes en internat
  • 16 enfants et 2 mamans ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 2 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé, 3 d’un suivi neurologique et 3 personnes ont été hospitalisées
  • 4 démarches de jugement supplétif en vue d’obtenir des actes de naissance ont été lancées et sont encore en cours.
  • 43 dossiers ont pu être fermés cette année.

Maison centrale d’Antanimora (Jeunes filles mineures, femmes enceintes et femmes incarcérées avec leur enfant)

Dans la prison
  • 20 jeunes filles mineures au moment de leur incarcération, dont 10 nouvelles entrantes, ont été suivies ; toutes ont bénéficié d’un appui alimentaire, médical et matériel, d’un suivi de leur situation juridique et ont pris part aux activités socio-éducatives, culturelles et de formation mises en place par Sentinelles. 9 d’entre elles sont passées en audience au tribunal et 11 ont été libérées
  • 1 enfant de fille mineure incarcérée a été pris en charge et accueilli dans notre jardin d’enfants (voir plus bas)
  • 24 journées de permanence sociale pour les filles ont été réalisées au sein de la prison
  • 9 séances de sensibilisation portant sur différents thèmes ont eu lieu
  • 60 consultations médicales effectué par notre médecin
  • 2 filles ont bénéficié d’un suivi de grossesse. Elles ont accouché après leur libération.
Hors de la prison
  • 43 jeunes filles et leurs familles ont été suivies à l’extérieur de la prison
  • 44 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire
  • 2 jeunes ont suivi une formation professionnelle
  • 7 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 9 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 2 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé
  • 3 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 21 dossiers ont pu être fermés

Enfants incarcérés avec leur maman et femmes enceintes

Dans la prison
  • 48 mamans avec leurs 48 enfants, 34 femmes enceintes et leurs 16 nouveau-nés, ainsi que 5 autres enfants de détenues ayant effectué un court séjour ont été pris en charge
  • 70 enfants ont été accueillis au jardin d’enfants. Ceux de plus de 18 mois devant sortir conformément à la loi ont été accueillis par leur famille ou placés dans une structure adéquate. Parmi eux, 22 ont été accueillis par les Sœurs de Saint-Maurice dans leur centre situé près de la prison
  • 27 journées de permanence sociale pour les femmes ont été réalisées
  • 82 mamans ont participé à l’atelier de formation de Sentinelles
  • 9 séances de sensibilisation portant sur différents thèmes ont eu lieu
  • 705 consultations médicales pour les enfants et les femmes à la prison et 22 consultations en dentisterie. 53 enfants ont suivi la pesée, 1 parmi eux a été mis en récupération nutritionnelle. 2 enfants ont été hospitalisés
  • 28 femmes enceintes incarcérées ont bénéficié d’un suivi prénatal (6 parmi elles ont accouché à la maternité d’un hôpital de la capitale pendant leur détention ; elles ont ensuite été sous suivi postnatal à la prison
Hors de la prison
  • 64 mamans et leurs familles ont été suivies
  • 52 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 18 en internat
  • 4 jeunes membres des familles ou mamans ont suivi une formation professionnelle
  • 15 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 10 aides au logement ont été octroyées à autant de familles
  • 38 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 17 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 8 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé. Il y a eu 12 hospitalisations
  • 21 dossiers ont pu être fermés

Le volet « Tovovavy Mendrika » : enfants et jeunes filles ayant subi une agression sexuelle

  • 2 filles victimes d’agression sexuelle ont bénéficié d’un solide suivi psychosocial en accord avec leurs besoins spécifiques. 2 autres filles dont le suivi psychologique est terminé et leur famille en voie d’autonomie ont encore bénéficié de notre appui pour la scolarisation des enfants uniquement
  • 9 jeunes filles et/ou membres de leur fratrie ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 4 en internat
  • 2 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 2 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle.

Népal

Nigeria

Palestine

Pologne

Portugal

République démocratique du Congo

En Afrique Centrale et à cheval sur l’Équateur, deuxième plus grand pays d’Afrique, la République démocratique du Congo abrite une population estimée à 86 millions d’habitants pour une superficie de 2’345’000 km2.

Le pays est classé au 179e rang sur 189 nations à l’indice de développement humain par le PNUD. Selon les données de la Banque Mondiale, environ 64% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Depuis plus de 20 ans, l’Est de la République démocratique du Congo subit les assauts de bandes armées de tous bords, en particulier des interhamwes, groupe génocidaire du Rwanda qui s’est installé dans les forêts du Sud Kivu à la fin du génocide de 1994. Les villages sont pillés et incendiés, les hommes sont massacrés et les femmes subissent des viols et de nombreuses formes de torture. On parle alors du viol utilisé comme arme de guerre.

Bien que le conflit soit officiellement terminé, l’insécurité persiste, en particulier dans la région Nord-Est et au Sud Kivu, lieux de prédilection des bandes armées en raison du sous-sol riche en ressources précieuses et des enjeux miniers internationaux.

Fuyant la misère et en recherche de travail dans les mines, de nombreux hommes désertent leurs familles. Beaucoup décèdent sur place faute de soins médicaux ou sont tués par les bandes armées sévissant dans la région ; d’autres reviennent les poches vides, parfois malades, et incapables de subvenir aux besoins de leur famille. Dans ce contexte sécuritaire, économique et social fortement dégradé, les femmes se retrouvent alors abandonnées avec leurs enfants sans pouvoir subvenir à leurs besoins.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres 2020 du programme « Femmes victimes de violences, abandonnées avec leurs enfants »

Sentinelles a secouru 571 personnes, dont :

Le volet social

  • 63 familles ont reçu un soutien direct, soit environ 383 personnes
  • 13 logements en construction/réhabilitation totale ou partielle
  • 188 enfants scolarisés
  • 13 jeunes ont reçu une formation professionnelle
  • 5 familles ont atteint l’indépendance après un accompagnement de quelques années.

Femmes détenues à la prison centrale de Bukavu et leurs enfants

En avril 2020, début du programme d’aide aux femmes détenues à la prison centrale de Bukavu et à leurs enfants. Toutes et tous bénéficient d’un soutien nutritionnel, médical et social pendant leur incarcération, ainsi que d’une aide à la réinsertion lors de leur libération. Les enfants bénéficient en plus d’une scolarisation ou d’un suivi régulier au sein du jardin d’enfants de la prison, par notre assistante sociale spécialisée. Ce projet est soutenu par la Chaîne du Bonheur

Le volet social : en milieu carcéral

  • 58 détenues et 8 enfants ont reçu un soutien direct
  • 5 enfants scolarisés
  • 23 enfants hors prison, de familles de femmes incarcérées
  • 2 jeunes filles en formation professionnelle
  • 2 femmes ont reçu un accompagnement à la réinsertion.

Équipe de travail

Au Congo : 5 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 administrateur
  • 3 assistantes sociales
  • 1 chauffeur.

À Lausanne : 1 collaboratrice

  • 1 responsable de programme à 40%.

Dépenses en 2020: CHF 133’599


Nos Partenaires

Russie

Rwanda

Sénégal

Pays d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal compte plus de 16 millions d’habitants, dont la moitié a moins de 20 ans. Classé au 168ème rang sur 189 en 2019 par le PNUD, avec un indice de développement humain de 0,512, il fait partie des pays avec un développement humain faible tout comme les autres pays de la zone subsaharienne.

Indépendante depuis 1960, la République du Sénégal, dirigée depuis 2012 par le président Macky Sall, a trouvé un certain équilibre et reste l’un des pays les plus stables d’Afrique. Pourtant, il fonctionne à deux vitesses, et des disparités sont encore fortement marquées entre les zones urbaines et rurales. Bien que l’accès aux services de santé soit un des meilleurs d’Afrique de l’Ouest, l’espérance de vie n’est encore que de 63 ans.

L’imprévisibilité des précipitations peut toujours contrarier la production agricole, tandis que les chocs dans les pays voisins (épidémie d’Ebola, recrudescence de l’insécurité au Mali et dans toute la région) pourraient avoir pour conséquence de freiner le tourisme, les échanges et les transports au Sénégal. Le taux de pauvreté atteint 46 % selon les dernières estimations.

Malgré des efforts considérables en termes de budget pour l’éducation, seuls 69 % des enfants sont scolarisés dans le primaire.

La place de l’enseignement coranique comme unique source d’enseignement est encore très prépondérante. En effet, l’école est obligatoire et payante, ce qui a pour conséquences que de nombreux parents des régions défavorisées confient leurs enfants, parfois dès l’âge de 4 ans, à un marabout. Dans le daara, il suivra une instruction religieuse, ainsi que l’apprentissage de l’humilité, du respect, de la persévérance et de la vie en communauté. Cependant avec l’aggravation du contexte économique et l’apparition de nombreux imposteurs et exploiteurs, les conditions de vie de ces enfants sont devenues excessivement difficiles, surtout en milieu urbain. Sans accès aux soins et à l’éducation, le plus souvent forcés de mendier pour se nourrir, ils risquent bastonnades et parfois maltraitances graves s’ils ne rapportent pas quotidiennement une certaine somme d’argent au marabout.

Bien que le Sénégal ait ratifié en 1991 la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) et que la loi du 29 avril 2005 contre la mendicité relative à « la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées et à la protection des victimes de la traite » ait été votée, ces lois et conventions ne sont toujours pas appliquées. Selon respectivement le Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue (PARRER) et Human Rights Watch, entre 50’000 et 76’000 enfants mendient sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Les soins aux enfants: 

Issus de familles démunies, beaucoup d’enfants restent sans soins, faute de moyens.

Enfants victimes de graves pathologies, blessés, brûlés, cardiaques, infirmes ou mutilés, ils seront pris en charge par Sentinelles après une enquêtes sociale approfondie ait été faite. Ils seront ensuite soignés, dans la mesure des moyens disponibles, au Sénégal. Afin de responsabiliser la famille, lorsque celle-ci est en mesure de l’apporter, une participation financière est demandée, aussi minime soit-elle.

Nous privilégions toujours les soins effectués sur place, par des chirurgiens compétents, ou lors de missions opératoires organisées par Sentinelles ou des partenaires.

Cependant, les enfants inopérables au Sénégal, en danger de mort parfois, seront transférés en Suisse lorsque c’est possible, en étroite collaboration  avec les spécialistes et hôpitaux concernés (relais avec le programme « Soins en Suisse »).

Lorsqu’un enfant est pris en charge, son suivi médical et social se poursuit sur son lieu de vie aussi longtemps que sa situation l’exige. Lorsque l’enfant est rétabli, nous veillons à ce qu’il puisse être scolarisé ou suive une formation professionnelle.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres des actions en 2020 du programme Enfants conducteurs d’aveugles

1987, ouverture du programme

En 2020

  • 48 familles ont été suivies à Mbour, Kaolack et Fatick soit, 165 enfants
  • 120 enfants scolarisés
  • 15 jeunes en formation professionnelle
  • 23 enfants trop jeunes pour suivre le cursus scolaire.

 

Faits et chiffres des actions en 2020 du programme Enfants Talibés

1987, ouverture du programme. Sentinelles a secouru XXX enfants

En 2020

  • 6 daaras à Mbour ont été suivis au niveau sanitaire, social et éducatif
  • 420 talibés ont bénéficié d’un suivi social, de consultations médicales et de soins lorsque cela était nécessaire
  • 240 talibés ont suivi un cursus scolaire ou des cours d’alphabétisation
  • 6 talibés hors daara ont bénéficié d’un suivi social et/ou médical et/ou d’un retour en famille.

Faits et chiffres des actions en 2020 du programme Soins aux enfants

1987, ouverture du programme. Sentinelles a secouru XXX enfants

En 2020

  • 54 enfants souffrant de pathologies diverses ou de séquelles d’accident suivis
  • Mission chirurgicale avec l’Hôpital universitaire de Genève (HUG) et l’AEMV, en collaboration avec l’Hôpital A. Le Dantec, pour une chirurgie plastique en faveur de 2 jeunes filles âgées de 14 et 15 ans présentant des séquelles graves de brûlures et intervention chirurgicale pour 2 femmes atteintes de tumeur
  • 1 femme atteinte d’une tumeur maxillo- faciale a bénéficié́ d’un transfert en Suisse et d’une intervention chirurgicale
  • 1 enfant guinéenne a été opérée suite à un trauma de l’œil gauche ; elle a également reçu une prothèse.

Équipes de travail

Au Sénégal : 8 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 délégué expatrié
  • 4 assistants sociaux
  • 1 secrétaire comptable
  • 2 gardiens

À Lausanne :

  • 1 responsable des programmes à 60%

Dépenses en 2020 : CHF 221’743


Nos Partenaires
  • Avenir de l’enfant
  • Centre des handicapés de Mbour
  • Handisable
  • RADDHO (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme)
  • AEMO (Action éducative en milieu ouvert), Mbour
  • Marple Afrique Solidarité́, Saly
  • CPRS (Centre de promotion et de réinsertion sociale), Mbour
  • Centre des aveugles de Mbour

Togo

Tunisie

Vietnam