Domaines d'Action et Programmes

Sentinelles offre un soutien immédiat et fidèle et défend une approche holistique qui tient compte de la situation particulière de toutes et tous sur les plans médical, psychosocial, éducatif et économique.

Par un suivi individualisé, elle leur permet d’accéder à leurs droits fondamentaux et, grâce à un accompagnement rigoureux, d’atteindre leur autonomie.

Si les contextes opérationnels sont sensiblement distincts, l’approche globale proposée demeure la même, à savoir un soutien différencié et durable.

Axe Santé

Axe Santé

Les programmes de Sentinelles visent à améliorer les conditions médico-sociales des enfants et adultes. Nos actions comprennent un volet dédié aux soins allant d’un suivi médico-sociale à des missions chirurgicales selon les situations. Le fil rouge de ces prises en charges est d’offrir un accompagnement sur mesure tenant compte de l’individualité et de la particularité de chaque personne que nous accompagnons.

Découvrez les différents aspects de nos actions :

Soins sur place : La prise en charge médico-sociale vise à offrir des soins dans nos centres d’accueil. Ces suivis peuvent durer plusieurs mois ou années selon les situations.

Suivi médico-social : Un suivi médico-social est systématiquement effectué auprès de toutes les personnes, enfants comme adultes, que nous accompagnons. Des visites dans les villages et dans les familles par nos équipes sur place visent d’une part à les suivre à long terme et à améliorer les conditions de vie des familles.

Prise en charge chirurgicale : Des interventions chirurgicales sont parfois nécessaire. Les enfants et adultes qui doivent les subir sont opérés lors de missions chirurgicales (co-organisées par des partenaires sur place, dans des pays voisins ou lors de transferts sanitaires en Suisse (spécifiquement pour le noma).

Sensibilisation et prévention : Nous avons à cœur de participer à la détection précoce de symptôme comme dans les programmes « noma » ou « Femmes et jeunes filles souffrant de fistules obstétricales ». Pour cela, des actions de sensibilisation et de formation sont menées auprès de la population, des autorités villageoises, des agents de santé, des étudiants en santé publique et du personnel d’ONG sont régulièrement organisées.


Axe Éducation

Axe Éducation

Dans l’ensemble de nos programmes, nous offrons l’accès à l’éducation et à la formation en vue de l’autonomie des bénéficiaires.


Axe Réinsertion sociale

Axe Réinsertion sociale

Ce volet a pour objectif d’assurer un suivi familial et social de chaque enfant et adulte que nous accompagnons. Pour accomplir cette mission, nos équipes d’assistants sociaux se rendent directement sur les lieux de vie ou visitent régulièrement les personnes incarcérées dans nos programmes menés en RDC et à Madagascar. Nous assurons ainsi le suivi et préparerons leur réinsertion sociale. L’accès à certaines régions se fait dans des conditions difficiles, dues au mauvais état des routes et à la situation sécuritaire détériorée (banditisme, risque d’attentats et d’enlèvement). Les assistants sociaux gardent un lien constant avec les enfants et leurs familles de leur admission à la fermeture de leur dossier.


Axe Renforcement économique

Axe Renforcement économique

Nos actions renforcent la situation économique des familles afin qu’elles deviennent pleinement autonomes. Pour cela, nous nous appuyons sur les capacités et les connaissances pour aider les bénéficiaires à développer une activité génératrice de revenus (AGR) ou à suivre une formation. Par exemple, des ateliers sont régulièrement proposés aux mères des enfants de notre foyer en Colombie ou aux mères d’enfants atteints de noma pour qu’elles améliorent leurs connaissances en nutrition et en hygiène.


Soins en Suisse

Suisse

Sentinelles organise le transfert d’enfants et de jeunes adultes en Suisse; lorsque leur prise en charge médicale sur place n’est pas possible. Atteints de noma ou d’autres affections du visage, ils sont consultés et opérés aux Hôpitaux universitaires de Genève ou encore lors de missions chirurgicales organisées avec nos partenaires locaux.

Détresse : Des enfants victime de lourdes pathologies peuvent être laissés sans soins par des parents et famille sans ressources et ceci dans l’ensemble des pays où nous sommes présents. C’est particulièrement le cas pour les enfants victimes du noma.

Ce que l’on sait : La chirurgie réparatrice requiert des moyens techniques et humains très importants. Elle permet aux enfants de retrouver un visage harmonieux et inclut la chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, ainsi que la chirurgie maxillo-faciale.

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Les transferts

Afin d’offrir le meilleur accompagnement et séjour aux patients, les transferts sont soigneusement préparés. Dans ce but, nous demandons au préalable un dossier médico-social complet, afin de connaître au mieux l’enfant, son état de santé, son quotidien et son environnement familial. Nos collaborateur·trice·s sur place préparent les enfants et leur famille à ce voyage et s’occupent également du volet administratif.

Au siège de Sentinelles

La responsable du programme coordonne et gère le transfert : planification du programme opératoire en concertation avec les équipes chirurgicales, réservation du billet d’avion, recherche d’un accompagnant d’Aviation Sans Frontières (ASF) pour le voyage et, le cas échéant, d’un interprète, planification du séjour en hôpital de quarantaine à l’hôpital de Rennaz et enfin demande d’accueil à la Maison de Terre des hommes à Massongex. Une fois le patient en Suisse, la responsable du programme fait le lien entre l’hôpital et la maison d’accueil, coordonne la prise en charge, accompagne l’enfant aux consultations médicales, s’occupe des démarches administratives et gère une équipe de bénévoles pour organiser des visites aux patients hospitalisés.

Une fois arrivé, il est important de consacrer du temps au patient afin de faire sa connaissance, l’apaiser, lui expliquer les étapes à venir.

La maison d’accueil

Les patients de Sentinelles sont accueillis à « La Maison » de Terre des hommes Valais, à Massongex, qui réunit toutes les exigences nécessaires, tant au niveau médical que de la prise en charge globale. Les enfants et jeunes s’y retrouvent nombreux et participent à des activités tels qu’école, ateliers créatifs, jeux, cuisine, promenades.
Depuis le 1er juillet 2015, « La Maison » accorde à Sentinelles la gratuité de la prise en charge. Les patients bénéficient également d’un suivi en physiothérapie si nécessaire.

Autres secours

Ce programme vise à soutenir des personnes seules, parfois sans soins, sans solution, totalement démunies et dans l’incapacité de prendre soin d’elles-mêmes ou de leurs proches.

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Algérie : 1 famille

Accompagnement d’une famille dont le père a été très gravement blessé lors d’une manifestation alors qu’il était adolescent. Tout au long de sa vie active, une vision très réduite et des problèmes rénaux ne lui ont permis de faire que de petits travaux aux revenus insuffisants pour nourrir sa famille.

Russie : 1 jeune femme

Accompagnement médical pour une jeune femme devenue paraplégique à 12 ans suite à une opération ratée au dos, aujourd’hui en bonne santé malgré son handicap. De fidèles donateurs et amis poursuivent leur accompagnement et lui assurent, ainsi qu’à sa mère, leur soutien pour l’achat du matériel médical coûteux et ses besoins spéciaux.

Népal : 1 jeune homme

Accompagnement d’un jeune homme qui a été accueilli en 1999 dans la Maison d’accueil de Sentinelles à Katmandou en raison de problèmes rénaux impossibles à soigner dans son village. Il est le seul jeune suivi au Népal par Sentinelles qui le soutient encore pour faire face aux besoins liés à son insuffisance rénale ; celle-ci nécessite toujours une surveillance médicale et des médicaments très onéreux. A l’heure actuelle, nous recherchons un soutien direct d’une firme pharmaceutique qui prendrait à sa charge les coûts médicaux.

Syrie :

Sentinelles poursuit avec l’association Vivere la prise en charge et le suivi juridique de jeunes femmes syriennes incarcérées injustement depuis des années dans les geôles du régime et participe au soutien, par un apport nutritionnel vital, d’une soixantaine de bébés que les mères sont dans l’impossibilité d’allaiter.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres en 2020 du programme « Autres secours »

Équipes de travail

À Lausanne : 2 collaboratrices

  • 2 collaboratrices bénévoles à temps partiel

Dépenses en 2020: CHF 3’345

Les enfants atteints du noma

Burkina Faso
Niger

Détresse : Présent en Occident jusqu’au début du XXème siècle, le noma affecte principalement les enfants de 2 à 6 ans. Mortel dans 70 à 90% des cas il laisse aux survivants de profonds stigmates.

Le noma est une maladie d’origine infectieuse qui débute par une lésion bénigne dans la bouche. Son évolution est foudroyante : en quelques jours ou semaines, sans soins, l’enfant meurt dans 70 à 90% des cas. S’il survit, il garde de terribles séquelles, mutilant profondément son visage, causant souvent un blocage total des mâchoires en position fermée (constriction). Aux séquelles physiques s’ajoute la souffrance psychologique, la maladie étant vécue souvent comme une malédiction ou la fatalité, entrainant marginalisation et sentiment de honte pour l’enfant et sa famille.

Ce que l’on sait : La cause du noma reste encore inexpliquée ; cependant la malnutrition, une mauvaise hygiène buccale et un système immunitaire fragilisé par d’autres maladies sont des facteurs de risque du développement du noma. Une détection précoce, suivie de l’administration d’un simple traitement antibiotique permet de stopper la progression de la maladie et de guérir l’enfant en 2 à 3 semaines.

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Soins sur place :

La prise en charge du noma consiste à offrir un traitement et des soins dans nos centres d’accueil de Ouagadougou et Zinder. L’état de santé des enfants accueillis dans nos centres requiert un suivi pouvant durer plusieurs mois voire plusieurs années.

Suivi médico-social :

Un suivi médico-social est systématiquement effectué auprès de tous les enfants guéris du noma dans nos centres. Des visites dans leurs villages permettent de s’assurer de leur intégration scolaire et sociale et d’améliorer les conditions de vie de leur famille.

Prise en charge chirurgicale :

Des interventions de chirurgie reconstructrice sont proposées aux enfants atteints de lourdes séquelles. Ils sont opérés lors de missions chirurgicales organisées par des partenaires sur place, dans les pays voisins ou lors de transfert sanitaire en Suisse.

Sensibilisation :

Nous organisons des sensibilisations auprès de la population et des acteurs communautaires pour prévenir et détecter le noma de façon précoce.  Les autorités coutumières, les agents de santé, les étudiants en santé public et le personnel d’ONG sont ciblés par ces sensibilisations et formations.

Les soins aux enfants

Burkina Faso
Madagascar
Niger
Sénégal
Suisse

Détresse : Des enfants atteints de lourdes pathologies sont privés de soins, leur famille ne disposant pas de moyens suffisants pour leur traitement. 

Ce que l’on sait : En raison de barrières économiques et géographiques notamment, l’accès à la santé n’est pas assuré. Issus de familles démunies, beaucoup d’enfants victimes de graves pathologies ou de brûlures, cardiaques, infirmes ou mutilés restent sans soins, faute de moyens. Sentinelles facilite leur accès aux services de santé.

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Soins sur place

Après une enquête sociale approfondie, Sentinelles s’assure de la prise en charge médicale et chirurgicale des enfants et privilégie les prises en charge locales. En fonction des options disponibles, les soins sont assurés sur place par des professionnels de la santé ou lors de missions chirurgicales dans l’ensemble des pays où nous sommes actifs.

Suivi

Lorsqu’un enfant est pris en charge, son suivi médical et social se poursuit sur son lieu de vie aussi longtemps que sa situation l’exige. Lorsque qu’il est rétabli, nous veillons à sa scolarisation ou à sa formation professionnelle.

Sensibilisation et prévention

Différentes actions de sensibilisation et de prévention sont organisées par nos équipes auprès des acteurs de la santé, de la population, des autorités civiles et religieuses.

Découvrez plus en détails ces différentes actions à travers nos programmes.

Les filles et femmes en situation de vulnérabilité extrême

République démocratique du Congo

Détresse : La situation de pauvreté extrême du pays a détruit la solidarité et incité de nombreux hommes à abandonner leurs familles, laissant derrière eux femmes et enfants, parfois nés de viol. Les nourrir devient alors un défi quotidien et les seuls moyens de subsistance pour ces mères sont d’offrir leurs bras pour des revenus souvent misérables. Brisées physiquement et moralement, elles luttent pour leur survie et celle de leurs enfants. D’autres sont incarcérées avec leurs enfants, le plus souvent pour des délits en lien avec leurs conditions de vie.

Ce que l’on sait : Les femmes que Sentinelles accompagne vivent dans le plus grand dénuement, en région rurale, dans un rayon d’une soixantaine de kilomètres autour de la ville de Bukavu dans le Sud-Kivu. La mise en œuvre d’activités génératrices de revenus (AGR) leur permet progressivement de faire face aux besoins de leur famille. 

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Actions en République démocratique du Congo

Volet soins et social :

Toujours orientées vers l’autonomie des familles à moyen ou long terme, les prises en charges individuelles comprennent soins médicaux et accompagnement psychologique, soutien alimentaire ponctuel, aide au logement (aménagement, réhabilitation et/ou reconstruction des huttes), activités génératrices de revenus, scolarisation des enfants et formation professionnelle pour les jeunes ayant terminé leurs cursus scolaires ou n’ayant jamais été scolarisés.

Volet social en milieu carcéral :

La situation particulièrement désastreuse des détenus à la prison centrale de Bukavu nous a conduits à ouvrir, pour les femmes et leurs enfants, un programme de soutien nutritionnel, médical et social durant leur incarcération, ainsi qu’une aide à la réinsertion à leur libération. Dans cette optique, Sentinelles propose un accompagnement psychologique individuel et groupal, des ateliers de formation et des permanences sociales. Les enfants ont accès à la scolarisation ou bénéficient d’activités socio-éducatives par notre assistance sociale dans le jardin d’enfants que nous avons créé.
(Projet soutenu par la Chaîne du bonheur)

Femmes et jeunes filles souffrant de fistules obstétricales

Burkina Faso

Détresse : Les fistules vésico-vaginales (FVV) et/ou recto-vaginales (FRV) sont des lésions de la vessie, de l’urètre, des uretères, du vagin et parfois du rectum provoquant des pertes continues ou intermittentes d’urine et/ou de selles. Elles sont dues principalement à un accouchement prolongé, parfois de plusieurs jours, sans assistance médicale, ou lorsqu’une césarienne est pratiquée trop tardivement. Elles peuvent être aussi la conséquence de mutilations génitales et de mariages précoces.

Ce que l’on sait : Dans la plupart des cas, l’enfant meurt et la femme souffre ensuite d’une incontinence permanente. Une femme souffrant de fistule ne se rend pas spontanément dans un centre de santé ; elle cache son problème en vivant dans l’isolement et parfois la honte. Nombreuses sont les personnes qui croient que cette « maladie » n’est pas guérissable et la vivent comme une punition. Les femmes atteintes de fistule sont souvent rejetées par leur mari et par la communauté. Elles vivent alors en marge de la société ; cela impacte également leur situation économique alors qu’elles peuvent être guéries.

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Soins sur place :

Notre Centre d’accueil de Ouagadougou pour les enfants atteints de noma héberge également les femmes et leurs accompagnantes durant la période post-opératoire, pour une durée d’un mois ou plus suivant les cas.

Prise en charge chirurgicale :

Sentinelles apporte son aide aux femmes afin qu’elles puissent accéder à une opération chirurgicale de FVV/FRV et bénéficier d’un accompagnement médical et psychologique tout au long du séjour hospitalier et pendant toute la période post-opératoire, jusqu’à la guérison.

Volet social :

Lors de leur convalescence à notre Centre d’accueil, les femmes ont accès à des formations telles que la cuisine, la fabrication de savon, la gestion d’un petit commerce, en vue de la mise en place d’activités génératrices de revenus (AGR) qui faciliteront leur réinsertion sociale, familiale et économique. Elles y bénéficient également de séances de sensibilisation à l’hygiène et à la nutrition. A la fin du suivi médical, si la femme est déclarée guérie, elle emporte un kit qui lui permettra de démarrer une AGR.

Sensibilisation et prévention :

Le programme de lutte contre les fistules obstétricales veut briser le tabou par une sensibilisation élargie, faite en priorité dans les villages, les Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) et les Centres Médicaux (CMA), lorsque cela est possible. Nos collaborateur·trice·s tentent de lever les croyances négatives qui pèsent sur ce mal. Le témoignage d’une femme guérie de sa fistule est souvent sollicité et s’avère efficace pour la prévention. Ces campagnes de sensibilisation et de prévention se font également par des projections du film « La fistule de Dagouba » réunissant des centaines de personnes par séance et par des messages de prévention et de détection des fistules obstétricales diffusés sur des radions communautaires.

Protection de l’enfance

Colombie

La détresse : L’activité minière et en particulier l’extraction de charbon est la principale ressource de la région d’Amaga, dans le département d’Antioquia, en Colombie. Malgré les actions gouvernementales en vue de la légalisation des exploitations et de la protection des mineurs, cette activité reste en partie informelle. Le non-respect du droit du travail, les accidents et l’instabilité économique entraînent de graves problèmes sociaux pour les familles de la région, région en proie également à des violences en lien avec le micro-trafic de drogue et la présence de bandes criminelles. Certains enfants se trouvent en situation de maltraitance ou victimes de négligences; et leurs droits fondamentaux ne sont pas respectés. Leurs mères affrontent elles-mêmes de graves difficultés financières et psychosociales.

Ce que l’on sait : Seule structure d’accueil dans la région, notre Foyer reçoit dans un environnement bienveillant et professionnel des enfants et adolescents en grande difficulté. Nos objectifs sont de leur offrir un accompagnement psychologique et médical, de garantir leurs droits fondamentaux, de favoriser leur socialisation et de recréer et/ou renforcer la relation parent-enfant. Les actions s’étendent ainsi à leurs familles, en vue de leur retour dans un environnement favorable.

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Certains enfants de la région des mines de charbon au sud-ouest du département d’Antoquia se trouvent en situation de maltraitance ou de violation de leurs droits dans leur milieu familial et social. De leur côté, des mères et des familles vulnérables voient leurs conditions de vie parfois gravement altérées.

Lutte contre les abus sexuels :

La grande majorité des filles et des garçons accueillis au Foyer ont été abusés par une personne de leur entourage proche. La psychologue de la Fondation Lucerito, partenaire de Sentinelles, suit les enfants souffrant de traumatismes et offre des thérapies individuelles et/ou de groupe de manière régulière et dans un cadre sécurisant afin de soutenir les enfants et leurs mères/familles.

 

Aides individuelles :

Nous secourons et suivons des enfants dans leur environnement et leur assurons de fréquentes visites là où ils grandissent. L’aide individuelle peut également prendre la forme d’un soutien et d’une orientation dans les démarches administratives ou encore dans l’orientation professionnelle et la recherche d’emploi.

Les enfants talibés

Sénégal

La détresse : Les enfants talibés sont confiés par leurs parents à un maître coranique (marabout), responsable d’un daara (école coranique), afin que ce dernier prenne en charge leur éducation religieuse. Une fois entré dans un daara, l’enfant devient talibé et vit dans le daara sous l’entière responsabilité du marabout, qui détient tous les droits sur lui.

Ce que l’on sait : Les enfants talibés sont principalement des garçons âgés de 5 à 15 ans, issus de familles pauvres, souvent rurales. En échange de leur intégration dans le daara et de leur éducation, les talibés doivent effectuer des travaux domestiques et sont généralement forcés de mendier dans les rues afin de subvenir à leurs besoins, à ceux du marabout et de sa famille. Ils sont parfois soumis à des châtiments corporels sévères et à la négligence.

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Notre action au Sénégal

Suivi sur place :

Sentinelles mène ses activités dans plusieurs daaras de Mbour (région dans l’ouest du Sénégal), en proposant aux marabouts un appui pour le suivi médical ainsi que pour la scolarisation ou l’alphabétisation des talibés. Dans une démarche durable, Sentinelles développe des projets de maraîchage et d’élevage, afin que les marabouts puissent assurer les soins et l’éducation des talibés par leurs propres moyens. Nous travaillons aussi en collaboration avec différents acteurs de la communauté pour leur permettre de s’impliquer dans la surveillance de la bientraitance envers les enfants. Le voisinage, les délégués de quartier, les doyennes de quartier (badjenu gokh), les mamans daaras, les postes de santé… tous sont impliqués dans le suivi des talibés. Ceci favorise le maintien à long terme du respect des conditions de vie des talibés, même après le départ de Sentinelles.

Sensibilisation et prévention :

En parallèle aux activités dans différents daaras, Sentinelles organise des campagnes de sensibilisation à la maltraitance et, au cas où celle-ci advient, dénonce le ou les responsables auprès des autorités compétentes. Pour les enfants talibés victimes de violence, Sentinelles met en place un suivi médical et/ou social. Une fois soignés, nous mettons en place un projet social, éducatif et scolaire dans leurs familles. Des visites trimestrielles sont effectuées pour veiller à la bonne évolution de leur situation.

Les enfants conducteurs d’aveugles

Sénégal

Détresse : Les enfants dès l’âge de 3 ou 4 ans issus de famille dont un ou les deux parents sont aveugles sont contraints à les prendre en charge et à se débrouiller pour accéder à des biens de première nécessité pour eux-mêmes et leur famille. Vivant souvent dans une grande précarité, ils deviennent comme le nom du programme l’indique, « conducteurs d’aveugles », et accompagnent leurs parents pour mendier dans la rue. 

Ce que l’on sait : Cette situation empêche leur scolarisation, les prive d’une enfance insouciante et les conduit parfois à la délinquance.  

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Action sur le terrain :

Sentinelles propose un accompagnement sur mesure, parfois à long terme, afin de garantir une amélioration pérenne des conditions de vie des bénéficiaires et de leur famille grâce à la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus.

Action et sensibilisation :

Des suivis individuels des enfants conducteurs d’aveugles sur les plans de l’éducation, de la formation, des soins médicaux et de l’intégration sociale sont mis en place lors des visites à domicile, toujours en étroite collaboration avec les familles. Certaines d’entre elles, particulièrement vulnérables, bénéficient d’une aide alimentaire temporaire.

Soutien alimentaire

Burkina Faso
Madagascar
Niger
République démocratique du Congo

A travers les volets sociaux de chacun de nos programmes, nous veillons au droit à l’alimentation. En fonction des besoins, nous orientons les enfants vers des centres de récupération nutritionnelle ou leur offrons un soutien alimentaire avec, en parallèle, le développement d’activités génératrices de revenus, dans la perspective de l’autonomie.

Burkina Faso

Le Burkina Faso en chiffres :

Population : 20,5 millions d’habitants
Taux de fécondité : 5.2 naissances par femme
Taux de mortalité infantile (avant 5 ans) : 76 pour mille
Taux d’alphabétisation des 15 à 24 ans : 47% pour les hommes et 33% pour les femmes

En 2020, le classement du PNUD inscrit le Burkina Faso au 182ème rang sur 189 pays, en fonction de l’indice de développement humain (IDH). Si le pays a « gagné » un rang depuis 2015, plus de 40 % de sa population vit toujours au-dessous du seuil de pauvreté. Le taux d’accroissement de la population de 3,1% par an reste parmi les plus élevés au monde avec un nombre moyen de 5,2 enfants par femme et une espérance de vie estimée à 56,7 ans. La proportion d’enfants de zéro à quinze ans est estimée à 47,4 % et celle de moins de cinq ans à 18,1%.

Les mères et les enfants constituent les groupes de population les plus vulnérables. En 2015, seules 66% des naissances ont été assistées par un professionnel de la santé qualifié. Le ratio de la mortalité maternelle avec 371 décès de femmes survenant pendant la grossesse, l’accouchement ou au cours des 6 semaines suivant la naissance de l’enfant pour 100’000 naissances et le taux de natalité moyen chez les jeunes filles de 15 à 19 ans de 132 pour 1000 femmes, sont parmi les plus élevés au monde.

Selon l’enquête nutritionnelle de 2020, près de 10% de la population souffre de malnutrition aigüe et un quart de la population de malnutrition chronique (24,9 %). Les régions les plus touchées par la malnutrition demeurent le Sahel, le Centre-Nord et l’Est. Au Burkina Faso, plus d’un tiers des décès des enfants de moins de cinq ans est attribuable directement ou indirectement à la malnutrition. L’évaluation de la situation nutritionnelle des femmes en âge de procréer est également préoccupante avec une prévalence de la malnutrition aiguë élevée de 4,1% selon le périmètre brachial et de 9,0% selon l’indice de masse corporelle.

La situation sécuritaire a continué à se dégrader ces dernières années en raison de la présence de groupes armés radicaux dans la région du Sahel, en particulier au Burkina Faso avec un impact de plus en plus important sur les populations. Selon OCHA, 2020 a été l’année la plus difficile sur le plan de la situation humanitaire en comparaison aux dix dernières années. Les mauvaises conditions se sont accumulées pour les populations déjà vulnérables : insécurité, conflits communautaires, insécurité alimentaire et nutritionnelle, inondations et vents violents, COVID-19 et ses mesures restrictives. De 614’000 personnes déplacées internes (PDI) en janvier 2020, le Burkina Faso en comptait au 31 décembre de la même année 1,074 million, soit un accroissement de 75%, et plus de 1’368’164 en juillet 2021. La tendance à l’arrêt des formations sanitaires ou à leur fonctionnement à minima est restée quasiment la même tout au long de 2020, avec une moyenne de 1 million de personnes constamment privées de l’accès aux soins de santé. Cette même constance a été observée aussi dans la fermeture des écoles du fait des violences et au 5 décembre 2020, le gouvernement a dénombré 2 169 établissements fermés, affectant 306 946 élèves. Les résultats de l’exercice du cadre harmonisé de novembre 2020, ont montré qu’au niveau national 2,02 millions de personnes étaient en crise alimentaire en situation courante et 2,86 millions de personnes en situation projetée (Juin à août 2021).


Faits & Chiffres

Faits et chiffres en 2020 du programme « Noma » au Burkina Faso

Sentinelles a secouru 204 enfants, adolescents et adultes, dont :
  • 85 enfants, adolescents et adultes atteints de noma
  • 56 nouveau-nés et enfants atteints de fentes labio-maxillo-palatines
  • 58 enfants et adultes souffrant d’ostéites (infection de l’os), de tumeurs, de brûlures ou d’autres affections touchant le visage
  • 5 enfants et jeunes souffrant de cardiopathie
  • 3 nouveaux dossiers ont été ouverts au cours de l’année et 10 dossiers ont été fermés, dont 2 perdus de vue et 8 arrivés au terme de leur suivi médico-social.

En 2020 – Sentinelles a sensibilisé 323 agents de santé de 153 centres de santé et de promotion sociale (CSPS)

Équipes de travail

À Ouagadougou et Fada N’Gourma : 12 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 responsable local pour les programmes noma et FVV/FRV (jusqu’en octobre : 1 responsable local par programme)
  • 1 assistant administratif, 2 infirmiers, 1 assistant social, 2 animatrices, 1 chauffeur, 2 cuisinières, 2 gardiens à Ouagadougou (et jusqu’en octobre : 2 gardiens à Fada).

À Lausanne : 4 collaborateur·trice·s

  • 1 responsable des programmes noma et FVV/FRV à 100%
  • 2 collaborateur·trice·s bénévoles
  • 1 collaborateur·trice du Programme Soins aux enfants et 1 collaborateur·trice du Programme Secours aux enfants atteints de noma au Niger travaillent en collaboration étroite avec ce programme.

Dépenses en 2020

CHF 231’504

Faits et chiffres du programme Les femmes souffrant de fistules obstétricales

Sentinelles a secouru 111 femmes qui ont été suivies durant les différentes étapes de leur prise en charge

  • 10 femmes ont été dépistées : 5 souffrants de fistules vésico-vaginales (FVV) ou de fistules recto-vaginales (FRV) et 5 de prolapsus ; elles ont bénéficié de l’ouverture d’un dossier individuel
  • 9 femmes ont été opérées et accompagnées lors d’une mission opératoire. 5 d’entre elles souffraient de FVV/FRV et 4 de prolapsus
  • 15 femmes ont bénéficié de suivis postopératoires
  • 2 femmes ayant subi une dérivation urinaire entre 2004 et 2016 ont été suivies
  • 8 femmes ont été déclarées guéries et leur dossier médical clos
  • 28 femmes ont bénéficié d’un suivi social et d’une mise en place d’activités génératrices de revenus
  • 55 femmes sont en attente d’une intervention à fin 2020

Équipes de travail

À Ouagadougou et Fada N’Gourma : 12 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 responsable local pour les programmes noma et FVV/FRV (jusqu’en octobre : 1 responsable local par programme)
  • 1 assistant administratif, 2 infirmiers, 1 assistant social, 2 animatrices, 1 chauffeur, 2 cuisinières, 2 gardiens à Ouagadougou (et jusqu’en octobre : 2 gardiens à Fada).

À Lausanne : 4 collaborateur·trice·s

  • 1 responsable des programmes noma et FVV/FRV à 100%
  • 2 collaborateurs bénévoles
  • 1 collaborateur du Programme Soins aux enfants et 1 collaborateur du Programme Secours aux enfants atteints de noma au Niger travaillent en collaboration étroite avec ce programme.

Dépenses en 2020

CHF 231’504


Nos Partenaires

Centres médicaux -Hôpitaux au Burkina Faso

  • Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouedraogo (CHUYO),
  • Centre Médical Pédiatrique Persis,
  • Centre Médical Protestant Schiphra, Ouagadougou
  • Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (CREN).
  • Morija
  • Centre Hospitalier Régional (CHR) de Fada N’Gourma
  • Centre médical de Béthanie de Fada N’Gourma
  • Nombreux CMA et CSPS de la région de l’Est et du centre

Associations et autres organisations

  • Association Persis Valais et Persis Burkina
  • Bilaadga
  • FAMOG
  • Fondation Hymne aux enfants
  • Hôpital Charles de Gaulle
  • La Chaîne de l’Espoir, France
  • La Voix du Paysan, radio Manedga, radio Salaki
  • Secours Dentaire Burkina Faso (SDBF), Ouagadougou
  • Facilités financières + partenariat technique
  • Agence de la coopération suisse et consulat suisse à Ouagadougou.
  • Association Ensemble pour Eux (EPE)
  • Association Physionoma

Hôpital Saint Camille de Ouagadougou, Dr Moussa Guiro

Colombie

Localisée à l’extrême Nord-Ouest de l’Amérique du Sud, la Colombie connecte l’Amérique centrale (Panamá) à l’Amérique du Sud (Pérou, Brésil, Équateur et Venezuela) et a accès aux côtes Pacifique et Caraïbe. Le pays compte 50 millions d’habitants, sur un territoire d’un million de km2, se concentrant sur la côte Pacifique et dans les Andes, en particulier dans les cinq grandes villes : Bogotá, Medellín, Cali, Barranquilla et Cartagena.

Sur le plan économique, la Colombie est en croissance, même si les inégalités persistent. Le taux de chômage atteint 13%. Une grande partie du pays vit de l’économie informelle et, selon le Département des statistiques DANE, 40% de la population vit en situation de pauvreté.

L’histoire du pays est marquée par la violence : assassinats politiques, coups d’État, formation de groupes d’auto-défense, juntes militaires. En 1948, l’assassinat de Gaitán mène à 10 années de violences entre le parti libéral, plutôt à gauche, et le parti conservateur, plutôt à droite.

De cette époque naît le débat entre la répartition, le partage et l’usage de la terre. Problématique qui se poursuit encore aujourd’hui. Les violences se sont renforcées par le trafic de cocaïne et d’armes dans les années 80-90. Les différents cartels contrôlent des régions entières, tandis que les milices d’auto-défense de droite en contrôlent d’autres. Cette violence s’épanouit dans les zones les plus pauvres du pays, où la moitié de la population vit dans un grand dénuement. Les cartels ont le contrôle de toute la chaîne de production, de la culture de la plante (la coca) jusqu’à l’exportation aux pays consommateurs. Actuellement, environ 70% de la production de cocaïne vendue dans le monde provient de Colombie.

En 2016, suite à 50 ans de guerre civile, un accord de paix entre l’Etat et la guérilla communiste FARC est finalisé. 5 ans après la signature des accords, les points cruciaux restent toutefois en suspens (réforme rurale, réinsertion socio-économique des ex-guérilleros, substitution des cultures illicites, réconciliation et réparation aux victimes).

Contexte local d’intervention

Sentinelles est active dans la région andine du sud-ouest du département d’Antioquia, où les opportunités de travail sont rares. Sans accès à l’éducation, la possibilité de se consacrer à une activité autre que l’exploitation du charbon est très faible. Ce contexte de pauvreté et de violence pousse Sentinelles à secourir des enfants et des femmes à l’abandon et gravement maltraités en leur proposant une aide adaptée qui favorise l’échange, la confiance et l’engagement.

En savoir plus sur notre action

Sentinelles a secouru 76 enfants, adolescents et adultes, dont :

Le volet secours et accompagnement : au Foyer d’Amagá – Minas

  • 22 enfants et leurs familles ont bénéficié d’un accueil et d’un suivi psycho-social
  • 3 enfants accueillis en foyer de jour
  • 3 enfants présentant de graves difficultés d’apprentissage ont participé au programme étatique de renforcement scolaire
  • 2 jeunes filles ont bénéficié d’un suivi psychiatrique

Le volet : Prise en charge des victimes d’abus sexuel

  • 4 jeunes filles ont bénéficié d’une thérapie

Le volet : Aides individuelles

  • 20 familles ont reçu un accompagnement régulier dans leur milieu de vie (9 enfants, 8 jeunes adultes et 13 adultes)

Soutien aux familles durant la crise du Covid-19

  • 68 familles ont été soutenues, soit environ 400 personnes
  • 26 familles ont été soutenues hors programme en mars et avril

Équipes de travail

À Minas (Antioquia) :
  •  7 collaborateur·trice·s locaux et une comptable professionnelle ponctuelle
À Lausanne :
  • 1 responsable des programmes à 60%

Dépenses en 2020

CHF 136’183

Nos partenaires
  • Fondation Lucerito
  • Fondation Pasión & Corazón
  • Servicio Nacional de Aprendizaje – SENA
  • Organización AIESEC
  • Federación de ONG de Antioquía
  • Hogar Juvenil Campesino y Minero de Amagá
  • Fondation Patronato
  • Nueva Era

Madagascar

État insulaire d’Afrique australe situé dans l’océan Indien, séparé du continent par le canal du Mozambique et s’étendant sur plus de 587’000 km², Madagascar est la 5èmeplus grande île de la planète. Classé au 164ème rang sur 189 dans la dernière mise à jour de l’indice de développement humain (IDH) par le PNUD, le pays se trouve dans une situation de grande pauvreté structurelle. Sa population est estimée à 26,9 millions d’habitants dont 75% vit avec moins de 1.90 dollars PPA par jour (parité de pouvoir d’achat).

La grave crise politique qu’avait traversée le pays à partir de l’année 2009 avait provoqué une diminution des investissements étrangers et des apports de fonds de développement des bailleurs usuels, la fermeture de nombreuses entreprises et, par conséquent, accru l’appauvrissement d’une frange très importante de la population.

Le retour à l’ordre constitutionnel et celui des partenaires internationaux a eu lieu en 2014 avec l’élection de Hery Rajaonarimampianina. Controversé tout au long de son mandat, il n’a pas réussi à sortir le pays de sa situation. Il a été battu au premier tour de la présidentielle de 2018 par les deux anciens chefs d’État protagonistes de la crise de 2009. C’est Andry Rajoelina qui est à nouveau à la tête du pays, depuis janvier 2019. Ce dernier a, depuis, vu son pouvoir se renforcer considérablement avec l’élection de ses partisans aux niveaux communal et législatif, ainsi qu’au sein d’autres institutions.

Bien que l’économie nationale ait connu une reprise suite à ce retour à l’ordre et à une transition pacifique, les conditions de vie de la majorité des Malgaches restaient extrêmement précaires avant la pandémie de coronavirus. Avec cette dernière, elles ont nettement empiré.

Plus d’un quart des enfants en âge d’aller à l’école non scolarisés, des routes sans entretien, des systèmes de santé, de distribution d’eau et d’électricité déficients, une situation sécuritaire déplorable sont autant de freins au développement du pays. L’accès à une alimentation suffisante, à l’eau, aux soins, à l’éducation et au logement reste ainsi très difficile. La réalité de nombre d’enfants et adolescents est déterminée par l’analphabétisme, le faible niveau de scolarité, le travail précaire dans l’économie informelle, la rupture sociale et familiale et la délinquance. Les jeunes filles, les femmes et leurs enfants sont particulièrement vulnérables face à cette situation et en sont les premières victimes. Le pays compte un nombre extrêmement élevé de familles monoparentales. Bien souvent, des mères seules se retrouvent sans solution pour subvenir aux besoins de leur famille.

En savoir plus sur notre action

Faits et chiffres des actions de suivi socio-médical

Sentinelles a secouru plus de 540 personnes (plus de 2’700 personnes ont bénéficié de nos actions) dans le cadre de nos différents programmes

Équipe de travail

 À Madagascar : 43 collaborateur·trice·s locaux

2 coordinatrices, 4 assistants sociaux responsables de programme, 11 assistants sociaux, 3 éducateurs, 2médecins, 1 kinésithérapeute, 6 animateurs et formateurs, 1 enseignant, 1 avocate, 2 intendantes, 1secrétaire, 1 comptable, 1 agent de micro-crédits, 2 chauffeurs, 3 gardiens, 2 gardiens suppléants.

 À Lausanne : 4 collaborateur·trice·s

  • 1 responsable de programme à 80%
  • 1 collaboratrice administrative à temps partiel
  • 1 comptable bénévole à temps partiel.

Dépenses en 2020

CHF 357’235



Volet Soins aux enfants
  • 72 enfants issus de 70 familles ont bénéficié du programme de soins
  • 8 enfants ont été opérés, 2 enfants présentaient des malformations qui ont été traitées par plâtre
  • 30 enfants ont été suivis en rééducation au cabinet de kinésithérapie de Sentinelles. La régularité des séances de kinésithérapie à notre cabinet a été perturbée plusieurs mois à cause de la situation sanitaire. Pour réduire les risques de régression, notre kinésithérapeute a transmis aux familles les exercices à pratiquer à domicile
  • 29 nouveaux appareillages ont été fournis dont 15 paires de chaussures renforcées ou orthopédiques
  • 61 enfants ont suivi la pesée, 64 ont bénéficié du programme de récupération nutritionnelle. Parmi ces derniers, 13 y ont été intégrés car en état de malnutrition plus ou moins sévère. Les autres devaient atteindre le poids idéal pour subir une intervention chirurgicale ou récupérer après celle-ci
  • 92 enfants et jeunes ont bénéficié d’une aide scolaire
  • 5 jeunes et mamans ont suivi une formation professionnelle
  • 4 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 57 personnes membres des familles ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé. Il y a eu 8 hospitalisations
  • 32 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire
  • 11 dossiers ont pu être fermés
Ce programme était financé par la Fondation Gertrude Hirzel depuis le 1er mai 2019 ; il s’est poursuivi jusqu’à la fin du mois d’avril 2020.

Volet Droit d'être
  • 24 familles, pour la plupart nombreuses, vivant dans un grave dénuement, ont été suivies ; elles ont toutes bénéficié de soutiens alimentaire, médical et psychosocial. 8 familles en voie d’autonomie ont encore bénéficié d’une aide scolaire uniquement
  • 17 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé, dont 1 psychologique. Il y a eu 7 hospitalisations
  • 46 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 7 en internat
  • 11 personnes ont suivi une formation professionnelle, dont 5 en internat
  • 2 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 1 aide au logement a été octroyée
  • 17 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire
  • 1 dossier a pu être fermé.

Dispensaire d’Antohomadinika

  • 1’409 familles (6’616 personnes) étaient inscrites à la mutuelle du dispensaire
  • 1’862 personnes dont 853 enfants ont consulté au dispensaire et ont été suivies médicalement
  • D’ordinaire plus de 1’000 femmes prennent part au programme de planification familiale ; malheureusement cette année une pénurie des produits contraceptifs a empêché cette activité
  • 34 femmes ont suivi des consultations prénatales et 38 nouveau-nés ont été examinés en consultations postnatales
  • 18 enfants ont été suivis au niveau pondéral. Le programme de récupération nutritionnelle pour ces derniers a, quant à lui, été assuré par Action contre la Faim
  • A cause de la situation sanitaire, les traditionnelles journées de consultations données dans une crèche voisine (Oasis) n’ont pu avoir lieu. Il n’y a pas eu de visites à domicile.
  • Réalisation de 4 sessions d’éducation sanitaire, dont 2 portaient sur la Covid 19. Les campagnes de vaccination contre la poliomyélite, en collaboration avec le Ministère de la Santé, n’ont pu être organisées à cause du contexte sanitaire lié au Covid 19.

La maison d’accueil

Plusieurs familles y ont fait étape pour une durée de plusieurs jours à plusieurs mois. 41 enfants, jeunes et femmes y ont séjourné pour des raisons de santé, de formation, par mesure de protection ou en attente d’une solution durable. Durant les périodes de vacances, les jeunes placés en internat, faute d’autres lieux d’accueil, sont venus s’y ressourcer et ont pris part aux diverses activités mises en place.

L’atelier de formation d’Ambohidahy

  • 15 personnes ont suivi les cours de couture, de tricotage et de cuisine
  • 16 familles ont suivi le cours de gestion individualisé en vue de lancer une activité génératrice de revenus

Petits Cours

Durant l’année scolaire 2019-2020, 20 enfants et jeunes ont suivi des cours d’appui ou de remise à niveau, 5 parmi eux étaient seulement de passage. Parmi les 15 élèves qui ont été réguliers, 4 ont pu être intégrés à l’école publique, 3 sont en formation ; 4 poursuivent le cours et 4 se sont désistés
Le Petit Cours n’a pas pu fonctionner pendant les quelques mois de fermeture des établissements scolaires décrétés par le Gouvernement. Malgré cela, les résultats ont été jugés globalement satisfaisants par notre enseignant.

Les permanences sociales et médicales, visites à domicile et généralités

  • 3’365 consultations médicales
  • La pénurie de produits contraceptifs a empêché la réalisation du programme de planification familiale
  • 88 enfants ont été placés sous surveillance pondérale, dont 20 enfants malnutris qui ont intégré notre programme de récupération nutritionnelle. Notre médecin a jugé bons mais néanmoins insuffisants les résultats de ce programme. Les conséquences de la situation provoquée par la pandémie sont évoquées comme raisons principales de ce constat (absentéisme)
  • Plus de 42 tonnes de produits alimentaires, plus de 18’000 pièces de savon, plus de 14 tonnes de charbon et 203 couvertures ont été écoulées pour les enfants en récupération nutritionnelle, les familles sous soutien alimentaire, la maison d’accueil, la prison et les élèves des ateliers de formation et du Petit Cours de Sentinelles
  • 3 semaines de campagnes de sensibilisation et prévention santé ont été réalisées par nos médecin. 5 autres sessions de sensibilisation dont 2 portants sur le covid 19 ont été réalisées.
  • 260 journées de permanence sociale ont été effectuées dans nos locaux
  • 752 visites ont été faites auprès des familles pour leur suivi psychosocial ; plus de 29’680 km ont été parcourus.

Volet Réinsertion sociale et familiale

Centre de rééducation d’Anjanamasina Mandrasoa (CRM) – (jeunes garçons)

Dans le Centre
  • 85 garçons pris en charge ; tous ont bénéficié des activités socio-éducatives et culturelles mises en place par Sentinelles
  • 36 journées de sociale au Centre
  • 2’107 déplacements au Tribunal pour enquête ou audience, tous pris en charge par Sentinelles ; 191 jeunes ont été libérés (certains ont été pris en charge par Sentinelles au moment de leur sortie seulement)
  • 103 examens somatiques ont été effectués hors du Centre.
Nous n’avons pas pu intervenir au sein du CRM durant 5 mois, d’avril à août, à cause des restrictions sanitaires liées au Covid 19.
Hors du centre
  • 150 jeunes libérés et leurs familles ont bénéficié d’un suivi psychosocial
  • 213 enfants ont bénéficié (ou bénéficient encore) d’une aide scolaire. (Parmi eux, 34 sont des jeunes qui sont passés par le centre de rééducation et 166 font partie de leur fratrie ; 23 d’entre eux étudient en internat)
  • 38 jeunes ont suivi (ou suivent encore) une formation professionnelle, dont 17 en internat
  • 16 jeunes sont déjà entrés dans le monde du travail par le biais d’une formation professionnelle, d’une activité génératrice de revenus ou d’un kit de départ
  • 8 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 20 familles ont bénéficié d’aides au logement. Parmi celles-ci, 7 constructions ou réparations de maisons, 3 aides au loyer et 10 dotations d’équipements et de matériel (mobilier, matelas, ustensiles, etc.)
  • 91 familles en situation précaire ont bénéficié d’un soutien alimentaire temporaire, ainsi que les 23 jeunes en internat
  • 16 enfants et 2 mamans ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 2 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé, 3 d’un suivi neurologique et 3 personnes ont été hospitalisées
  • 4 démarches de jugement supplétif en vue d’obtenir des actes de naissance ont été lancées et sont encore en cours.
  • 43 dossiers ont pu être fermés cette année.

Maison centrale d’Antanimora (Jeunes filles mineures, femmes enceintes et femmes incarcérées avec leur enfant)

Dans la prison
  • 20 jeunes filles mineures au moment de leur incarcération, dont 10 nouvelles entrantes, ont été suivies ; toutes ont bénéficié d’un appui alimentaire, médical et matériel, d’un suivi de leur situation juridique et ont pris part aux activités socio-éducatives, culturelles et de formation mises en place par Sentinelles. 9 d’entre elles sont passées en audience au tribunal et 11 ont été libérées
  • 1 enfant de fille mineure incarcérée a été pris en charge et accueilli dans notre jardin d’enfants (voir plus bas)
  • 24 journées de permanence sociale pour les filles ont été réalisées au sein de la prison
  • 9 séances de sensibilisation portant sur différents thèmes ont eu lieu
  • 60 consultations médicales effectué par notre médecin
  • 2 filles ont bénéficié d’un suivi de grossesse. Elles ont accouché après leur libération.
Hors de la prison
  • 43 jeunes filles et leurs familles ont été suivies à l’extérieur de la prison
  • 44 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire
  • 2 jeunes ont suivi une formation professionnelle
  • 7 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 9 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 2 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé
  • 3 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 21 dossiers ont pu être fermés

Enfants incarcérés avec leur maman et femmes enceintes

Dans la prison
  • 48 mamans avec leurs 48 enfants, 34 femmes enceintes et leurs 16 nouveau-nés, ainsi que 5 autres enfants de détenues ayant effectué un court séjour ont été pris en charge
  • 70 enfants ont été accueillis au jardin d’enfants. Ceux de plus de 18 mois devant sortir conformément à la loi ont été accueillis par leur famille ou placés dans une structure adéquate. Parmi eux, 22 ont été accueillis par les Sœurs de Saint-Maurice dans leur centre situé près de la prison
  • 27 journées de permanence sociale pour les femmes ont été réalisées
  • 82 mamans ont participé à l’atelier de formation de Sentinelles
  • 9 séances de sensibilisation portant sur différents thèmes ont eu lieu
  • 705 consultations médicales pour les enfants et les femmes à la prison et 22 consultations en dentisterie. 53 enfants ont suivi la pesée, 1 parmi eux a été mis en récupération nutritionnelle. 2 enfants ont été hospitalisés
  • 28 femmes enceintes incarcérées ont bénéficié d’un suivi prénatal (6 parmi elles ont accouché à la maternité d’un hôpital de la capitale pendant leur détention ; elles ont ensuite été sous suivi postnatal à la prison
Hors de la prison
  • 64 mamans et leurs familles ont été suivies
  • 52 enfants ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 18 en internat
  • 4 jeunes membres des familles ou mamans ont suivi une formation professionnelle
  • 15 nouveaux projets d’aide économique (microcrédits) ont été lancés
  • 10 aides au logement ont été octroyées à autant de familles
  • 38 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 17 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle
  • 8 personnes ont bénéficié d’un suivi médical spécialisé. Il y a eu 12 hospitalisations
  • 21 dossiers ont pu être fermés

Le volet « Tovovavy Mendrika » : enfants et jeunes filles ayant subi une agression sexuelle

  • 2 filles victimes d’agression sexuelle ont bénéficié d’un solide suivi psychosocial en accord avec leurs besoins spécifiques. 2 autres filles dont le suivi psychologique est terminé et leur famille en voie d’autonomie ont encore bénéficié de notre appui pour la scolarisation des enfants uniquement
  • 9 jeunes filles et/ou membres de leur fratrie ont bénéficié d’une aide scolaire, dont 4 en internat
  • 2 familles en situation précaire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 2 enfants ont suivi le programme de récupération nutritionnelle.

Niger

Pays d’Afrique de l’Ouest grand comme trente fois la Suisse, peuplé d’env. 24 millions de personnes, le Niger se situe dans la ceinture sahélienne, sans aucun accès à la mer. Trois quarts du pays se situe en zone désertique.

Le pays se place chaque année en bout de liste des indicateurs de développement humain et fait partie des états les plus pauvres de la planète. 80% de la population dépend de l’agriculture, seule une personne sur quatre est alphabétisée et le taux de scolarisation est un des plus bas au monde. En 2020, l’extrême pauvreté touchait plus de 10 millions de personnes soit plus de 40% de la population. L’insécurité alimentaire, la faiblesse du système de santé et le faible niveau d’éducation ne sont que quelques facteurs constitutifs d’une pauvreté endémique.

Le Niger, dont l’économie dépend principalement de l’agriculture, est de plus en plus impacté par le changement climatique qui non seulement diminue fortement les rendements agricoles mais engendre également des événements climatiques extrêmes comme des inondations ou des sécheresses.

Bien que les victimes directes de la pandémie du Covid-19 semblent être peu nombreuses, les conséquences indirectes de la pandémie sont un nouveau coup dur au pays dont le taux de croissance a fortement diminué entre 2019 et 2020.

D’importants problèmes d’insécurité dans les zones Est et Ouest se sont renforcés depuis 2015 avec la présence et la multiplication de groupes djihadistes au Sahel. Régulièrement, le pays est le théâtre d’attaques et de massacres contre les forces de sécurité et les civils. Cela vient fragiliser l’économie et les populations et mettre à mal la sécurité nationale.

Zone de passage privilégiée pour des migrants d’Afrique subsaharienne, le Niger abrite actuellement d’importants camps de réfugiés et des déplacé internes.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres en 2020 du programme « Noma » au Niger

Sentinelles a secouru 300 enfants qui ont été suivies durant les différentes étapes de leur prise en charge

Le volet soins : le centre d’accueil

  • 60 nouveaux enfants atteints de noma ont été pris en charge par nos équipes
  • 29 enfants atteints de noma ont été totalement traités et leur réintégration assurée (dossiers fermés)
  • 28 personnes en moyenne ont séjourné chaque mois au centre (min : 11 en avril, max : 37 en février août et octobre)
  • 183 consultations de dépistage et/ou traitement de gingivite, gingivite nécrosante aiguë, muguet et candidose ont permis d’éviter de possibles cas de noma

Le volet soins : les missions chirurgicales

  • 18 enfants atteints de noma ont été opérés
  • 2 enfants ont été présentés en consultation chirurgicale en prévision de prises en charge complexes
  • 2 enfants qui devaient être transférés en Suisse en 2020 n’ont pu l’être en raison du Covid-19. Leur transfert est repoussé en 2021
  • 1 mission chirurgicale a été réalisée avec 2 partenaires (Hilfsaktion Noma e.V., Interplast Germany e.V.)

Le volet prévention et sensibilisation

  • 7’286 personnes ciblées ont pu être sensibilisées, dans 241 localités en zones rurales comme urbaines (2’498 villageois-e-s, 3’814 représentants religieux, 459 matrones, 233 chefs de village, 272 agents de santé, 10 enseignants) ont assisté à ces séances ;
  • 310 étudiant-e-s issus de 3 écoles de santé ont suivi une formation sur la détection précoce, la prise en charge et la prévention du noma
  • 45 membres du personnel d’ONGs ont été sensibilisés à la détection et la prévention du noma
  • 272 agents de santé issus de plus de 200 structures sanitaires ont été formés à la détection précoce, la prise en charge et la prévention du noma ;
  • 2 spots de sensibilisation radio ont été créés pour être diffusé à large échelle par des radios communautaires pour sensibiliser les populations locales
  • 269 enfants souffrant de gingivites ont été détectés lors des séances de sensibilisation au sein des villages ou quartiers

Volet social : le suivi en brousse

  • 730 visites en brousse ont été effectuées durant l’année
  • 351 ménages ont bénéficié d’un appui de la part de Sentinelles : dont 95 ont bénéficié d’une aide alimentaire, ce qui représente plus de 15 tonnes de mil qui constitue la base de l’alimentation au Niger ;
  • 147 enfants ont été suivis dans leur scolarité ;
  • 6 jeunes ont reçu une aide à la formation professionnelle ;
  • 1 cours de vacances de 4 semaines organisé par Sentinelles a regroupé 25 enfants (appui scolaire), 4 jeunes (formation professionnelle) et 3 enseignants pour les encadrer et les encourager à poursuivre leur scolarité ou formation ;
  • 15 familles de victimes du noma ont bénéficié d’une aide économique pour développer une activité génératrice de revenus en vue de leur autonomisation.

Équipe de travail

Au Niger : 21 collaborateur-trice-s locaux
  • 1 coordinateur terrain
  • 1 assistant administratif
  • 3 responsables des volets soins, sensibilisation et social
  • 3 infirmières diplômées
  • 2 assistants sociaux
  • 1 animateur
  • 3 chauffeurs
  • 2 cuisiniers
  • 2 intendants
  • 3 gardiens
À lausanne : 2 collaboratrices
  • 1 responsable de programme à 100%
  • 1 collaborateur du programme « Soins aux enfants » en lien étroit avec ce programme

Dépenses en 2020

CHF 311’570

Nos Partenaires
  • Human Appeal International (HAI).
  • Niger-Amitié.
  • Association Au Cœur du Niger : scolarisation d’enfants victimes du noma dans l’internat de l’association à Zinder.
  • Association Yara LNC, Internat GRYK, Zinder
  • Centre Bucco-Dentaire de Zinder

Test

Test

République démocratique du Congo

En Afrique Centrale et à cheval sur l’Équateur, deuxième plus grand pays d’Afrique, la République démocratique du Congo abrite une population estimée à 86 millions d’habitants pour une superficie de 2’345’000 km2.

Le pays est classé au 179e rang sur 189 nations à l’indice de développement humain par le PNUD. Selon les données de la Banque Mondiale, environ 64% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Depuis plus de 20 ans, l’Est de la République démocratique du Congo subit les assauts de bandes armées de tous bords, en particulier des interhamwes, groupe génocidaire du Rwanda qui s’est installé dans les forêts du Sud Kivu à la fin du génocide de 1994. Les villages sont pillés et incendiés, les hommes sont massacrés et les femmes subissent des viols et de nombreuses formes de torture. On parle alors du viol utilisé comme arme de guerre.

Bien que le conflit soit officiellement terminé, l’insécurité persiste, en particulier dans la région Nord-Est et au Sud Kivu, lieux de prédilection des bandes armées en raison du sous-sol riche en ressources précieuses et des enjeux miniers internationaux.

Fuyant la misère et en recherche de travail dans les mines, de nombreux hommes désertent leurs familles. Beaucoup décèdent sur place faute de soins médicaux ou sont tués par les bandes armées sévissant dans la région ; d’autres reviennent les poches vides, parfois malades, et incapables de subvenir aux besoins de leur famille. Dans ce contexte sécuritaire, économique et social fortement dégradé, les femmes se retrouvent alors abandonnées avec leurs enfants sans pouvoir subvenir à leurs besoins.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres 2020 du programme « Femmes victimes de violences, abandonnées avec leurs enfants »

Sentinelles a secouru 571 personnes, dont :

Le volet social

  • 63 familles ont reçu un soutien direct, soit environ 383 personnes
  • 13 logements en construction/réhabilitation totale ou partielle
  • 188 enfants scolarisés
  • 13 jeunes ont reçu une formation professionnelle
  • 5 familles ont atteint l’indépendance après un accompagnement de quelques années.

Femmes détenues à la prison centrale de Bukavu et leurs enfants

En avril 2020, début du programme d’aide aux femmes détenues à la prison centrale de Bukavu et à leurs enfants. Toutes et tous bénéficient d’un soutien nutritionnel, médical et social pendant leur incarcération, ainsi que d’une aide à la réinsertion lors de leur libération. Les enfants bénéficient en plus d’une scolarisation ou d’un suivi régulier au sein du jardin d’enfants de la prison, par notre assistante sociale spécialisée. Ce projet est soutenu par la Chaîne du Bonheur

Le volet social : en milieu carcéral

  • 58 détenues et 8 enfants ont reçu un soutien direct
  • 5 enfants scolarisés
  • 23 enfants hors prison, de familles de femmes incarcérées
  • 2 jeunes filles en formation professionnelle
  • 2 femmes ont reçu un accompagnement à la réinsertion.

Équipe de travail

Au Congo : 5 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 administrateur
  • 3 assistantes sociales
  • 1 chauffeur.

À Lausanne : 1 collaboratrice

  • 1 responsable de programme à 40%.

Dépenses en 2020: CHF 133’599


Nos Partenaires

Sénégal

Pays d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal compte plus de 16 millions d’habitants, dont la moitié a moins de 20 ans. Classé au 168ème rang sur 189 en 2019 par le PNUD, avec un indice de développement humain de 0,512, il fait partie des pays avec un développement humain faible tout comme les autres pays de la zone subsaharienne.

Indépendante depuis 1960, la République du Sénégal, dirigée depuis 2012 par le président Macky Sall, a trouvé un certain équilibre et reste l’un des pays les plus stables d’Afrique. Pourtant, il fonctionne à deux vitesses, et des disparités sont encore fortement marquées entre les zones urbaines et rurales. Bien que l’accès aux services de santé soit un des meilleurs d’Afrique de l’Ouest, l’espérance de vie n’est encore que de 63 ans.

L’imprévisibilité des précipitations peut toujours contrarier la production agricole, tandis que les chocs dans les pays voisins (épidémie d’Ebola, recrudescence de l’insécurité au Mali et dans toute la région) pourraient avoir pour conséquence de freiner le tourisme, les échanges et les transports au Sénégal. Le taux de pauvreté atteint 46 % selon les dernières estimations.

Malgré des efforts considérables en termes de budget pour l’éducation, seuls 69 % des enfants sont scolarisés dans le primaire.

La place de l’enseignement coranique comme unique source d’enseignement est encore très prépondérante. En effet, l’école est obligatoire et payante, ce qui a pour conséquences que de nombreux parents des régions défavorisées confient leurs enfants, parfois dès l’âge de 4 ans, à un marabout. Dans le daara, il suivra une instruction religieuse, ainsi que l’apprentissage de l’humilité, du respect, de la persévérance et de la vie en communauté. Cependant avec l’aggravation du contexte économique et l’apparition de nombreux imposteurs et exploiteurs, les conditions de vie de ces enfants sont devenues excessivement difficiles, surtout en milieu urbain. Sans accès aux soins et à l’éducation, le plus souvent forcés de mendier pour se nourrir, ils risquent bastonnades et parfois maltraitances graves s’ils ne rapportent pas quotidiennement une certaine somme d’argent au marabout.

Bien que le Sénégal ait ratifié en 1991 la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) et que la loi du 29 avril 2005 contre la mendicité relative à « la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées et à la protection des victimes de la traite » ait été votée, ces lois et conventions ne sont toujours pas appliquées. Selon respectivement le Partenariat pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue (PARRER) et Human Rights Watch, entre 50’000 et 76’000 enfants mendient sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Les soins aux enfants: 

Issus de familles démunies, beaucoup d’enfants restent sans soins, faute de moyens.

Enfants victimes de graves pathologies, blessés, brûlés, cardiaques, infirmes ou mutilés, ils seront pris en charge par Sentinelles après une enquêtes sociale approfondie ait été faite. Ils seront ensuite soignés, dans la mesure des moyens disponibles, au Sénégal. Afin de responsabiliser la famille, lorsque celle-ci est en mesure de l’apporter, une participation financière est demandée, aussi minime soit-elle.

Nous privilégions toujours les soins effectués sur place, par des chirurgiens compétents, ou lors de missions opératoires organisées par Sentinelles ou des partenaires.

Cependant, les enfants inopérables au Sénégal, en danger de mort parfois, seront transférés en Suisse lorsque c’est possible, en étroite collaboration  avec les spécialistes et hôpitaux concernés (relais avec le programme « Soins en Suisse »).

Lorsqu’un enfant est pris en charge, son suivi médical et social se poursuit sur son lieu de vie aussi longtemps que sa situation l’exige. Lorsque l’enfant est rétabli, nous veillons à ce qu’il puisse être scolarisé ou suive une formation professionnelle.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres des actions en 2020 du programme Enfants conducteurs d’aveugles

1987, ouverture du programme

En 2020

  • 48 familles ont été suivies à Mbour, Kaolack et Fatick soit, 165 enfants
  • 120 enfants scolarisés
  • 15 jeunes en formation professionnelle
  • 23 enfants trop jeunes pour suivre le cursus scolaire.

 

Faits et chiffres des actions en 2020 du programme Enfants Talibés

1987, ouverture du programme. Sentinelles a secouru XXX enfants

En 2020

  • 6 daaras à Mbour ont été suivis au niveau sanitaire, social et éducatif
  • 420 talibés ont bénéficié d’un suivi social, de consultations médicales et de soins lorsque cela était nécessaire
  • 240 talibés ont suivi un cursus scolaire ou des cours d’alphabétisation
  • 6 talibés hors daara ont bénéficié d’un suivi social et/ou médical et/ou d’un retour en famille.

Faits et chiffres des actions en 2020 du programme Soins aux enfants

1987, ouverture du programme. Sentinelles a secouru XXX enfants

En 2020

  • 54 enfants souffrant de pathologies diverses ou de séquelles d’accident suivis
  • Mission chirurgicale avec l’Hôpital universitaire de Genève (HUG) et l’AEMV, en collaboration avec l’Hôpital A. Le Dantec, pour une chirurgie plastique en faveur de 2 jeunes filles âgées de 14 et 15 ans présentant des séquelles graves de brûlures et intervention chirurgicale pour 2 femmes atteintes de tumeur
  • 1 femme atteinte d’une tumeur maxillo- faciale a bénéficié́ d’un transfert en Suisse et d’une intervention chirurgicale
  • 1 enfant guinéenne a été opérée suite à un trauma de l’œil gauche ; elle a également reçu une prothèse.

Équipes de travail

Au Sénégal : 8 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 délégué expatrié
  • 4 assistants sociaux
  • 1 secrétaire comptable
  • 2 gardiens

À Lausanne :

  • 1 responsable des programmes à 60%

Dépenses en 2020 : CHF 221’743


Nos Partenaires
  • Avenir de l’enfant
  • Centre des handicapés de Mbour
  • Handisable
  • RADDHO (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme)
  • AEMO (Action éducative en milieu ouvert), Mbour
  • Marple Afrique Solidarité́, Saly
  • CPRS (Centre de promotion et de réinsertion sociale), Mbour
  • Centre des aveugles de Mbour

Suisse

Programme soins aux enfants en Suisse

La principale pathologie traitée dans ce programme est le noma (voir le Programme noma). En plus de provoquer la mort d’environ 80% des enfants, le noma engendre d’importantes séquelles fonctionnelles, esthétiques et psychologiques et demande, lorsque la maladie a provoqué de graves séquelles, une prise en charge chirurgicale qui permet aux enfants de retrouver un visage harmonieux.

La chirurgie réparatrice qui permet aux enfants de leur restituer un visage inclut la chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, ainsi que la chirurgie maxillo-faciale. Ce traitement demande des moyens techniques et humains très important et selon la nature et la gravité de la séquelle, il ne peut être réalisé dans le pays d’origine de l’enfant. Dans ce cas, il est transféré en Suisse pour bénéficier des soins auxquels il a droit.

Le noma est la principale pathologie requérant un transfert mais, exceptionnellement, d’autres pathologies peuvent être prise en charge (par exemple : tumeur).


Faits & Chiffres

Soins en Suisse

Ouverture du programme en 1990.

Faits et chiffres en 2020 du programme « Soins en Suisse »

Sentinelles a secouru 8 enfants, dont:

Le volet chirurgical

Les transferts en Suisse:

  • 8 patients, dont 5 étaient déjà présents en 2019, ont séjourné en Suisse à la « Maison » de Terre des hommes à Massongex. Des 8 patients, 2 sont des adultes. 2 sont revenus pour la deuxième et respectivement la quatrième fois, après un premier séjour en tant qu’enfant.
  • 17 interventions ont été effectuées cette année en Suisse pour un total de 156 jours d’hospitalisation
  • 6 jours d’hospitalisation en hôpital de quarantaine dans l’hôpital Riviera-Chablais
  • 5 enfants arrivés l’an dernier ont poursuivi leur traitement durant cette année
  • 3 nouveaux patients ont été transférés en Suisse dans le courant de cette année pour y être soignés
  • 6 patients sont rentrés au pays cette année après leur opération
  • 93 consultations médicales ont été effectuées en ambulatoire dans les différents hôpitaux
  • 1319 jours d’hébergement à « la Maison » à Massongex
  • 7 convoyages ont été effectués par ASF
  • 6 patients vus en consultation dentaire avant leur retour au pays

La suspension des opérations aux Hôpitaux Universitaire de Genève et des vols commerciaux a eu pour effet une diminution sensible du nombre de transferts et la prolongation des séjours à la Maison d’accueil de Terre des Hommes Valais, à Massongex

Equipes de travail

A Lausanne:

  • 1 responsable de programme à 50%

Dépenses en 2020: CHF 59’463


Nos Partenaires
  • HUG
  • TDH Lausanne
  • TDH Valais
  • Hôpital de Rennaz
  • ASF
  • Hilfaction
  • Noma Hilfe