Détresses et Programmes

Détresses à l'origine des programmes de la fondation Sentinelles. Vous avez la possibilité de faire une recherche par domaine de travail ou par pays.

Les enfants atteints de noma

La tête dévorée, mâchoires soudées, l’oeil entamé souvent, tels sont les enfants atteints de noma.

Le noma, ou cancrum oris, est une affection gangreneuse foudroyante qui se développe dans la bouche et ravage les tissus du visage. Ses causes sont principalement le manque d’hygiène et la malnutrition.

Ce que l’on sait, c’est que discerné à temps, et avec un antibiotique, chez ces enfants très jeunes encore, le noma guérirait dans sa première semaine. Sans traitement, le noma est mortel dans 80% des cas et laisse les survivants dans un état de mutilation insoutenable.

Sur place, rechercher, soigner, nourrir, accompagner. Sensibiliser. En Europe, transférer les enfants les plus gravement mutilés, inopérables sur place.

Faits & Chiffres

Pays et zones d’intervention

Burkina Faso : basé à Ouagadougou
Rayonnement : tout le pays 

Niger : basé à Zinder
Rayonnement : centre, est, sud et ouest du pays

Date d’ouverture du programme

1990: découverte et prise en charge des premiers enfants atteints de noma 

Thèmes principaux

Centre de soins, nutrition, développement social, sensibilisation, secours alimentaire, soutien à l’éducation et à la formation professionnelle

Actions en 2013

Burkina Faso

  • 384 enfants ont séjourné au centre d’accueil
  • 103 enfants ont été suivis: 94 atteints de noma et 9 souffrant d'autres pathologies de la face
  • 31 enfants opérés et 38 enfants consultés en mission, 3 enfants transférés en Suisse
  • 396 agents de santé sensibilisés (prévention noma) dans 100 structures de santé
  • 133 visites de suivi en brousse
  • 29 enfants suivis dans leur scolarité, 8 jeunes accompagnés dans leur formation professionnelle.

Niger

  • 1045 enfants ont séjourné au centre d’accueil
  • 753 enfants atteints de noma et de fentes maxillo-labiales palatines pris en charge
  • 76 opérations nomas et fentes maxillo-labiales palatines
  • 395 consultations et dépistages de la gingivite
  • 16'746 personnes sensibilisées (prévention noma)
  • 1083 visites familiales en brousse, 148 aides nutritionnelles, 146 enfants sous suivi scolaire, 25 aides économiques et à la formation professionnelle.

Collaborateurs en 2013

Suisse : 1 responsable de programme pour le Niger et 1 responsable de projet pour le Burkina Faso
Burkina Faso : 10 collaborateurs nationaux
Niger : 1 délégué suisse et 25 collaborateurs nigériens

Budget 2013-2014

147'000 CHF (Burkina Faso)
350'950 CHF (Niger)

Niger
Burkina Faso

Dépliant noma.pdf

Les soins aux enfants

Parallèlement aux secours apportés aux victimes du noma, la découverte d’enfants souffrant d’autres pathologies, blessés, brulés, infirmes ou mutilés, laissés sans soins, nous amène à leur prise en charge dans divers pays.

Certains enfants peuvent être soignés sur place par des chirurgiens compétents ou lors de missions opératoires organisées par Sentinelles ou ses partenaires. D’autres, gravement atteints et inopérables dans leurs pays, en danger de mort parfois, doivent être transférés en Suisse en étroite colllaboration avec les spécialistes et hôpitaux concernés.

Avant son transfert, préparation psychologique et médicale de l’enfant, coordination minutieuse des différents intervenants durant son séjour (corps médical, convoyeurs, interprètes, visiteurs, etc.), et suivi compétent et sensible de l’enfant entre les phases opératoires, à la maison de Massongex ou en famille d’accueil. Cet accompagnement se poursuivra après le retour de l’enfant en famille.

Burkina Faso
Madagascar
Niger
Sénégal
Suisse

Les filles et femmes victimes de violences

Elles ont entre 2 et 80 ans. Elles sont violées par des hommes armés au cours de raids dans leurs villages, et leurs proches souvent sauvagement tués sous leurs yeux. Quand elles sont séquestrées pendant des mois dans des camps dans la forêt, elles en reviennent détruites, mutilées, souvent avec un enfant issu des viols.

D’autres, privées de toute éducation, mariées trop jeunes, abandonnées par leurs maris et famille, se retrouvent avec plusieurs enfants à élever dans le dénuement le plus complet. Souvent utilisées comme bêtes de somme pour les travaux champêtres, leur quotidien et celui de leurs enfants n’est qu’une succession de violences et de privations.

Sentinelles a mis en place à Bukavu, dès 2007, un dispositif de secours pour redonner les moyens de survivre et la force de vivre à ces formidables mères courage.

République démocratique du Congo

Les femmes souffrant de fistules

Les fistules obstétricales sont dues principalement à un accouchement prolongé, parfois de plusieurs jours, sans assistance médicale, mais peuvent être aussi la conséquence des mutilations génitales et mariages précoces. Si la fistule est située entre le vagin et la vessie (vésico-vaginale), l’urine s’écoule en permanence; si elle est située entre le vagin et le rectum (recto-vaginale), la femme ne peut plus contrôler ses selles. Dans la plupart des cas, l’enfant meurt, et la femme souffre d’une incontinence permanente.

Pleurant leur enfant mort-né, incontinentes, honteuses de leur odeur repoussante, souvent rejetées par leurs maris et par la communauté, elles restent sans soins ni secours, alors qu’elles sont guérissables.

Sentinelles prend en charge la réparation chirurgicale de femmes qui n’y auraient autrement pas accès, faute de moyens, les aidant ainsi, par un accompagnement personnel et à long terme, à retrouver santé et dignité.

Faits & Chiffres

Pays et zone d’intervention

Burkina Faso : basé à Fada N’Gourma
Rayonnement : est et centre du pays

Date d’ouverture du programme

Décembre 2004 

Thème principaux

Organisation de missions chirugicales. Suivis médical et social. Réinsertion dans la famille. Soutien économique à travers des activités génératrices de revenus (AGR).  Ouverture d’une maison d’accueil. Soutien à la formation scolaire et professionnelle. 

Actions en 2013

  • 104 femmes prises en charge
  • 312 visites de suivis dans les villages
  • 49 interventions chirurgicales au Burkina et au Bénin ( 44 fistules obstétricales et 5 prolapsus)
  • 147 consultations médicales de dépistages et de suivis
  • 461 femmes et familles sensibilisées ( prévention contre les fistules obstétricales)
  • 49 aides nutritionelles et accompagnements durant les séjours hospitaliers
  • 30 aides économiques sous forme d’activités génératrices de revenus (AGR).

Collaborateurs en 2013

En Suisse : 1 responsable de programme
Au Burkina Faso : 1 déléguée et 5 collaborateurs burkinabés

Budget annuel

142'177 CHF 

Burkina Faso

Dépliant_Fistules.pdf

Les enfants victimes de violences

Au milieu de familles de mineurs de charbon, pauvres, désintégrées par l’alcool, la drogue, la prostitution, la violence, des enfants à l’abandon, maltraités, dénutris, battus. Les abus sexuels sont innombrables, à la maison, souvent avec le consentement de la maman, dans la mine ou sur le chemin de l’école, commis à l’encontre des filles (60%) et des garçons (40%), parfois dès 3 ans.

Protéger, ce n’est pas seulement éloigner l’enfant de la brutalité à laquelle il était soumis, c’est aussi tenter de réparer, ou au moins d’adoucir sa souffrance. Le mettre à l’abri de cette violence destructrice dans notre Foyer pour qu’il y reçoive alimentation, soins, sécurité, scolarité. Et, pour les enfants qui ont souffert de viols et de comportements sexuels traumatisants, des thérapies psychologiques individuelles et de groupe. Et, contre les abuseurs, dénonciation judiciaire.

Faits & Chiffres

Pays et zones d’intervention 

Colombie : Minas-Antioquia, Sogamoso, Bogotá

Date d’ouverture des programmes

1983

Thèmes principaux 

Minas-Antioquia : protection, éducation, santé, alimentation, formation
Sogamoso : scolarisation, aides médicales, protection
Bogota : réinsertion socio-familiale et professionnelle, santé, formation universitaire d’adultes souffrant de handicaps.

Actions (2013)

  • construction d’un nouveau foyer de protection
  • mise à l’abri dans notre foyer de protection de 20 enfants et adolescents
  • 135 thérapies individuelles pour enfants ayant subis des abus sexuels
  • 110 prises en charge et suivis d’enfants, jeunes et adultes.

Collaborateurs en 2013

Suisse : 1 responsable de programme
Antioquia : 9 collaborateurs colombiens
Sogamoso : 1 collaboratrice colombienne
Bogotá : 1 collaboratrice colombienne

Budget 2013-2014

234’566 CHF

Colombie

Les enfants talibés

Souvent très jeunes, des enfants sont confiés par leurs parents à un marabout responsable d’un daara, ou internat, pour y apprendre le coran. L’enfant devient alors un talibé, ou élève coranique, et vit au daara sous l’entière responsabilité du marabout qui a tous les droits sur lui.

Pour manger, l’enfant doit aller mendier. Sale, en loques, offert à tous les dangers, il erre dans les rues, tendant son petit bidon pour recevoir un peu de nourriture, ou quémandant quelques pièces. Il ne rentrera qu’après avoir réuni la somme exigée chaque jour par le marabout, sous peine de châtiments corporels. Malade ou blessé, il est bien rare qu’il reçoive des soins.

Le travail de Sentinelles depuis 2000: soins médicaux aux enfants, désinfection des daaras, sensibilisation des marabouts aux conditions de vie et à la scolarisation des enfants, recherche des parents et faire en sorte qu’ils puissent les reprendre au village.

Sénégal

Les enfants martyrisés

Pour vivre et grandir, l’enfant dépend totalement des adultes et, s’il en est la «propriété» toujours, il en est souvent la proie. Proie et propriété de tortionnaires actifs ou passifs, proches ou lointains, parents, famille, milieu, Etats et leurs institutions, pouvoirs religieux, coutumiers, etc.

Ecrasement de l’enfant dont la souffrance et la mort importent moins aux décideurs que de sauvegarder famille et idéologies.

Coups à mort immédiate ou différée. Inceste, viol. Tortures, manque de soins, négligence. Humiliation permanente, privations. Toutes les formes de brutalités ou de subtil sadisme. L’arracher à son malheur.

Madagascar
Colombie
Sénégal

Les enfants des prisons

Enfants, grands garçons, grandes filles, en prison ou dans des centres de détention ou de « rééducation ». Quelques semaines, des mois ou des années. Oubliés ou punis. Fautes graves, petits délits, ou rien du tout. Mais des peines souvent lourdes et longues.

Bébés et petits enfants enfermés avec l’un de leurs parents détenu, leur mère en général. Ils sont là parce qu’ils n’ont nulle part où aller. En prison, les nourrir plus, les soigner, les aimer mieux. Ecouter, faire connaissance et confiance. Et travailler à leur libération.

Dehors, les recueillir et, doucement, patiemment, leur apprendre comment vivre, et de quoi. En leur fournissant les moyens. Tout faire pour qu’ils ne retombent pas dans les mêmes malheurs.

Madagascar

Les enfants conducteurs d’aveugles

Quand on a le malheur d’être une petite fille, ou un petit garçon, né d’une famille pauvre dans un pays pauvre. Quand, en plus, papa est aveugle, maman est aveugle, et parfois les deux, c’est souvent déjà à l’âge de trois ou quatre ans qu’il faudra commencer à conduire ses parents mendier dans la rue pour trouver de quoi manger. Et mendier soi-même, si petite ou petit que l’on soit.

Ils sont des milliers d’enfants au monde ainsi sacrifiés à la cécité et à la pauvreté de leurs parents. Privés de leur enfance, sans scolarité, tous ces enfants sont voués à une vie sans joie, si ce n’est au malheur et à la délinquance.

Une maman aveugle : « Si l’on me donne de quoi mettre dans la marmite, je libère l’enfant. » Alors, à l’aveugle, de quoi manger. À l’enfant ainsi libéré, nourriture, soins, école, un métier et de quoi l’exercer.

Sénégal

Les enfants victimes de la faim

La nourriture est à tout le monde, mais par millions on meurt de faim. Si les plans de développement de la planète sont de trajectoire lente, c’est maintenant que les petits sont par terre, et tout à l’heure qu’ils vont mourir.

Soignés, nourris et rendus à la vie, rentrés à la maison, ou à la case en brousse, nous leur assurons un service de suite personnel, minutieux. Afin qu’ils n’aient plus à revenir revivre, ou mourir, au centre nourricier qui les avait sauvés.

Burkina Faso
RDCongo
Madagascar
Niger

 

Sénégal

Les enfants conducteurs d’aveugles

Une mère ou un père aveugle, parfois les deux, et le quotidien d’un enfant, dès son plus jeune âge, prend un chemin bien différent de celui de ses camarades. A l’âge de trois ou quatre ans déja, il faudra commencer à conduire ses parents mendier dans la rue, pour trouver de quoi manger et mendier soi-même, si petite ou petit qu’il soit.

Ils sont des milliers dans le monde, très tôt privés de leur enfance, voués à la mendicité, à une vie triste et sans jeux, à un avenir sans perspective.

Avec un programme actif depuis 1988, l’objectif de notre travail est que ces enfants retrouvent leur juste place, avec un droit à l’école, aux soins, aux joies de l’innocence, et ne plus devoir mendier pour se nourrir. Leur offrir la possibilité d’un futur possible et accessible.

Une maman aveugle : « Si l’on me donne de quoi mettre dans la marmite je libère l’enfant ». Alors à l’aveugle une aide alimentaire. A l’enfant soins, école, et plus tard, un métier et de quoi l’exercer. 


Les enfants talibés

Enfant confié parfois très jeune à un marabout, afin qu’il reçoive une éducation coranique. Il devient alors un talibé.

Il vit dès lors dans un daara (internat) sous l’entière responsabilité du marabout. Pour manger, il doit aller mendier. Sale, en loques, offert à tous les dangers, il erre dans les rues, tendant son petit bidon pour recevoir un peu de nourriture, ou quémandant quelques pièces. Il ne rentrera qu’après avoir réuni la somme souvent exigée par le marabout, sous peine de châtiments corporels. Malade ou blessé, il est rare qu’il reçoive des soins.

Dans les daaras les conditions d’accueil sont souvent dramatiques. Les talibés dorment fréquemment à même le sol, sans protection contre les moustiques et insectes pourvoyeurs de multiples maladies et dans l’humidité lors de la saison des pluies.

Sentinelles travaille dans 9 daaras depuis une quinzaine d’années, apporte aux enfants les soins médicaux nécessaires, sensibilise les marabouts aux conditions de vie, à l’hygiène, à l’alphabétisation et la scolarisation. Des informations sont apportées aux marabouts et aux talibés sur différentes maladies et sur leur prévention. Une désinfection/désinsectisation dans les daaras est faite 4 fois dans l’année.

Lorsqu’un enfant est blessé ou gravement malade, nous recherchons ses parents et tentons de le ramener en famille après les soins.

Des enfants talibés, cruellement battus, venant de daaras, non suivis par Sentinelles sont parfois découverts dans les rues. Après les avoir fait soigner et mis à l’abri, tout est mis en œuvre pour qu’ils puissent reprendre le cours de leur vie en famille et suivre une scolarisation ou formation professionnelle suivant leur âge.

En parallèle, une dénonciation est faite auprès des instances concernées.


Les soins aux enfants

Issus de familles démunies, beaucoup d’enfants restent sans soins, faute de moyens. Enfants victimes de graves pathologies, blessés, brûlés, cardiaques, infirmes ou mutilés, ils seront pris en charge par Sentinelles après qu’une enquête sociale approfondie ait été faite. Ils seront ensuite soignés, dans la mesure des moyens disponibles, au Sénégal. Afin de responsabiliser la famille, lorsque celle-ci est en mesure de l’apporter, une participation financière est demandée, aussi minime soit-elle.

Nous privilégions toujours les soins effectués sur place, par des chirurgiens compétents, ou lors de missions opératoires organisées par Sentinelles ou des partenaires.

Cependant, les enfants inopérables au Sénégal, en danger de mort parfois, seront transférés en Suisse lorsque c’est possible, en étroite collaboration avec les spécialistes et hôpitaux concernés (relais avec le programme « soins aux enfants en Suisse »).

Lorsqu’un enfant est pris en charge, son suivi médical et social se poursuit sur son lieu de vie aussi longtemps que sa situation l’exige. Lorsque l’enfant est rétabli, nous veillons à ce qu’il puisse être scolarisé ou suive une formation professionnelle.

Faits & Chiffres

Pays et zones d’intervention 

Sénégal : Régions de Dakar, Thiès, Kaolack Mbour et Fatick

Date d’ouverture des programmes

1988 (Enfants Conducteurs d’Aveugles) et 2001 (Talibés)

Thèmes principaux

Secours, Défense des droits, Aide sanitaire, Education, Accompagnement social, Sensibilisation et Information
Programme de libération des enfants conducteurs d’aveugles
Programme de secours et de défense des enfants talibés
Programme de soins à des enfants en profonde détresse

Actions (2013)

846 personnes aidées

  • 192 enfants d’aveugles, soit 55 familles
  • 620 enfants talibés vivant dans 9 daaras et une dizaine retournés en familles
  • 34 enfants atteints de graves pathologies physiques ou mentales

Collaborateurs en 2013

Sénégal : 1 délégué et 6 collaborateurs locaux
Suisse : 1 responsable de programme, 1 chargée de supervision bénévole, 1 comptable bénévole

Budget 2013-2014

228'000 CHF

Sénégal

Niger

Le noma

En tant qu’affection gangreneuse de la face, Le noma attaque les tissus mous et durs du visage des enfants en bas âges principalement. L’hygiène buccale insuffisante, un système immunitaire déficient et une malnutrition sévère sont autant de facteurs qui fondent le lit de cette maladie. Les enfants atteints de noma sont issus de familles pauvres et la prise en charge ne se limite pas aux soins.

Dans la maison d’accueil située à Zinder (dans le sud du pays), les enfants atteints de noma sont pris en charge à travers des soins médicaux et un suivi adapté en physiothérapie lorsque les séquelles tendent à limiter l’ouverture buccale et ainsi entraver les fonctions vitales d’alimentation. Autour des soins médicaux gravitent d’autres volets du programme, à savoir le suivi social, la sensibilisation et les missions chirurgicales qui prennent place au Niger comme en Suisse (relais pris par le programme Soins aux enfants).

Le suivi social est important pour renforcer les mesures d’hygiène, de renutrition, de physiothérapie de l’enfant qui sont assurées par un membre de la famille une fois rentré au village. Cet accompagnement peut durer plusieurs années avec des visites en famille ou au Centre d’accueil, notamment pour soutenir l’enfant à travers sa scolarisation ou une formation professionnel. Etant pauvres, les familles sont également soutenues à travers des aides alimentaires (distribution de sacs de mil) et des aides économiques (prêt ou don pour une petite activité génératrice de revenu).

Sur le plan de la sensibilisation, il s’agit d’informer et former les agents du milieu médical (départements, communes, villages) à la maladie du noma, sa détection et sa prise en charge. Des séances collectives d’information sont également organisées dans les villages pour toucher plus largement la population, les autorités coutumières et traditionnelles. Plus un noma est soigné à ses débuts, moins les séquelles seront importantes et irréversibles.

Les conséquences du noma sont dans bien des cas handicapantes et il s’agit de recourir à la chirurgie reconstructive afin de réparer les ravages causés par la maladie. Des missions chirurgicales sont organisées au Niger pour les séquelles les moins compliquées ne nécessitant qu’une seule intervention. Tandis que pour les séquelles plus importantes sur le plan chirurgical, des transferts en Suisse sont envisagés conjointement avec le programme des Soins aux enfants.

Ainsi l’enfant atteint par cette maladie est pris en charge dans une dimension humaine et entière.

Faits & Chiffres

Pays et zones d’intervention 

Niger : ville de Zinder
Rayonnement: centre, est, sud et ouest du pays

Date d’ouverture du programme

1992: découverte et prise en charge des premiers enfants atteints de noma

Thèmes principaux 

Centre de soins, nutrition, développement social, sensibilisation, secours alimentaire, soutien à l’éducation et à la formation professionnelle

Actions (2013)

  • 1045 enfants ont séjourné au centre d'acceuil
  • 753 enfants atteints de noma et de fentes maxillo-labiales palatines pris en charge
  • 76 opérations noma et fentes maxillo-labiales palatines
  • 395 consultations et dépistages de la gingivite
  • 16'746 personnes sensibilisées (prévention noma)
  • 1083 visites familiales en brousse, 148 aides nutritionnelles, 146 enfants sous suivi scolaire, 25 aides économiques et à la formation professionnelle

Collaborateurs en 2013

Suisse : 1 responsable de programme
Niger : 1 délégué suisse et 25 collaborateurs nigériens

Budget 2013-2014

350’950 CHF

Niger

Madagascar

Soins aux enfants

Un système de sécurité sociale et de santé défaillant, la paupérisation galopante d’une importante frange de la population excluent les personnes plus vulnérables du droit à l’assistance médicale.

Faute de traitements, de nombreux enfants souffrant de malformations congénitales, de déformations rachitiques, de séquelles d’accident et de brûlures n’ont en perspective que marginalisation et souffrance. Sentinelles leur garantit l’accès à des soins de qualité et offre à leur famille un solide accompagnement psychosocial, dans le but de favoriser la poursuite des traitements par leurs propres moyens.

La majorité des interventions est réalisée par le Dr Aliamus, chirurgien français de la Réunion et son équipe, qui effectuent gracieusement des missions plusieurs fois par an. Les phases pré et post opératoires sont assurées par notre équipe. Un assistant social de référence est attribué à chaque patient et à sa famille. Il les accompagne durant les différentes étapes de suivi médical et social, jusqu’à l’autonomie.


Antohomadinika

Les conditions de vie à Antohomadinika, quartier vulnérable de la capitale malgache, sont difficiles. Le secteur est inondé en saison des pluies, la malnutrition, les maladies liées à l'environnement sont légion.Les habitants, pour la plupart tâcherons et artisans aux revenus infiniment modestes, n’ont pas accès aux soins.

Un dispensaire, géré par un comité de quartier et soutenu par Sentinelles, garantit à la population du secteur des soins de qualité. Nos deux médecins s’y relaient pour les consultations et le planning familial. Ils organisent régulièrement des campagnes de prévention santé et de gestion des risques environnementaux.


Les femmes, enfants et adolescents prisonniers

Malgré les efforts consentis par l'Etat et par des organisations à caractère privé, les conditions carcérales, à Madagascar, sont loin d'atteindre les standards internationaux.Des centaines de prisonniers s'entassent dans des établissements pénitentiaires inadaptés, leurs droits les plus élémentaires n'y sont pas garantis.

Sentinelles est présente auprès de personnes recluses pour leur apporter réconfort, soutien alimentaire, soins médicaux et, en collaboration avec d’autres organisations, éducation et formation. En parallèle, pour renforcer les familles des personnes privées de liberté, Sentinelles leur garantit l’accès aux soins, une aide au logement et le développement de microprojets et contribue à la scolarisation ou à la formation de la fratrie. Toutes ces actions sont concertées et impliquent directement la responsabilité de chacun, dans une démarche respectueuse et participative avec, pour objectif, l’atteinte de l’autonomie.


Droit d’être

Dans un contexte économique et social fortement dégradé, une maladie, un accident, de mauvaises récoltes, constituent autant de pièges conduisant nombre de familles à l’équilibre précaire, à une économie de subsistance et à l’exclusion.

Nous assurons aux personnes en souffrance, femmes, enfants, vieillards, la prise en charge de leurs nécessités de base, l’éducation, la formation, l’assistance au niveau légal et accompagnons le développement de projets producteurs de revenus.


Jeunes filles mineures victimes de violences sexuelles

Les violences sexuelles sont fréquentes à Madagascar, et lorsqu’elles se présentent, tout le système familial est affecté. La vulnérabilité de certaines jeunes filles est d’autant plus profonde qu’elles vivent souvent à proximité de l’agresseur et de sa famille, leurs parents ne sont pas toujours en mesure d’affronter leurs besoins émotionnels. Sentinelles leur vient en aide à travers un suivi psychologique, médical et social et étend ses actions à la famille. Ce programme tend à renforcer le développement personnel des jeunes filles et leur capacité à créer des liens de qualité pour reprendre le fil de leur vie.


Sentinelles dispose de structures d’écoute, d’accueil, de soins et de formation, à taille humaine, permettant d’offrir aux personnes suivies, une réponse différenciée à leurs besoins.

Les «Petits Cours »

Grâce à une pédagogie individualisée, les enfants ou jeunes bénéficient d’un enseignement différencié : alphabétisation, remise à niveau en vue de l’intégration à l’école publique, renforcement ciblé en accord avec un projet professionnel précis. Pour garantir une qualité d’enseignement optimale, le nombre de places est limité à 15.

Les ateliers de formation

Des ateliers de couture, de création artisanale, de tricotage industriel sont ouverts aux personnes issues des différents programmes. Ces formations débouchent soit sur un emploi dans le secteur textile, soit sur un microprojet.

Les microcrédits

Pour renforcer la capacité économique des familles, des microcrédits sont octroyés. Après un cours de gestion, un agent spécialisé accompagne les bénéficiaires dans le développement de leur projet.

Les permanences sociales

Elles permettent aux jeunes, aux enfants et à leur famille de rencontrer leur assistant social de référence. Ces moments d’échange, d’écoute, d’orientation consolident la relation d’aide et facilitent un suivi psychosocial rigoureux.

La Maison d’accueil

Refuge par excellence, elle permet aux personnes libérées de prison, aux enfants nécessitant des soins ou requérant une mesure de protection temporaire, de trouver un point de chute. La vie s’y organise sur un mode participatif. Des activités socioéducatives, formatrices, culturelles, sportives et ludiques sont planifiées tout au long de l’année.

Le cabinet médical d'Ambohidahy

Nos deux médecins se relaient pour garantir aux personnes suivies des soins appropriés. Outre les consultations ordinaires, l’un assure le suivi pondéral et la récupération nutritionnelle des enfants et des personnes souffrant de tuberculose, l’autre accompagne les jeunes filles et les femmes dans le choix d’une méthode de planification familiale et assure les soins materno-infantiles. De même, des actions de prévention santé sont régulièrement organisées.

Le cabinet de kinésithérapie

Trois fois par semaine, notre kinésithérapeute accueille les petits patients souffrant de problèmes orthopédiques. Elle les prépare aux interventions chirurgicales et assure le suivi postopératoire. Elle implique les mamans dans le processus de rééducation en leur apprenant les gestes essentiels, à pratiquer à domicile.

Faits & Chiffres

Pays et zones d’intervention 

Madagascar : Siège social à Antananarivo
Rayonnement : au centre, est et sud du pays

Date d’ouverture du programme

1987

Thèmes principaux 

Accompagnement psychosocial et réinsertion familiale, sociale et professionnelle de jeunes garçons et filles, de femmes enceintes et de mamans incarcérées avec leurs enfants, soutien à l’éducation, à la formation et à l’emploi, développement de microprojets
Soins orthopédiques
Dispensaire.

Actions (2013)

Centre de rééducation d’Anjanamasina

  • 171 garçons suivis au centre de rééducation
  • 153 suivis à l’extérieur
  • 240 frères et sœurs scolarisés
  • 56 jeunes en formation dont 16 en internat
  • 16 victimes de viol suivies

Maison Centrale d’Antanimora

  • 55 filles suivies, dont 37 à l’extérieur
  • 80 mamans avec enfants suivis en prison
  • 65 femmes en formation à nos ateliers
  • 50 enfants dans notre jardin d’enfants
  • 73 mamans suivies à l’extérieur
  • 62 enfants scolarisés

Soins orthopédiques

  • 70 enfants suivis
  • 16 opérés
  • 29 enfants appareillés
  • 47 enfants en kinésithérapie
  • 80 enfants scolarisés

Dispensaire d’Antohomadinika

  • 3496 consultations médicales
  • 6 campagnes de prévention santé

Structures de secours

  • 31 pensionnaires à la Maison d'accueil
  • 3579 consultations au cabinet médical d’Ambohidahy
  • 366 permanences sociales
  • 141 microcrédits

Autres activités

  • 96 cours de danse et musique
  • 32 réunions de parents
  • 697 déplacements au Tribunal
  • 60'000 km parcourus pour les visites à domicile
  • 20'200 kg de soutien alimentaire
  • 49 aides au logement
  • 22 ateliers de prévention santé

Collaborateurs en 2013

Madagascar : 41 collaborateurs
Suisse : 1 responsable de programme,1 assistante administrative,1 superviseur

Budget 2013-2014

381'000 CHF

Madagascar

Suisse

Programme soins aux enfants en Suisse

La principale pathologie traitée dans ce programme est le noma qui engendre d’importantes séquelles fonctionnelles et esthétiques (voir Programmes noma).

En 1990, suite au transfert de deux enfants burkinabés au visage gravement dévoré par la maladie du noma, un dispositif de recherche d'autres enfants atteints, cachés, écartés, oubliés, a été mis en place au Burkina, puis au Niger.

La chirurgie réparatrice qui permet aux enfants de leur restituer un visage inclut la chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, ainsi que la chirurgie maxillo-faciale. Ce traitement demande des moyens techniques et humains très importants et selon la nature et la gravité de la séquelle, il ne peut être réalisé dans le pays d’origine de l’enfant. Dans ce cas, il est transféré en Suisse pour bénéficier des soins auxquels il a droit.

Le noma est la principale pathologie requérant un transfert mais, exceptionnellement, d’autres pathologies peuvent nécessiter une prise en charge en Suisse (cardiologie, ophtalmologie, orthopédie).

Faits & Chiffres

Pays d'intervention

Suisse

Date d'ouverture du programme

1990: suite aux transferts de deux enfants du Burkina Faso aux visages dévorés par le noma 

Thèmes principaux

Transfert en Suisse d'enfants/adolescents/adultes dont le traitement n'est pas possible dans le pays d'origine.

Le noma est la principale pathologie requérant un transfert. Exceptionnellement d'autres pathologies peuvent nécessiter une prise en charge (cardiaque, orthopédique, ophtalmologie)

Actions en 2013

  • 12 interventions chirurgicales
  • 8 enfants transférés
  • 54 consultations médicales

Secours et suivi en Europe depuis l'ouverture du programme

  • 210 enfants/adolescents du Niger
  • 94 enfants/adolescents du Burkina Faso
  • 54 enfants/adolescents d'autres pays

Collaborateurs en 2013

1 collaborateur à 70% et 1 collaboratrice à 20%

De nombreux chirurgiens, médecins, dentistes et professionnels paramédicaux, convoyeurs, visiteurs présents bénévolement.

Budget 2013-2014

138'000 CHF

Suisse

République démocratique du Congo

Les filles et femmes victimes de violences

Depuis 2007, Sentinelles a mis en place un programme au secours de femmes et d’enfants vivant dans des conditions extrêmement difficiles.

Des femmes violées par des hommes armés au cours de raids menés dans leurs villages, d’autres privées de toute éducation, abandonnées par leurs maris et famille se retrouvent avec plusieurs enfants à élever, seules, dans le dénuement le plus complet.

Lorsque nous les rencontrons, elles vivent dans des cases précaires qui menacent parfois de s’écrouler, dont les toits ne parviennent plus à retenir les pluies, abondantes dans cette région du Congo. La famille dort le plus souvent à même le sol, ou sur quelques vieux chiffons, même les ustensiles de cuisine les plus élémentaires manquent. Leurs enfants en haillons, sales, sont souvent malades et malnutris, mais restent sans soins faute de moyens.

Tout d’abord, il faut assurer la sécurité de la famille en réhabilitant la case; la communauté participe souvent aux travaux et nous aidons en apport de matériel. Apporter aux enfants les soins nécessaires et les inscrire à l’école représente aussi une priorité. Il est important de mettre en place rapidement une aide économique avec la maman, afin qu’elle puisse assurer la nourriture de la famille.

Les mamans choisissent généralement de pratiquer un petit commerce : vente d’huile de palme, de farine ou autres denrées alimentaires, produits divers. Le commerce permet aux femmes d’obtenir des revenus immédiats et de nourrir leurs enfants, puis progressivement d’assumer d’autres responsabilités.

Avec une modeste mise de fonds de 30 ou 40 dollars, beaucoup d’entre elles parviennent à améliorer leurs conditions de vie après quelques mois et à faire fructifier leur fond de roulement. Les repas sont maintenant quotidiens, les enfants ont meilleure mine, une chèvre a pu être achetée et le sourire revient doucement sur les visages.

Le suivi rigoureux et personnalisé, les visites régulières et les conseils de nos collaborateurs encouragent et aident les mamans à mener à bien leurs activités et à reprendre confiance. Cet accompagnement est primordial pour remettre « sur les rails » chacune d’entre elles, et offrir ainsi à ces femmes et leurs enfants, un avenir plus souriant.

Faits & Chiffres

Pays et zones d'intervention

République démocratique du Congo, Sud Kivu (Bukavu)

Date d'ouverture du programme

2007 

Thèmes principaux

Soutien et accompagnement de femmes victimes de violences de guerre, abandonnées avec leurs enfants (activité génératrices de revenu, secours alimentaire, soins médicaux, scolarisation et formation, aide au logement)

Actions en 2013

  • 54 familles ont reçu un soutien direct, soit environ 240 personnes
  • 11 maisons construites ou réhabilitées
  • 47 Enfants scolarisés
  • 2 Jeunes en formation professionnelle

Collaborateurs en 2013

Suisse: 1 responsable de programme
RDCongo: 3 collaborateurs congolais

Budget 2013-2014

117'367 CHF (2013)
107'749 CHF (2014)

République démocratique du Congo

Burkina Faso

Les victimes du noma

Le noma est une maladie non-contagieuse d’origine infectieuse se développant à partir de la muqueuse buccale, entraînant une destruction des tissus mous et durs du visage. Si la cause exacte n'a pas encore été identifiée, la malnutrition, une mauvaise hygiène bucco-dentaire et une faiblesse du système immunitaire apparaissent en tête de liste des facteurs de risque.

Au Burkina Faso, le siège du Programme noma se situe à Ouagadougou, au sein d'un Centre d'accueil permettant d'accueillir mensuellement 25 enfants et adultes atteints de noma.

Une équipe pluridisciplinaire, composée de 10 collaborateurs burkinabés, s'engage au quotidien à les rechercher, les soigner et les accompagner, de manière individualisée et si besoin, sur le long terme.

Dépistage: des séances d'information sur le noma sont dispensées aux agents de santé, l'objectif étant de pouvoir diagnostiquer la maladie, agir adéquatement et référer rapidement le malade à une structure compétente.

Soins: soins d'urgence chez les patients en phase aiguë; chirurgie reconstructive, sur place ou en Suisse, pour les situations les plus complexes; physiothérapie pré/post-opératoire.

Accompagnement médico-social: informations et conseils sur des sujets comme la nutrition, l'hygiène, le paludisme; suivi de la scolarité ou formation professionnelle; projets d'aide économique. Ce suivi, réalisé au Centre d'accueil et lors de visites régulièrement effectuées à domicile, permet de s'assurer du bon état de santé de l'enfant et ajuster la prise en charge si nécessaire.

L'une des prochaines missions du Programme est de faire connaître cette maladie au plus grand nombre, à travers une campagne de sensibilisation destinée aux populations villageoises.


Les femmes souffrant de fistules

Elles sont des dizaines de milliers à souffrir de fistules obstétricales  provoquant l’incontinence urinaire et parfois fécale, suite à des accouchements longs et difficiles au village.

Les fistules sont des lésions de la vessie, de l’urètre, des uretères, du vagin ou parfois du rectum. Cette pathologie a pour conséquence le développement d’infections urinaires ou rénales et débouche sur une grande souffrance sociale pour ces femmes souvent écartées de leur famille et répudiées. Rejetées de tous, certaines deviennent de vrais parias de la société.

Trop de femmes encore aujourd’hui accouchent dans une case et ne bénéficient d’aucun accès aux soins. La raison principale en est l’éloignement géographique des lieux où elles vivent. L’ignorance, le manque de moyens financiers, les mariages précoces et l’excision en sont d’autres.

En 2005, Sentinelles ouvre un bureau à Fada N’Gourma. La recherche des femmes victimes de fistules se met en route. Des visites sont faites dans les dispensaires, centres ou cases de santé afin de sensibiliser le personnel à cette maladie et leur parler de notre travail, pour qu’ils puissent diriger vers nous les femmes concernées.

Des missions chirurgicales sont organisées dans divers centres hospitaliers au Burkina Faso ainsi qu’à Tanguiéta au nord Bénin. Les femmes recensées peuvent y être opérées par des chirurgiens spécialisés et compétents, locaux et étrangers  qui tentent de leur redonner santé et une vie plus digne.

Nos collaborateurs sont présents lors de ces missions et accompagnent les femmes, les encouragent et les soutiennent durant cette période difficile. Ils leurs apprennent également les exercices de physiothérapie spécifiques qu’elles devront exécuter après leur opération. Ils les conseillent aussi, les sensibilisent à l’hygiène, aux soins pour leurs enfants, à la conduite qu’elles devront tenir après leur opération et durant leur convalescence afin d’éviter les récidives.

Fin 2013, nous avons ouvert un petit centre d’accueil afin d’assurer aux femmes opérées une période de convalescence. Nous avions constaté durant les années précédentes qu’elles étaient très exposées à des rechutes malgré nos visites régulières à leur domicile.

Libérées de l’hôpital, elles passent entre 1 et 3 mois au centre en fonction de leurs besoins. Elles peuvent, si elles le souhaitent, se former à diverses activités telles que, entre autres, le tissage, la teinture de tissus, la fabrication de savon ou la transformation de beurre de karité. Autant d’activités qu’elles pourront exercer une fois de retour chez elles et qui permettra de leur assurer une autonomie financière.

Une fois rentrées, nous visitons chaque femme, chez elle ou dans un centre de santé, 3 fois durant l’année qui suit leur opération afin de s’assurer que tout va bien. Lors de la dernière visite, elle est examinée par un professionnel de la santé et son bilan final est fait si elle est guérie. Si ce n’est pas le cas, il lui sera proposé de se faire réopérer si elle le souhaite. Il arrive assez fréquemment qu’une femme, surtout si sa fistule est ancienne, doive être opérée à plusieurs reprises avant d’être guérie.

Faits & Chiffres

Pays et zones d’intervention 

Programme noma : basé à Ouagadougou
Rayonnement : tout le pays
Programme fistules : basé à Fada N’Gourma
Rayonnement : est et centre du pays

Date d’ouverture des programmes

1990 : découverte et prise en charge des premiers enfants atteints de noma
2004 : ouverture du programme pour les femmes souffrant de fistules

Thèmes principaux

Programme noma : centre de soins, nutrition, développement social, sensibilisation, secours alimentaire, soutien à l’éducation et à la formation professionnelle.
Programme fistules : organisation de missions chirurgicales. Suivis médical et social. Réinsertion dans la famille. Soutien économique à travers des activités génératrices de revenus (AGR). Ouverture d’une maison d’accueil. Soutien à la formation scolaire et professionnelle.

Actions (2013)

Programme noma
  • 384  enfants ont séjourné au centre d'accueil
  • 103 enfants ont été suivis: 94 atteints de noma et 9 souffrant d'autres pathologies de la face
  • 31 enfants opérés et 38 enfants consultés en mission, 3 enfants transférés en Suisse
  • 396 agents de santé sensibilisés (prévention noma) dans 100 structures de santé
  • 133 visites de suivi en brousse
  • 29 enfants suivis dans leur scolarité, 8 jeunes accompagnés dans leur formation professionnelle
Programme fistules
  • 104 femmes prises en charge
  • 312 visites de suivi dans les villages
  • 49 intervention chirurgicales au Burkina et au Bénin (44 fistules obstétricales et 5 prolapsus)
  • 147 consultations médicales de dépistage et de suivi
  • 461 femmes et familles sensibilisées (prévention contre les fistules obstétricales)
  • 49 aides nutritionnelles et accompagnements durant les séjours hospitaliers
  • 30 aides économiques sous forme d'activités génératrices de revenus (AGR)

Collaborateurs en 2013

Suisse : 1 responsable du programme noma et 1 responsable du programme fistules
Burkina Faso : 10 collaborateurs nationaux pour le programme noma ; 1 déléguée expatriée et 5 collaborateurs burkinabés pour le programme fistules

Budget 2013-2014

147'000 CHF (programme noma)
142'177 CHF (programme fistules)

Burkina Faso

Histoire de vie_fistule.pdf

Colombie

Les Enfants Victimes de Violences

Au milieu de familles de mineurs de charbon, pauvres, désintégrées par l’alcool, la drogue, la prostitution, la violence, des enfants à l’abandon, maltraités, dénutris, battus. Les abus sexuels sont innombrables, à la maison, souvent avec le consentement de la maman, dans la mine ou sur le chemin de l’école, commis à l’encontre des filles (60%) et des garçons (40%), parfois dès 3 ans.

Protéger, ce n’est pas seulement éloigner l’enfant de la brutalité à laquelle il était soumis, c’est aussi tenter de réparer, ou au moins d’adoucir sa souffrance. Le mettre à l’abri de cette violence destructrice dans notre Foyer pour qu’il y reçoive alimentation, soins, sécurité, scolarité. Et, pour les enfants qui ont souffert de viols et de comportements sexuels traumatisants, des thérapies psychologiques individuelles et de groupe. Et, contre les abuseurs, dénonciation judiciaire.

Faits & Chiffres

Pays et zones d’intervention 

Colombie : Minas-Antioquia, Sogamoso, Bogotá

Date d’ouverture des programmes

1983

Thèmes principaux 

Minas-Antioquia : protection, éducation, santé, alimentation, formation
Sogamoso : scolarisation, aides médicales, protection
Bogota : réinsertion socio-familiale et professionnelle, santé, formation universitaire d’adultes souffrant de handicaps.

Actions (2013)

  • construction d’un nouveau foyer de protection
  • mise à l’abri dans notre foyer de protection de 20 enfants et adolescents
  • 135 thérapies individuelles pour enfants ayant subis des abus sexuels
  • 110 prises en charge et suivis d’enfants, jeunes et adultes.

Collaborateurs en 2013

Suisse : 1 responsable de programme
Antioquia : 9 collaborateurs colombiens
Sogamoso : 1 collaboratrice colombienne
Bogotá : 1 collaboratrice colombienne

Budget 2013-2014

234’566 CHF

Colombie