Les domaines de travail > Soins aux enfants

 

La détresse
  • Enfants victimes du noma et d'autres pathologies de la face.
  • Enfants atteints d'affections gravissimes, blessés, mutilés, handicapés, privés de soins et le plus souvent rejetés.


Les enfants et leur douleur
La principale pathologie traitée dans ce programme est le noma et les séquelles si graves qui en découlent. En 1990, suite au transfert de deux enfants burkinabés au visage dévoré par le noma, un dispositif de recherche d'autres enfants atteints, mais cachés ou oubliés, est mis en place au Burkina Faso, puis au Niger. Beaucoup de ces enfants ne pouvant être opérés sur place, faute de moyens techniques et de chirurgiens compétents, sont transférés en Europe, principalement en Suisse et en France. L'organisation de ces transferts est soigneusement étudiée, afin d'offrir aux enfants un séjour humain harmonieux qui tienne compte de leurs conditions de vie au retour.

Le transfert des enfants
La découverte d'enfants malades, blessés ou mutilés, laissés sans soins, nous amène à leur prise en charge dans d’autres pays: Côte d’Ivoire, Gabon, Irak, Madagascar, Mali, Nigeria, Rwanda, Sénégal

Pour certains enfants, le transfert n'est pas nécessaire. Ils peuvent être soignés ou opérés sur place par des chirurgiens compétents, ou lors de missions chirurgicales. D'autres, souffrant de séquelles gravissimes inopérables dans le pays, sont transférés en Europe sur la base d'un dossier médico-social complet.

Sur place, les collaborateurs préparent les enfants à ce voyage, sur le plan affectif, psychologique et médical. Ils s'occupent également des démarches administratives: établissement d'un acte de naissance, autorisation parentale, passeport, autorisation du ministère de la santé, visa de sortie, etc.

À Lausanne, d'autres démarches sont entreprises: visas, billet d'avion, recherche d'un accompagnant d'Aviation Sans Frontières (ASF) durant le voyage et d'un interprète pour le séjour. Choix d'un hôpital de quarantaine et d'un lieu d'accueil, ainsi que de l'hôpital où l'enfant sera opéré et traité, selon les séquelles de l’enfant et les disponibilités opératoires des chirurgiens.

L'arrivée des enfants
Parfois, plusieurs enfants voyagent en même temps, ils se rassurent mutuellement, se découvrent et partagent des multitudes de choses. Arrivés à l'aéroport, accompagnés par un membre d'ASF, ils sont conduits dans un hôpital pour un bilan de quarantaine. Il faut consacrer beaucoup de temps à l'enfant afin de le rassurer, de lui présenter les lieux, de lui expliquer ce qui va se passer. La présence d'un interprète est indispensable. En Suisse, quatre hôpitaux prennent en charge les enfants pour un bilan de quarantaine préopératoire. Ce séjour est facturé à un tarif préférentiel.

Les lieux d'accueil
C'est là que l'enfant vivra entre les séjours hospitaliers. La qualité de ce lieu est très importante car, pendant cette période, il se prépare à affronter la solitude de son «exil», ainsi que les souffrances engendrées par les lourdes interventions chirurgicales. Cette préparation requiert peu de moyens techniques, mais beaucoup de sensibilité, de compréhension et des compétences professionnelles de la part de chacun. Il est difficile de réunir dans un lieu d'accueil toutes les conditions requises pour la bonne préparation et le suivi de l'enfant.

La Maison de Massongex (Tdh Valais) réunit ces conditions d’accueil. Beaucoup d'enfants y séjournent ensemble, ce qui leur rappelle la vie en communauté. Les soins prodigués par des infirmières qualifiées répondent aux premiers secours, aux urgences et au suivi post-opératoire nécessaire. Les enfants entourés d’éducateurs participent à un grand nombre d'activités: école, ateliers, promenades, jeux, etc.

Des familles d'accueil se proposent généreusement, avec toute la sensibilité nécessaire, pour accueillir des enfants ou des adolescents malades venant d'autres horizons.

Les traitements opératoires
Pendant leur séjour, les enfants doivent faire plusieurs séjours à l'hôpital. Ils s'y rendent aussi, régulièrement, pour les consultations. Nous sommes présents à chaque fois et faisons le lien entre les médecins, chirurgiens, l’équipe de soins de Massongex ou la famille d’accueil. La présence d’un interprète lors de certaines consultations importantes s’avère indispensable afin que l’enfant comprenne bien ce qui va lui arriver.

Les tarifs humanitaires offerts par les hôpitaux universitaires, cantonaux et régionaux, ainsi que la collaboration bénévole des pédiatres, chirurgiens et anesthésistes, permettent de réduire sensiblement les coûts de prise en charge.

Lors de leur hospitalisation, les enfants reçoivent la visite de personnes bénévoles qui viennent animer leurs longues journées d’hôpital.

En donnant régulièrement des nouvelles à nos collaborateurs sur place de la situation médico-sociale des enfants transférés, le lien entre l’enfant et sa famille restée au pays se maintient.

Le retour à la maison
Dans chacun des pays d'origine, les collaborateurs de Sentinelles se déplacent de village en village pour visiter l'enfant et sa famille, afin d'assurer un service de suite médico-social minutieux, dès leur découverte, avant leur transfert et à leur retour.


L'équipe de travail

* au Niger, au Burkina Faso et ailleurs: les collaborateurs Sentinelles sur place.

* à Lausanne : de nombreux bénévoles: chirurgiens, médecins, dentistes, personnel paramédical, convoyeurs, interprètes, visiteurs.


© sentinelles