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| Les détresses |
- Enfants conducteurs d'aveugles, astreints à mendier en compagnie de l'aveugle mendiant qu'ils conduisent, enfants de la famille, ou loués, prêtés, vendus, ils y laissent leur tendre enfance, elles y laissent, guides et servantes, leur adolescence et souvent leur futur.
- Enfants talibés, exploités et maltraités, contraints à mendier pour subvenir à leurs besoins et à ceux du marabout auquel ils sont confiés.
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L'action |
| M'bour |
La libération des enfants conducteurs daveugles
 Privés de leur enfance, sans scolarité élémentaire, tous ces enfants astreints à conduire leurs parents mendier dans la rue pour trouver de quoi manger, sont voués à une vie sans joie, si ce n'est au malheur et à la délinquance. En plus de l'aide alimentaire, en compensation de la ?perte de gain? subie par la libération de l'enfant, il fallait garantir à ces enfants, de même qu’à leurs petits frères ou soeurs en danger d’être utilisés à les remplacer, l’accès à leurs droits fondamentaux: santé, scolarité, formation professionnelle.
L'école Sentinelles a été créée en 1988 pour recevoir tous ces petits qui, pour la plupart, n'étaient plus en âge d'être scolarisés à l'école publique. Elle demeure leur lieu de rencontre et de rayonnement. Sa fonction n'a cessé d'évoluer pour s'adapter aux besoins des tout-petits comme à ceux des enfants plus grands et de toutes celles et ceux qui sont devenus des adolescents. Tous les enfants reçoivent les soins médicaux nécessaires et la possibilité de suivre une formation professionnelle.
En 2002, l'école Sentinelles a pris un autre visage. Il n'y a plus de classes fixes; les enfants ont été répartis dans les différentes écoles publiques et les tout-petits inscrits dans une école préscolaire. Mais tous bénéficient d'un suivi au niveau de leurs établissements respectifs. L'école Sentinelles offre aux enfants des aveugles: une collation et le repas de midi; des cours de rattrapage aux écoliers qui sont inscrits à lécole publique et qui ont des difficultés scolaires; une bibliothèque, comme lieu de rencontre et détude pour les enfants et les collégiens; une permanence médicale et sociale pour tous les enfants et leur famille.
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| M'bour, Thiès, Kaolak, Dakar |
Les enfants talibés
Enfants laissés par leurs parents entre les mains d'un marabout responsable d'un daara, ou internat, pour y apprendre le Coran et les préceptes de la religion. Exploités et maltraités, souvent âgés de cinq ans à peine, ils vivent dans des conditions misérables et doivent subvenir eux-mêmes à leurs besoins et à ceux du marabout et de sa famille en allant travailler aux champs ou mendier dans les rues.
Une infirmière, un assistant social et un coordinateur Sentinelles effectuent des visites régulières aux quelque 1000 talibés vivant dans 25 daaras de la région. Les soins médicaux offerts aux enfants, la prévention contre la malaria, la désinfection des daaras représentent une partie importante de leur tâche. Mais ils travaillent aussi à sensibiliser les marabouts, tout comme les parents, au respect dû à ces petits, en ce qui concerne l'amélioration de leurs conditions de vie et la nécessité de les scolariser ou, au moins, de leur apprendre à lire et à écrire.
En 2002, Sentinelles lance un programme d'alphabétisation dans certains daaras en collaboration avec un organisme local.
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L'équipe de travail |
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Au Sénégal : 9 collaborateurs
À Lausanne : 3 collaborateurs bénévoles
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