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Rechercher et découvrir l'enfant

D’abord partir en brousse, plutôt que procéder par sondages et par évaluations. Dispensaires, postes de P.M.I. (Protection maternelle et infantile), personnels infirmier et médical, agents de santé; de brousse en brousse, de hameau en hameau, case par case, d’être en être, l’un après l’autre.
Donc, le petit d’abord. Sa vie et son malheur. Humblement. Pas à pas.
Ensuite, les évaluations.

La découverte contient impérativement la connaissance de l’enfant, personnelle, profonde, totale.

Tant sur le plan humain que familial, social et médical, le dossier de l’enfant précise sa vie passée, présente et, dans la mesure possible, future (cf. annexe IV). Afin d’envisager, consciencieusement, sa prise en charge et son accompagnement.

Chaque enfant rencontré malade du noma recevra les soins immédiats qui lui sont dus, sur place, ou dans un centre médical qui lui assure vraiment un traitement de qualité.

Placer parents, famille, amis, voisins, face à leurs responsabilités, si possible avec le soutien du chef de village. Rechercher aussi l’aide de secouristes éventuellement présents dans la région.

En quête, au Niger, des enfants du noma

Dans un rayon de 40 km partiellement visité, autour de la capitale provinciale, Zinder, une semaine de recherche d’enfants atteints de noma et d’autres mutilations du visage, en septembre 1992.

Noma: neuf enfants, avec séquelles et constriction totale des mâchoires (mâchoires soudées); deux, avec séquelles et constriction partielle; sept, avec séquelles sans constriction; cinq sans graves séquelles; un, avec séquelles, mais absent lors de la visite; quatre, sans séquelles. Deux enfants signalés mais non retrouvés; quatre enfants morts (parfois quelques semaines après leur sortie de l’hôpital ou du dispensaire). Bec-de-lièvre et autres mutilations: sept enfants découverts.

Total: 41 enfants.

A parcourir toute la province et toutes les provinces, on imagine ...

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