Les enfants captifs ou délaissés
Leur découverte aux côtés de l'un de leurs parents détenus à Katmandou, en 1994, appelle rapidement la création d'une association népalaise et l'ouverture d'une maison d'accueil, lieu de vie offrant nourriture, soins, éveil, scolarité et, surtout, attention et écoute qui leur sont nécessaires. Afin de permettre aux enfants de ne pas être trop éloignés de leur lieu d'origine, nous ouvrons une autre maison d'accueil dans le sud-est du pays. Nos maisons sont ouvertes également à tout autre enfant découvert en état de profonde détresse physique ou morale, rejeté par leur famille, sans autre recours que la mendicité et la délinquance.
Pour les tout-petits de moins de quatre ans, encore inséparables de leur maman en détention, nos visites ont pour but de nous assurer de la bonne santé des bébés et de fournir vêtements, lait, médicaments. En 1998, nous créons pour eux, des Centres de jour à proximité de certaines prisons. Les petits y sont accueillis une partie de la journée, reçoivent un repas nutritif et participent à des activités ludiques et éducatives. Ils peuvent également commencer à faire connaissance avec le monde extérieur.
Pour les plus grands, nous nous proposons, enfant par enfant, de trouver une solution hors de la prison, tout en gardant le contact régulier et proche avec le parent emprisonné. Si possible, l'accueil par quelqu'un de sa propre famille, avec un suivi régulier et les aides nécessaires. Si le parent n'a personne au-dehors à qui confier son enfant, celui-ci sera accueilli dans une de nos maisons.
Les enfants victimes de pédophiles
En 1996, découverte de petits garçons et de jeunes adolescents abusés par des pédophiles sévissant impunément depuis de nombreuses années à Katmandou. Parallèlement à une lutte acharnée pour mettre leurs bourreaux définitivement hors d'état de nuire, c'est-à-dire en prison puis expulsés du pays, secours immédiat à leurs petites victimes. Ouverture d'une nouvelle maison d'accueil pour les mettre à l'abri, les entourer et les aider à se reconstruire, en attendant de les rendre à leur famille et à une vraie vie.
Les enfants handicapés ou malades
Enfants handicapés ou gravement malades, de familles très démunies, nous leur offrons soins, scolarisation et autre soutien permettant d'améliorer le quotidien de leur famille.
Restructuration du programme
En octobre 2000, une mission d'évaluation met en évidence de graves irrégularités de fonctionnement de l'association partenaire et de nouvelles dispositions sont mises en place. Le travail d'accompagnement des enfants en prison est entièrement remis à une association locale travaillant dans le secteur des prisons. Les maisons d'accueil sont fermées et les enfants qui y vivent sont placés dans des internats ou dans un appartement-refuge. Avec la collaboration d'une autre association locale, nous continuons à les suivre en essayant de maintenir les liens entre l'enfant et le parent détenu, ainsi qu'avec la famille restée au village, en vue d'une réintégration familiale. Dès 2003, un délégué itinérant est engagé afin d'assurer une bonne qualité de suivi de chaque enfant.