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Les détresses
  • Adolescentes en danger d'être mutilées sexuellement: excisées et infibulées.
  • Adolescentes soumises de force à un mariage précoce: séquestrées, battues, violées.
  • Adolescentes, femmes, épouses et mères, victimes de fistules vésico-vaginales lors d’accouchements difficiles, ou en âge précoce, rejetées de la société et de leur famille, abandonnées sans soins dans d’indicibles souffrances

L'action
La lutte contre les mutilations sexuelles
En 1977, nous avons fait exploser le tabou des mutilations sexuelles féminines. Tenue d'une conférence de presse internationale pour alerter et informer la société humaine de cette violente coutume dont sont victimes, encore de nos jours, des millions de fillettes et de femmes.
En 1984 et 1985, tournée de présidents d'Etats africains où se poursuivent ces pratiques, afin d'en obtenir le soutien, auprès de leurs peuples, en vue de la disparition des mutilations sexuelles féminines.
En 1999, ouverture d'un programme de secours concret aux jeunes filles et femmes kenyanes, dans une région où l'on pratique l'infibulation, la pire des mutilations sexuelles: ablation du clitoris et des petites lèvres, lacération des grandes lèvres, couture du sexe.

Les adolescentes fuyant les mutilations et le mariage précoce
La première de ces violences annonçant fatalement la deuxième, c’est parfois déjà vers l'âge de 11 ans qu’elles fuient leur famille pour échapper à l’une ou l’autre de ces “fatalités” coutumières. Sans rien ni personne pour s’occuper d’elles, nous leur devons un secours immédiat et durable. Les mettre à l’abri en prenant en charge leurs besoins essentiels. Le plus souvent, leur inscription à l’école, de préférence en internat, leur offre la protection, l’accès ou la continuité d’une scolarité, à laquelle elles tiennent en général par-dessus tout.
Parallèlement, rencontres avec la famille et la communauté de chacune d’entre elles afin de les informer des motifs du choix de leur fille.

Les adolescentes et femmes victimes de fistules vésico-vaginales
Il s’agit de celles qui survivent dans la douleur aux mutilations, aux violences d’un mariage précoce et forcé, aux graves complications médicales qu’entraînent des accouchements difficiles en brousse: bébés mort-nés à répétition, perte d’urine continue, etc.
Aux handicaps physiques qui en découlent, et à la détresse intime et solitaire qui les accompagne, s’ajoute leur rejet par leur famille et la société qui les considèrent alors encombrantes et “inutilisables”.
À nous de tenter de les réparer et de les rendre un tant soit peu à une vie normale, en leur assurant les interventions chirurgicales et les traitements nécessaires, possibles sur place seulement pour qui en a les moyens. Une fois soignées, s’assurer de leur bonne réintégration familiale et sociale.

Information et sensibilisation
Collaboration avec les VAM (Village Advocacy Members) qui sont le “fer de lance” de ce travail en commun pour informer et détecter les jeunes filles en danger. Sensibilisation continue dans les écoles, centres de formation, villages, etc. Organisation de rencontres familiales, de séminaires dans les villages, de colloques avec les décideurs, afin d’informer le plus grand nombre de personnes, jeunes et adultes, sur les dangers de la pratique des mutilations sexuelles féminines et du mariage précoce, et sur leurs conséquences graves et irrémédiables pour les filles, les femmes, leur famille et leur communauté.


L'équipe de travail

Au Kenya : 4 collaborateurs, 1 délégué Sentinelles
À Lausanne : 1 collaboratrice


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