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Les filles ne rapportent guère,
coûtent cher à élever,
à vivre et à marier.
Menacées dès les premiers jours de leur vie,
elles demeurent, sans le savoir,
dans l'attente permanente d'être tuées.
Pour cause de dot insuffisante
ou insuffisamment renouvelable.
Ou, pour le moins, promises à l'incurable misère
des très pauvres mariages.
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