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L’étiologie du noma

Etiologie:
Etude des causes
des maladies.

A CONNAITRE UN MAL et à le reconnaître, on apprend à le soigner. Evidence en dépit de laquelle l'Organisation mondiale de la santé (O.M.S.) a refusé de travailler à l'étude des causes du noma. Il a donc fallu à Sentinelles la sonner durement et à répétition, pour qu'elle s'engage (du bout de la plume et des lèvres) à s'en soucier.

On en verra le fruit et la saison.

O.M.S. façon 1991
Du gouvernement suisse: "Notre contact à l'O.M.S. nous signale que cette organisation aurait un certain intérêt à ce que l'étiologie de cette affection soit mieux connue; toutefois, compte tenu des besoins immenses dans d'autres secteurs en relation avec la lutte contre les maladies affectant des millions d'individus, une telle recherche revêt, pour l'instant, un degré de priorité moindre. En effet, et bien qu'il s'agisse d'autant de drames humains, le noma ne concernerait qu'un nombre limité de personnes (quelques milliers de cas)."

O.M.S. façon 1993
"Des centaines de milliers d'enfants morts chaque année. Quelques milliers de survivants à jamais défigurés, parias de leur communauté."
(Appel de l'O.M.S. aux médias, 22 juin 1993)

De 1991 à 1993, l'O.M.S. a passé de "quelques milliers", à "des centaines de milliers".
Source de cette métamorphose:
– Nous avons obtenu ce chiffre par extrapolation.
Pour le moment, aucune recherche étiologique de la part de l'Organisation mondiale de la santé, et à ce jour (août 1993), aucun programme de lutte contre le noma. (cf. annexe I).

En 1942, d'autres la devançaient, en chercheurs probablement, en créateurs de noma sans aucun doute.
Rudolf Hoess (Le commandant d'Auschwitz parle, Petite collection Maspero, 1979), à propos de la visite de Himmler à Auschwitz en juillet 1942:

"(...) je lui fis faire un tour d'inspection détaillé dans le camp des Tziganes. Il put tout voir: les baraques remplies à éclater, les conditions sanitaires insuffisantes, l'infirmerie regorgeant de malades. Il put voir les enfants atteints de "noma", affreuse épidémie infantile qui me faisait penser aux lépreux de Palestine Il put voir ces petits corps décharnés, ces joues si creuses qu'elles devenaient translucides, le lent pourrissement de ces corps vivants. (...)"

Des travaux doivent exister quelque part à ce sujet, en fait d'étiologie. L'administration hitlérienne était précise, et des recherches aboutiraient (à actualiser, bien sûr) à la découverte d'études dues aux médecins SS d'Auschwitz et autres lieux de semblables martyres.

En notant qu'à la première ligne de la bibliographie de l'O.M.S. sur le noma, à la première lettre (A), le premier mot est: Auschwitz.
Il n'était que de savoir lire, ou d'en avoir l'envie.

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