Filles et femmes victimes de violences sexuelles
Dès 2005, sensibilisé par les horreurs que subissent les femmes dans la région est du Congo ravagée par la guerre civile, Sentinelles donne les moyens financiers par le biais de l’association suisse Vivere à des initiatives locales de panser quelques-unes des terribles blessures causées par les milices armées. Fonctionnement de 4 maisons d’accueil. Sensibilisation et écoute aux femmes violées ainsi que soutien médical et psychologique.
En novembre 2006, une mission exploratoire est effectuée par notre équipe au Sud-Kivu, à Bukavu, ville frontière avec le Rwanda. Sur place, le constat est alarmant. Des centaines de femmes vivent avec leurs enfants dans les bidonvilles de Bukavu, dans des conditions de dénuement extrême.
Ayant fui leur village après les violences subies dont elles demeurent physiquement dévastées, souvent veuves ou rejetées, elles ne savent où aller. Elles ont parcouru des dizaines, parfois des centaines de kilomètres à pied pour se faire soigner à l'hôpital de Panzi, seul hôpital de cette vaste région doté d’un programme de soins aux victimes présentant de graves séquelles, financé par la Communauté Européenne et l’UNICEF,
A leur sortie de l'hôpital, elles ne peuvent pas rentrer chez elles car leur sécurité n'est pas assurée. Sans rien, elles n’ont souvent pas d’autre choix que de s’installer dans des logements de fortune au loyer élevé. Habituées à travailler la terre au village, elles ne savent ni ne peuvent trouver de quoi nourrir ou scolariser leurs enfants. Elles errent alors dans les rues à la recherche de quelque chose à manger, et les filles sont en danger d'être intégrées dans des réseaux de prostitution.